OH DUE UES THÉMANMIÉES
sont sur doux séries , tandis qu'elles ne sont que sur une seule série dans les Tremandra (1).
Mes rceherches organogéniques ont eu pour base les deux espères que l'on cultive dans les serres : le Tremandra verticillata et le Tetralheca hirsula , connu dans les jardins sous le nom de Tremandra Hugelii.
Calice. Ainsi que l’indique son nom spécifique, le Tremandra verticillata a les feuilles verticillées. A l’aisselle de l'une de ecs feuilles naît un bourgeon ; à l’aisselle de la feuille diamétralement opposée naît une fleur : toutes les autres feuilles sont stériles. Cette fleur apparaît d’abord, comme partout, sous l’aspect d’un petit mamelon cellulaire complètement lusse. .Mais bientôt le sommet de ce mamelon se déprime, et offre A son pourtour un bourrelet sinueux qui n’est autre chose que le premier rudiment du calice.
Corolle. Les choses ne restent pas longtemps eu cet état. Le mamelon central, en s’aplatissant davantage, semble s'épancher entre les dents du calice, et produit une sorte de plate-forme pentagonale légèrement convexe dont les angles un peu saillants sont les pétales. Celle origine anguleuse des pétales les distingue toujours nettement des étamines qui apparaissent ensuite, au contraire, sous la forme de petites éminences hémisphériques assez semblables à des taupinières.
Étamines. On observe à peu près les mêmes phénomènes dans le Tetratheca hirsuta dont les feuilles sont alternes, et donnent naissance chacune à une fleur; mais au dévclop[>ement des étamines commence la différence. Dans le Tremandra verticillata , les étamines , en nombre double des pétales, sont sur deux rangs, l’un alterne et l’autre superposé. C’est la même symétrie que dans les Polyyala, c'est le même mode d’apparition : les étamines supposées aux sépales se montrent d’abord , les étamines alternes ensuite , et elles sont encore à |icine visibles que les autres sont déjà assez développées. Dans le Tetralheca hirsuta , au contraire, les étamines, également en nombre double de* pétales, sont sur un seul rang ; il n’y en a aucune exactement placée devant un sépale ou un pétale , en sorte qu’on peut dire que les étamines sont des étamines dédoublées. Mais est-ce le rang alterne ou le rang superposé aux pétales qui s’est dédoublé? Cette plante est assez
(I) Sloetz , dans une brochuro qui vient do m étré communiquée et qui a pour titre : Die Familie der Tremandreen und ihro Vertvandtchafl su der Fumilie der Laùopetaleen , partage les Trémandrées en trois genres, qu'il appelle Tremandra, Tetralheca et Platytheca. De ces trois genres, deux, les Tremandra et les Tetralheca , ne diffèrent entre eux qu’en ce que l’un a les anthères articulées avec le filet et s'ouvrant par un pore au sommet , tandis que l’autre a les anthères continues avec le filet et s'ouvrant à l'extrémité d’un tube. Comme je l'ai dit ailleurs, est-il raisonnable d’établir des genres distincts sur de tels caractère»? et puisque Steel/, modifiait la caractéristique des genres Tetralheca de Smith ot Tremandra de R. Brown, ne valait-il pas mieux les modifier comme je lai fait que d'ôtre dans la nécessité de faire un nouveau genre?
ANOROCÉE, PISTIL. 135
rare dans les jardins, et à tous les étals que j’ai pu l’observer, je n’ai jamais remarqué entre les étamines des intervalles inégaux qui m'eussent éclairé.
Les anthères du Tremandra verlicillata et du Tetratheca hirtuta ont un tube très allongé. J’ai indiqué par des dessins leurs modifications successives. Elles sont fort simples ; en même temps qu’un sillon longitudinal indique la séparation des loges, un sillon transversal indique la ligne de démarcation entre l'anthère proprement dite et le tube, et cette distinction une fois tracée, le développement du tube et de l'anthère est simultané: celle-ci s’allonge et se subdivise en quatre loges ; celui-là s’allonge et s’évase à son sommet en une petite cavité qui sera le pore.
