a3.ao
Dans l'air.
Valenrt.
de
Valeurs de -• h
Observ . Cal.
Dans feau.
Valeur»
de 6,.
Valeur* de -
Observ . Ole
Dans rhulle.
Valeurs de
Valeurs de -•
Obserrée» Cale.
Ainsi , pour le spath à faces naturelles et dans l'air, on a - log tang 38° 3a' = F, 960561 8,
ce qui assigne à t pour valeur observée 0,8924; mais le
logarithme de ^ ' ' . ,- vaut 1 ,949 7065 , doue la valeur théorique est 0,891 1 . L'huile seule offre peu d'accord entre les résultats de l'expérience et de la théorie , mais il faut l'attribuer et à la petitesse des angles et à la faiblesse de la lumière qui jette de l'incorrection dans les positions de l'analyseur.
§ 428. — Cas des cristaux opaques. — Le sulfure d'antimoine.
Chez les cristaux opaques la rotation du plan de polarisation par réflexion normale reste un critérium de biréfringence doué de la même simplicité. En effet, de ce que la réflexion normale n'engendre d'anomalie ni chez les métaux ni chez les biréfringents transparents, elle n'en développera pas non plus chez les corps
POLARISATION PAR RÉFLEXION CRISTALLIN* l6l
qui uniront l'opacité à la biréfringence; de sorte que chez eux encore cette rotation dépendra seulement de h et k sans complication d'eNipticité. On conçoit donc que M. de Senarmont y ait eu recours pour manifester, dans ces conditions ingrates, la biréfringence.
Les cristaux opaques capables de se prêter à ces expériences sont malheureusement rares et M. de Senarmont n'a guère pu donner à sa méthode la sanction de l'expérience que sur le sulfure d'antimoine qui n'est pas un uniaxe.
Ce corps appartient au quatrième système cristallin. De ses trois axes rectangulaires il en est deux {a et b) qui ont pour rapport 0,977 et qui conduisent ainsi à un prisme rhomboïdal droit (i 10), dont l'angle aigu vaut 88° 4o'. Ce cristal admet un clivage très-net, parallèle à l'axe vertical c et au plus grand des deux axes horizontaux b. Les faces de clivage ont donc pour symbole (100) et contiennent deux des axes cristallographiques, ou, ce qui revient au même, deux des trois droites autour desquelles la surface de l'onde des cristaux biaxes est disposée symétriquement. On peut en conclure que si le plan d'incidence passe par l'axe c ou lui est perpendiculaire, les expressions et des volumes coébranlés et des densités et des forces vives , qu'en un mot les deux équations déterminatrices des intensités réfléchies et transmises seront les mêmes qu'au § 424, toute la différence portant sur l'évaluation de p qui devra se tirer de l'équation dé l'onde chez les-biaxes. Si donc on appelle encore /*, k les vibrations réfléchies normale et parallèle à c, a l'angle de la vibration incidente avec c, 6 celui de la vibration reconstituée, on continuera d'avoir l'équation
tang6=-taoga,
et , quand on opérera avec la lame auxiliaire , l'équation
tang 6, k1 tangê h*
Ici, faute de connaître les paramètres fondamentaux du cristal
et de savoir tenir compte des modifications que l'opacité doit in-
troHuire dans le calcul des phénomènes, on ne saurait obtenir une
k valeur théorique du rapport -• Aussi la méthode borne-t-elle ses
IL ii
CflAPlTAB *V.
prétentions à constater le fait de la rotation et à en conclure que
la valeur de T* est différente de i . Le tableau suivant contient
quelques-uns des résultats dus à M. de Senarmont. Quand on
opère sur des lames récemment clivées, les valeurs de -dues à des
couples d'angles 6, 6, différents, ne présentent que des variations insignifiantes.