‹ Traité d'optique physique (volume 5)Chapitre 45 sur 98 · II · texte numérisé non relu

II

Dans la réflexion du rayon naturel sur .un biréfringent, imaginons la vibration tournante dans une quelconque de ses positions, et résolvons-la en ses deux composantes , Tune située dans le plan d'incidence, et l'autre normale à ce plan. La réflexion de Tune aussi bien que de l'autre se fera sous l'influence combinée des ondes ordinaire et extraordinaire, et comme l'ellipsoïde auquel cette dernière est subordonnée se présente obliquement, chacune fournira deux vibrations réfléchies c, c„ c\ c'19 à savoir r,c, comprises dans le plan d'incidence, et cx c\ normales à ce plan. En d'autres termes, on aura deux vibrations résultantes C, C obliques aux azimuts principaux. Pour que la vibration réfléchie fût exclusivement normale au plan d'incidence, il faudrait que, vu Y incohérence de C, C, s'éteignissent et tout Cet la composante ct de G. Or on conçoit qu'une incidence capable de tant de choses n'existe pas. Pour avoir un phénomène analogue à celui des monoréfringents, l'extinction de C suffit visiblement, et, à ce point de vue, l'angle de polarisation sera celui qui donne un réfléchi constitué par une vibration unique qui ne soit plus nécessairement normale au plan d'incidence.

Pour trouver les intensités des ondes réfléchie et réfractée on a deux sortes d'équations : Tune, issue du principe des forces vives, exige des évaluations de volume et se forme aisément, parce que ces volumes sont des prismes droits dont les hauteurs sont les normales aux ondes; les autres, empruntées au principe de Fresnel, peuvent au contraire se compliquer, et se compliquent en effet sitôt que, par le choix du plan d'incidence ou par la position de l'axe, les vibrations réfractée et réfléchie deviennent obliques sur le plan d'incidence et cessent d'aligner leurs composantes parallèles à la face du cristal dans le môme sens que la composante de la vibration incidente. En pareil cas, l'équation

( i -f- x) cos i = y cos r

devient insuffisante pour assurer Y insépara bilité. Neumann y a pourvu en étendant le principe de Fresnel, et cette extension consistait naturellement à écrire que les composantes de ces trois mouvements, prises suivant deux axes rectangulaires, sont individuellement en équilibre.

C'est au point de vue créé par la deuxième définition que se sont placés les observateurs qui ont étudié la polarisation par ré-

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