‹ Traité d'optique physique (volume 3)Chapitre 8 sur 64 · DÉSIGNATION DU RAYON · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION DU RAYON

Longueurs d'ondulation X en millionièmes de millimèire.

Nombre de

vibrations par

seconde, en

billions

Extrême d'après Frauenhoffer

Raie B

... 55o ... 53jt

Raie C

Bouge extrême, de Newton

Verre rouge de Fresnel. Maximum.

Verre rouge de Biol. Maximum

Limite du rouge et de t orangé

RaieD

Flamme de l'alcool salé

IJfyite de V orangé et du jaune

Longueur d'onde attribuable au blanc.

Uniite du jaune et du vert

RaieE

Limite du vert et du bleu

Raie F '.

Limite du bleu et de r indigo

Limite de Fintligo et du violet, ....

Raie G

Fiolet extrême de Newton

Raie H

Extrême d'après Frauenhoffer

K élant égal à -Tp7 est énorme, mais n^oublions pas que R

oslla force iicii\ e pour l'écart iin . Les forces réelles sont bien moindres. Leur valeur maximum esl K e , e éianl l'écart réel

uiaxiinuin, iiiconnud'aillcurs, de la particule. Le maximum

de la vitesse dépend également de « et vaut e-=r* Avec une

seule particule oscillante, K u aurait qu'une valeur et partant on n'aurait qu'une couleur. La multiplicité des valeurs de K ou T et la variété infinie des rayons de lumière tiennent à ce que les points vibrants sont innombrables, et à ce que le mouvement résultant est réductible k une foule de mouvements simples qui difï%rent par la durée.

On voit donc qu'en une seconde, les vibrations de durée moyenne s'élèvent à quelque chose comme 600 tri liions : en un millionième de seconde elles atteignent encore 600 mîHions^ et la remarque faite dans une note du § 5 se trouve justifiée. Or on sait que l'impression visuelle exige, pour se former, un certain temps variable avec Tintensité de la lumière : quoiqu'on n'ait pas sur ce temps de renseignements bien précis et qu'on sache même qu'il est, dans certains cas, très-petit-, cependant on peut affirmer qu'il est incomparablement supérieur à la durée d'une vibration. Ainsi les impressions visuelles, et surtout les impressions actives et réfléchies , correspondent à un nombre considérable de vibrajtious et nullement à chaque vibration individuelle, et ce qu'elles nous apportent, c'est une moyenne entre les états variés qui ont pu se succéder pendant la durée réclamée pour la formation de Timpression.

On a rhabitude de représenter graphiquement Tensemble des rayons élémentaires et la position qn*occupent, au milieu d^eux, les raies. Mais on a le tort de demander cette représentation à un phénomène qui dénature leur mode de succession naturelle. La vraie méthode doit consister à prendre {^g. la) sur un axe LM , à partir d'une origine, des grandeurs proportionnelles aux longueurs d*ondes. On obtient ainsi le spectre par excellence, et en le confrontant avec les spectres que donnent les divers prismes, on reconnaît qu*il n*en est aucun où cette action particulière du corps^ qui constitue la dispersion, n*ait fortement altéré les intervalles normaux.

Lajfg. 12 donne ce spectre type; au delà du dernier rayon

n)uge (). = 0,000 'jSo) nous avons donné place à ces radiations calorifiques, invisibles pour Tœil humain, dont MM. Fizeau etFoucault ont poussé l'étude jusqu'à la limite > = 0,001 940. Si Ton songe que le maximum de chaleur est au delà du rouge , on concevra sans peine que les radiations calorifiques congénères des rayons lumineux ne soient, ainsi que l'ont établi des travaux contemporains, qu'une faible portion de l'ensemble complet des chaleurs rayonnantes. L'absence de données numériques ne nous a point permis de figurer, au delà du violet ^ ces autres radiations (^) qui, lout en cessant également d'impressionner l'œil, restent cependant capables d*agir chimiquement sur certaines substances. Pour laisser aux rayons construits toute la largeur de la planche (260 millimètres), nous avons exclu l'origine qui serait à 59"™, 2 à droite du violet. Alors il est échu au spectre lumineux seulement 64"", 2. L'oblique OP donne , par ses ordonnées, les longueurs d'ondes des divers rayons , à raison de 4 millimètres pour le premier rayon violet. Pour que le lecteur puisse juger des altérations produites dans les spectres prismatiques, nous avons figuré au-dessus du spectre type un des spectres de FrauenhofTer réduit à la grandeur de 64""", 2; et nous donnons le tableau comparatif des distances qui séparent de Textrémité violet les principales raies, dans le spectre type et dans le spectre altéré.

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