‹ Traité d'optique physique (volume 2)Chapitre 27 sur 95 · A DIVERSES SOURCES · texte numérisé non relu

A DIVERSES SOURCES

( I ) Chaleur solaire

(3] Lampe à double courant. .

(3) Lampe Locatelli

(4) Lampe LocateUi avec verre

interposé

(5) LaiApe à alcool salé

(6) Cuivre à 4oo degrés

Métal

Argent.

Laiton.

Acier.

des miroirs.

Platine .

tt

Remarques sur le deuxième tableau, — Le premier résulta t, relatif à la chaleur solaire, a été obtenu de deux manières : i^ directement ; 2^ en formant, conformément à un principe théorique qui chemin faisant se trouvait con^firmé par des expériences instituées dans ce but, la demi- somme des deux intensités obtenues quand on avait opéré tour à tour sur les rayons polarisés dans chacun des arimuts princi|>aux. Toutefois pour aboutir daas

1 5o CHAItTRE Xît.

use pareille vérification, ii faut Taira en sorte que la constitution des trois ûvkX , Tun naturel et les deux autres polarisés , soit strictement la luéme. Les précautions consistaient à emprunter les rayons à la même source et à leur faire traverser les mêmes écrans. Dans ce dernier bot, on amnexait au pTtsme biréfringent polarisateur, une lame de spath qu'on plaçait antérieurement au prisme quand la lumière devait être polarisée, et postérieurement avec l'orientation dépolarisairioe quand la lumière devait être na* turelle.

Au lieu d*étre pris pour l'incidence zéro, comme dans les expériences de M. Jamin, les coefficients de réflexibilité de nos deux tableaux le sont pour l'incidence 70 degrés. Mais la différence de ces deux points de vue est faible, parce que la variation inverse de A et ^ entre o et 70 laisse le coefficient de réflexibilité à peu près constant pour une même chaleur, si elle est naturelle. Aussi quand Texpérience n'avait pas été faite sous l'incidence supposée de 70 degrés, nous ne nous sommes pas fait scrupule de prendre, pour le mettre dans notre tableau, le résultat obtenu sous l'incidence antérieure la plus voisine de ce nombre.

§ 422. — Kéthodes et TéiificationB particiUièTes à la diilonr. On sait que les questions de chaleur joignent à l'avantage de pouvoir être traitées directement, celui de pouvoir l'être indirectement par plusieurs méthodes que Virrationnaliié des couleurs rend impraticables en optique. MM. de la Provostaye et Desains n'ont délaissé aucun de ces points de vue. Ainsi la quatrième expérience du deuxième -tableau nous montre que le verre, qui absorbe en plus grande proportion le^ ray^n» let moins réiVangibles, fait baisser le coefficient de réflexibilité. Ainsi ces phys^ens ont constaté que des rayons issus d'une locatelli, réfléchis deux fois par un métal, étant^par là devenus plus riches en rayons peu réfrangibles, éprouvaient d'une même lame de verre interposée une perte plus grande qu'avant la réflexion, dans le rapport de 44 ^ ^« ^^^ enfin, transportant c«s études sur le terrain des pouvoir* absorbants dont la détermination directe est devenue possible, grâce à la m\^tliode, seule correcte, qu'ils ont imaginée, et partant de cette remarque que pour des métaux polis, et privés ainsi sensiblemeul de pouvoir diffusif, l'absorption est complémentaire de la réflexion, ils ont pu déduire des précédentes recher-

POLARISATION PAR RÉFUnUOR MÉTALLIQUE ET VITREUSE. i5l

che» UD tableau des pouvoirs absorbants des métaux polis pour la chaleur des diverses sources, et ouvrir ainsi la voie à de nouvelles vérifications qui naîtront de la comparaison des chiffres de ce tableau avec ceux obtenus soit par la méthode directe, soit par la méthode également indirecte des pouvoirs émissifs.

Tableau des pouvoirs absorbants des métaux polis, pour la chaleur des diverses sources, déduit de la détermination des pouvoirs réfléchissants correspondants.

HATimC L.i ClULEUB.

Solaire

Lampe à double courant.

Locatelli

Alcool aalé

Cuivre & ^oo

Arg«Bi piaiiaé

krlllant.

o,oa5

uikM.

Ziac.

M«tal

Plttlne

o,io5

Les quelques vérifications que Télat de la science permet déjà de nûre sont très-satisfoisaDtes. Leur succès tient à ce que, comme on Ta déjà remarqué, la différence des incidences mises en jeu dans ces diverses méthodes n*a pas d'influence, les précédents chiffres convenant à très-peu près à toutes celles comprises entre o et 70 degrés. Mais on n'oubliera pas que la condition d^un poli parfait est essentielle et qu'on doit s'attendre à des écarts plus grands pour les métaux qui n'auraient pas ou qui n'admettraient pas la perfection du poli.

|5a CHAPITRE XV.

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