Pistil. Tous les autres organes de la fleur sont déjà très développés lorsqu’on commence à apercevoir les premières traces du pistil. Après avoir donné naissance aux sépales , aux [létales et aux étamines , le réceptacle s’est déprimé. Il a pris l’aspect d’une terrasse elliptique, aux deux bouts de laquelle les bords se sont relevés de deux sortes de parapets semilunaires dont les cotés se touchent sans s’unir. Ces parapets, ce sont les rudiments des styles; ils s’allongent et atteignent promptement des dimensions énormes. I.es styles forment alors un tube coupé en deux dans toute sa longueur.
En même temps que ces styles grandissent , des phénomènes d'un tout autre ordre se manifestent sur la plate-forme. A la base de chacun des styles on remarque une fossette qui devient de [dus en plus profonde ; en sorte que quand les styles sont très développés, ils surmontent un corps ren(lé qui est l’ovaire , et dont la cavité est partagée en deux par une cloison.
Les styles et les loges de l’ovaire s’allongent. Mais comment se fait cet allongement ? A-t-il lieu de bas en haut ou de haut en bas, c'est-à-dire les couches utriculaires les plus jeunes, les plus récemment formées, sont-elles à la base ou au sommet?
Cette question est insoluble dans les Trémamlrées pour le développement des styles; mais elle est très facile à résoudre pour les loges de l’ovaire. A peine, en effet, ces loges de l’ovaire commencent-elles à s’approfondir, que île chaque côté de la cloison qui les sépare , on voit poindre un petit mamelon qui n’est autre que le premier rudiment de l’ovule. Ce mamelon est inséré à la partie supérieure de la cloison. C’est un point de repère. El comme, au fur et à mesure des développements , c’est la distance entre cet ovule et le fond de la loge qui augmente, il faut nécessairement en conclure que l’accroissement de celle cloison a lieu de haut en bas.
ORMIE DES TRÉJIASI1RÉES.
Cet ovule ne présente rien île remarquable dans ses premiers développements ; il passe par toutes les phases des ovules analrnpes. Comme dans les Polygalées, il est suspendu au sommet de la loge et a son micropylc suiiérieur et extérieur, et son raplié intérieur. .Mais lorsqu'il a presipie acquis sa grandeur définitive, la primine s'allonge démesurément, et produit un chapeau qui recouvre l’endoslomc et vient s'appliquer jusque sur le funicule. C'est un phénomène tout à fait analogue à ce qui a lieu dans les Pohjgnla. Dans le T rémunéra verticillata , cette primine se revêt de jwils dont le milieu estrenfié en forme d'ampoule ; dans le Tetratlieca hirsuta, la chalaze s’allonge en une queue qui s'enroule sur elle-même.
EXPLICATION DES FIGURES
Tmuandra terilclllaia.
Fig. 1. Bourgeon terminal.
Fig. 2. Le même dont on a coupé quelques feuilles pour montrer l'intérieur. Au centre, by , le bourgeon terminal qui continue la tige; adroite, bg', le jeune bourgeon, origine d’une branche; ii gauche, bl, le bouton.
Fig. 3. Apparition du calice.
Fig. 4. Étal du calice au moment de l'apparition des pétales.
Fig. 5. Le mémo, dont les sépales, s, sont coupés pour montrer les pétales, p.
Fig. 6. Fleur plus âgée. Les sépales, s, sont aussi coupés et laissent voiries cinq pétales, p, et les cinq premières étamines, eta, alternes avec les pétales.
Fig. 7. Détail de la fig. 6. Un pétale avec deux étamines.
Fig. 8. Apparition du second rang d'étamines, ei°. superposées aux pétales.
Fig. 9. Détail de la fig. 8. Le second rang d'étamines, ct°, bien que naissant après l'autre, est cependant plus extérieur.
Fig. 10. Fleur plus âgée; les sépales, *, sont coupes. On aperçoit au centre les premières traces du pistil. Les lettres p, c/*', e 1°, indiquent les mômes organes que dans les figures précédantes.
Fig. H. Pistil grossi de cette fleur.
