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elliptique des micas et parallélipîpèdes en donnant l'orientation des ellipses décrites par le* divers rayons simples. Au § 367, variant le point de vue , nous avons donné les intensités du circulaire et du rectilîgne résiduel de chaque couleur. Les métaux pouvant aussi se produire comme quart d'onde, et étant, comme les précédents quarts d'onde, affectés de dispersion ; on voudrait naturellement comparer l'étendue de ces dispersions analogues* On
pourrait sans doute construire encore les ellipses diversicolores;
k mais comme ici, y n'étant plus égal à i, l'intensité des rayons subit,
pendant la réflexion , une altération variable avec la couleur, ce point de vue de la disposition en éventail des axes des diverses ellipses manquerait probablement le but. Aussi est-ce autrement, et par un moyen qu'accepteraient sans difficultés les autres quarts d'onde, que M. Jamin a mis en relief la dispersion elliptique des métaux. Il consiste à chercher la teinte revêtue après réflexion par un rayon incident blanc. Ce point de vue, outre l'avantage d'une plus grande généralité, possède ceux de contenir une interprétation d'anciennes expériences dues à Benedict Prévost, et d'offrir aux formules trouvées par Gauchy, sur cette matière, de précieuses vérifications.
Ces formules donnent en effet l'intensité de la lumière réfléchie par un métal en fonction des paramètres i, , A. M. Jamin a donc pu la calculer pour chacune des sept couleurs du spectre et en déduire la couleur de l'ensemble à l'aide d'autres formules connues (§ 496) et dues à Newton. Ce laborieux travail , entrepris pour l'incidence normale et pour une et dix réflexions, l'a conduit à des colorations constamment pareilles à celles obtenues.
§ 419. — Loi de Gauchy.
Pour cette incidence , les formules de M. Cauchy sont simples et leur discussion facile. Quoiqu'il n'entre pas dans le plan de cet ouvrage de les faire connaître, nous ne pouvons cependant pas nous taire sur la généralité suivante qu'elles mettent au jour. Si Von fait croître ou diminuer, séparément ou à la/ois, iê et A, les intensités réfléchies augmentent ou diminuent. On en conclut que dans la première série où les paramètres diminuent tous deux du rouge au violet, les couleurs les moins réfrangibles seront prépondérantes, surtout après des réflexions nombreuses; que dans la
POLARISATION PAR RÉFLEXION MÉTALLIQUE ET VITREUSE. ify seconde où il y a antagonisme entre l'effet d'accroissement du premier paramètre et l'effet de décroisseroent du second; les teintes seront moins prononcées, et pourraient aussi bien être prises à nn bout du spectre qu'à l'autre, donnant même du blanc si l'équilibre des deux influences est parfait. En admettant que quand la quantité de blanc atteint et dépasse
o,g5o ou les -^> la couleur devient insaisissable, le quatrième
tableau nous montre que l'argent, le zine et le métal des miroirs après une réflexion , l'acier après une , aussi bien qu'après dix réflexions, restent blancs ; qu'au contraire, après dix réflexions, les teintes du cuivre et du bronze, la première surtout, atteignent une grande pureté. D'après les valeurs de U, les teintes du bronze après une réflexion et de l'argent après dix sont identiques, ainsi que l'avait remarqué Bénédict Prévost il y a longtemps.
Les valeurs de i, étant beaucoup moins différentes chez les divers métaux que celles de A, la loi de Cauchy nous montre que la réflexion la plus abondante sera fournie par les métaux chez qui la valeur moyenne de A est la plus grande, et qui, par conséquent, laissent à la deuxième vibration , sous l'incidence, principale , la valeur relative la plus considérable. A ce titre l'argent se place au premier rang et se recommande pour la fabrication des télescopes. Le tableau III atteste en effet que sa réflexion sous l'incidence
normale l'emporte d'environ - sur celle du métal des miroirs.
Cette réflexibilité si abondante, surtout pour le rouge, gagne encore quand il s'agit des rayons purement calorifiques antérieurs au rouge, ainsi que l'ont montré MM. de la Provostaye et Dessins, et que nous le verrons § 42 t.
§ 420. — Ce qui rend l'ellipticité prononcée. — Ce qui la rend reconnaissable.
Dans le tableau V, nous avons donné sous deux formes distinctes chacun des paramètres. On conçoit que l'ellipticité soit d'autant plus prononcée qu'à valeur de n égale , A et par conséquent
-7^- sera plus grand. Gela posé, nous voyons que les substances les
plus réfringentes ne jouissent pas toujours de la polarisation la plus elliptique; qu'ainsi la houille, le spath,, la blende l'emportent
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sur le diamant. Si Ton s'étonnait que l'ellipticité du diamant ait été cependant reconnue bien avant celle de ces autres corps, nous en trouverions la raison dans l'énergie de sa réflexion. Or, mainnant que , d'après les conseils de M. Jamin , on use de la lumière solaire dans ces études, on peut dire que Ton confère à tous les corps les avantages que le diamant trouvait dans son organisation si réfringente. Ce cinquième tableau nous montre encore que l'indice 1 ,45 ne délimite que très-imparfaitement les trois groupes, puisque l'alcool positif est moins réfrangible et que la ménilite neutre et que la fluorine négative.
M. Jamin a fait encore, sur la polarisation elliptique des miroirs immergés dans des liquides, d'intéressantes expériences. Hais comme l'intérêt qui leur est dû leur vient surtout de la théorie de Cauchy, nous ne nons y arrêterons pas.
§ 421. — L'analogie maintenue entre la chaleur et la lumière.
En chaleur, à cause du galvanomètre', les mesures d'intensité s* obtiennent directement. Si l'on reçoit le trait solaire , d'abord sur un prisme de spath achromatisé assez ouvert pour séparer les deux faisceaux, puis sur un appareil de Mclloni disposé pour les expériences de réflexion, on pourra obtenir, sous les diverses incidences, les coefficients de réflexibilité de la lumière polarisée et dans le premier et dans le second azimut. Eh bien, ces deux physiciens trouvent qu'en chaleur comme en lumière la réflexion croît, dans le premier cas, avec Fiucidence, et qu'elle décroît dans le second jusqu'à un certain angle au delà duquel elle finit par croître. Ces coefficients de réflexibilité et cet angle ne diffèrent pas sensiblement des données analogues obtenues avec la lumière et sur les mêmes miroirs par M. Jamin. Ces analogies précieuses entre les deux agents se maintiennent quand, au lieu de recevoir en bloc toute la chaleur solaire, ils opèrent sur des rayons simples pris à l'extrémité rouge d'un spectre pur et intense ou encore quand, abandonnant la chaleur polaire , ils demandent leurs deux faisceaux à une lampe à double courant.
Pour constater l'accroissement de la réflexion avec l'accroissement de la longueur d'onde, ils suivent deux marches : i° ils s'adressent au spectre solaire en trois régions fortement contrastantes, à savoir celle du vert, celle du rouge, et enfin la région obscure prise à une grande distance du rouge ; a° ils s'adressent