POLARISATION PAR RÉFLEXION MÉTALLIQUE ET VITREUSE
soit à des sources calorifiques capables d'engendrer dans des proportions très- variées les divers flux calorifiques, soit à des écrans capables de dépouiller une même radiation de certains de ses éléments , des plus réfrangibles , par exemple. Leurs principaux ré* sultats sont résumés dans les deux tableaux suivants.
RÉFLEX1BILITÉ DE LA CHALEUR NON POLARISÉE EMPRUNTÉE A DIVERSES RÉGIONS DU SPECTRE SOLAIRE.
Laiton.
HiUl des miroir*
Région du vert
Région do rouge. .,
Région obscure très-distante du rouge
RÉFLEXIBILITÉ DE LA CHALEUR NON POLARISÉE EMPRUNTÉE A DIVERSES SOURCES.
( 1 ) Chaleur solaire
( a ) Lampe à double courant. .
(3) Lampe Locatelli
(4) Lampe Locatelli avec verre
interposé
(5) Lampe à alcool salé
(6) Cuivre à 4 00 degrés
Métal
Argent.
Laiton.
Acier.
des miroira.
Platine.
Remarques sur le deuxième tableau. — Le premier résultat, relatif à la chaleur solaire, a été obtenu de deux manières : i° directement; 20 en formant, conformément à un principe théorique qui chemin faisant se trouvait confirmé par des expériences instituées dans ce but, la demi- somme des deux intensités obtenues quand on avait opéré tour à tour sur les rayons polarisés dans chacun des azimuts principaux. Toutefois pour aboutir dans
l5o CHAPITRE XIV.
âne pareille vérification, il font Cure en sorte que la constitution des trois flux, rua naturel et les deux autres polarisés, soit strictement la même. Les précautions consistaient k emprunter les rayons à la même source et à leur cure traverser les mêmes écrans. Dans ce dernier bot, on annexait an prisme biréfringent polarisateur, une lame de spath qu'on plaçait antérieurement au prisme quand la lumière devait être polarisée, et postérieurement avec l'orientation dépolarisatrice qnand la lumière devait être naturelle.
Au lieu d'être pris pour rincidence zéro,«comme dans les expériences de M. Jamin, les coefficients de réflexibilité de nos deux tableaux le sont pour l'incidence 70 glegrés. Mais la différence de ces deux points de vue est faible, parce que la variation inverse de ' h et A entre o et 70 laisse le coefficient de réflexibilité à peu près constant pour une même chaleur, si elle est naturelle. Aussi quand l'expérience n'avait pas été faite sous l'incidence supposée de 70 degrés, nous ne nous sommes pas fait scrupule de prendre, pour le mettre dans notre tableau, le résultat obtenu sous l'incidence antérieure la plus voisine de ce nombre.
§ 422. — Méthodes et vérifications particulières à la chaleur. On sait que les questions de chaleur joignent à l'avantage de pouvoir être traitées directement, celui de pouvoir l'être indirectement par plusieurs méthodes que Y irrationnalité des couleurs rend impraticables en optique. MM. de la Provostaye et Desains n'ont délaissé aucun de ces points de vue. Ainsi la quatrième expérience du deuxième tableau nous montre que le verre, qui absorbe en plus grande proportion les rayons les moins réfrangibles, fait baisser le coefficient de réflexibihté. Ainsi ces physiciens ont constaté que des rayons issus d'une locatelli, réfléchis deux fois par un métal, étant par là devenus plus riches en rayons peu réfrangibles, éprouvaient d'une même lame de verre interposée une perte plus grande qu'avant la réflexion, dans le rapport de 44 * 33. Ainsi enfin, transportant ces études sur le terrain des pouvoirs absorbants dont la détermination directe est devenue possible, grâce à la méthode, seule correcte, qu'ils ont imaginée, et partant de cette remarque que pour des métaux polis, et privés ainsi sensiblement de pouvoir drffusif, l'absorption est complémentaire de la réflexion, ils ont pu déduire des précédentes recher-
POLARISATION PAR RÉFLUlOfl MÉTALLIQUE ET VITREUSE. lSl ches un tableau des pouvoirs absorbants des métaux polis pour la chaleur des diverses sources, et ouvrir ainsi la voie à de nouvelles vérifications qui naîtront de la comparaison des chiffres de ce tableau avec ceux obtenus soit par la méthode directe, soit par la méthode également indirecte des pouvoirs éraisstfs.
Tableau des pouvoirs absorbants des métaux polis, pour la chaleur des diverses sources, déduit de la détermination des pouvoirs réfléchissants correspondants.
HATOmE