Fig. I 2. Autre pistil plus développé. On voit en ol les premiers rudiments de l'ovule.
Fig. 13. Autre pistil encore plus âgé.
Fig. 1 4. Le même , déchiré sur le côté pour montrer les ovules.
Fig. 15, 16, 17. Étamine superposée au pétale, étamine alterne et pétale.
Fig. 18. Bouton. Los cinq sépales sont très allongés et on préfloraison vnlvaire.
Fig. 19. Pistil renfermé dans ce bouton.
Fig. 20. Pistil plus développé. Les deux styles se sont rapprochés et forment un tube.
Fig. 21 . Le même, coupé en deux dans sa largeur. Chaque style tend à former un tube séparé par le rapprochement de ses bords.
Fig. 22. Le même, déchiré sur le côté pour montrer l'ovule.
Fig. 23. Étamine de la fleur où le pistil de la fig. 20 a été pris.
Fig. 24. Un des deux styles d'un pistil plus âgé. Les bords de co stylo se touchent , si co n’est au sommet, qui s’évase et se couvre de papilles stigmatiques.
EXPLICATION DES FIGl'RES. 137
Fig. 25. Une des loges do ce pistil déchirée pour montrer l’ovule qui n'a encore que la secondine.
Fig. 26. Pistil plus développé.
Fig. 27. Détail d’un style et d’un stigmate.
Fig. 28. Une des loges de ce pistil déchirée pour montrer l’ovule dont les deux enveloppes se sont développées.
Fig. 29. Étamine prise dans la fleur dont le pistil est représenté par la lig. 26. Les anthères deviennent plus apparentes, ainsi que le pore qui est à l’extrémité du tube.
Fig. 30. Loge d'un pistil encore plus âgé : elle est déchirée sur le côté pour montrer 1 ovule. Fig. 31 . Ovule dont la primine s’allonge pour former plus tard un capuchon : h , hile.
Fig. 32. Micropyle vu sur le dos.
Fig. 33. Étamine de la fleur où a été pris l’ovule de la fig. 31 : p, pore.
Fig. 34. Pétale de cette fleur.
Fig. 35. Pistil avant l'épanouissement de la fleur.
Fig. 36. Loge de l’ovaire ouverte pour montrer l’ovule.
Fig. 37. Ovule séparé: h, hile: m, micropyle.
Fig. 38. Poils grossis qui recouvrent une partie de l’ovule.
Fig. 39. Coupe perpendiculaire du pistil passant par la cloison quelle divise en deux.
Fig. 40. Stigmate grossi.
Fig. 41 . Ovule dont on a déchiré la primine, pr, pour montrer la secondine, sec.
Fig. 42. Ovule privé de sa primine et dont on a déchiré la secondine. sec, pour montrer le nucelle, » .
Tetratbeca blrraut.
Fig. 1 . Commencement du calice, ca.
Fig. 2 État du calice, ca, au moment où apparaissent les pétales.
Fig. 3. Corolle: p, un pétale.
Fig. 4. Fleur plus développée; les dix étamines sont de même grosseur et également espacées : chaque pétale, p, alterne avec deux étamines , et. Au centre , on aperçoit les traces du pistil.
Fig. 5. Pistil grossi.
Fig. 6. Pistil plus âgé.
Fig. 7. Bouton dont on a enlevé les sépales, ca, pour montrer la préfloraison valvaire des pétales, p.
Fig. 8. Deux étamines, et, enveloppées dans un pétale, p.
Fig. 9- Pistil du bouton de la fig. 7.
Fig. 10. Une loge déchirée sur le côté pour montrer l’ovule analrope et attachée à la base de la fente, f.
Fig. H. Un ovule dont la chalaze commence à s'allonger.
Fig. 12. Bouton d’une fleur peu de temps avant l'épanouissement.
Fig. 13. Deux étamines enveloppées dans un pétale.
Fig .14. Le même bouton dont on a coupé les pétales et los sépales pour montrer l'androcée . Fig. 15. Étamine vue sur le dos.
Fig. 16. Étamine vue de face.
F’ig. 17. Coupe transversale de l’anthère.
Fig. 15. Pistil.