NOM DES RAIES
Spectre type.
Spectre prismatique.
Distances
des raies
homonymes.
mm
mm • 10,1
mm
ao,4
(*) Gr&ce aux travaux de M. E. Becquerel, et surtout k la transformation des rayons invisibles en rayons visibles opérée si heureusement par M. Stokes, ces déterminations sont devenues non-seulement possibles , mais faciles.
DÉTBimiNATIOli DES COMSTAAif BS DE LOPTIQUE. J^g
Nous verrons qne les réseaux engendreront des spectres qui peuvent ne pas différer sensiblement du spectre type. Ainsi avec un réseau au .cinquantième de millimètre, en ramenant toujours à la longueur de 64"'"')2 la portion lumineuse du spectre, les écarts des raies n'atteignent pas dans le premier spectre o">™,i. Dans le dixième spectre, ou , ce qui revient au même, dans le premier spectre d'un réseau au cinq-centième, l'écart maximum (il a lien pour la raie £) n'est que de i'"'",5 et peut .même s^abaisser à o~,8(*).
. § 26. — Une loi empirique de Newton. T a-t-îl des rapports numériques simples entre les longueurs d*ondes caractéristiques des principaux rayons déficients, ou iiien entre celles des rayons placés soit au milieu , soit à la limite des sept groupes formés par Newton dans le spectre? Quoique les travaux ne manquent pas sur cette matière intéressante , nous nous bornerons à citer la relation numérique que Newton a déduite, pour les huit rayons délimitateurs des sept couleurs, de ses mesures sur les anneaux colorés (chapitre IV). Suivant ce célèbre physicien, les épaisseurs de la lame d'air génératrice des anneaux diversicolores, ou, ce qui est tout un , nos longueurs d'onde correspondantes seraient proportionnelles aux racines cubiques des
'. i 85323oi , .„
carres des nombres î> -» g» 7> ô» ^' -^' "- » cners à I aconstique.
Ce sont en effet ceux de la gamme ordinaire dans laquelle on aurait remplacé 7 par 7; et — = par -^9 ou en d'autres termes dans la-
quelle on aurait remplacé : i** le ton mineur et le demi- ton majeur qui relient la note mi à ses deux voisines par un demi-ton majeur et un ton mineur; 2** le ton mineur et le demi-ton majeur qui relient la note si à ses voisines par un demi- ton majeur et un ton mineur. Cette loi dé Newton aurait bien plua de valeur si les limites des couleurs étaient à l'abri de toute contestation , et sur-
( * ) A la rigueur la réfraction pourrait, à l'insUr des réseaux y donner des spectres presque identiques avec le spectre type ; mais il faudrait que les indices tabulaires des divers rayons simples, indices qu^aucune loi connue ne récrit, fussent réciproques avec leurs longueurs d'ondes. Nous laissons au lecteur le soin de vérifier cette assertion.
5g CHAPITRE II.
Uïutsi Newton avait pu lui faire einbras&ei la tolalilé du spectre visible et n'en avait pas exclii deux régions extrêmes, dont Tune, la région rouge, n'est nullement négligeable sous le double rapport de l'étendue et de rintensi té. Quoiqu'il en soit, M. Biot lui a donné une importance historique bien réelle, en en usant, pour calculer les caracténsliques de ces rayons délimiteteurs à Taide d'une seule mesure opérée sur Tun d'eux, dans des travaux (polarisalion circulaire) qui se sont appuyés sur la division newtonienne du spectre.
ARTICLE IL