‹ Traite d'organogenie comparee de la fleurChapitre 30 sur 82 · SECT10X DES CLÉMATITES · texte numérisé non relu

SECT10X DES CLÉMATITES

Inflorescence. Calice. L’inUorescence des Clemalis, et en particulier du Çlematis calycina que j’ai pris (lonr type, est une cyme bipare. Chaque pédoncule, avant de se terminer par une (leur, porte deux bractées opposées fertiles ou stériles. Le calice se compose de quatre sépales disposés en croix : deux sont, l’un antérieur, et l’autre postérieur ; deux sont latéraux. Les deux premiers apparaissent d’abord et tous deux en même temps ; les deux autres ne viennent qu ensuite et aussi tous deux à la fois. Ces sépales naissent et restent distincts ; dans le bouton, ils se disposent en préfloraison valvaire.

Corolle. Les pétales sont au nombre de quatre dans \eClemalis calycina ; ils alternent avec les sépales et apparaissent tous à la fois. Une fois nés, ils continuent à s’accroître de manière à être toujours plus développés que les étamines. Dans quelques autres espèces, ils se transforment en étamines.

Androcée. Les étamines sont très nombreuses dans les Clemalis et disposées sur douze séries dans les Çlematis calycina. Sur ces douze séries, quatre aboutissent aux (létales, une à chacun des sépales latéraux, trois au sépale antérieur et trois au sépale postérieur. Ces étamines ont toutes leurs anthères extrorses et apparaissent sur le réceptacle du lias vers le liant , c’est-à-dire de la circonférence an contre.

SECTION UES clématite:».

Pistil, Uirsquc toutes les élamines sont nées, on voit le pistil apparaître. Il est conquise d’un grand nombre de carpelles qui sont rangés sur les mêmes séries que les étamines et qui se montrent aussi du bas vers le liant, en sorte que les plus éloignés des étamines sont les plus jeunes. Chacun de ces carpelles a d’abord l’aspect d'une petite feuille dont les bords sont rapprochés et cpii serait placée sur un petit tubercule. Mais, bientôt ce petit tubercule devient creux à l’intérieur et forme la loge ovarienne, tandis que toute la partie supérieure formée par cette sorte de feuille dont les bonis sont repliés constitue le style et s’allonge démesurément. Il résulte de là qu’à l’extérieur, la fente qui indique le rapprochement des deux bords carpeHaircs, ne descend que jusqu’au niveau de l’ovaire. Si l’on fend eel ovaire sur le dos, on voit naître d’abord, immédiatement au-dessous de cette fente, un ovule qui se revêt successivement de scs enveloppes et devient anatrope en dirigeant son micropyle en lias et en dedans, puis quatre autres ovules disposés par paire sur chacun des bords rentrants du carpelle qui sont gontlés en placentas : ces quatre ovules , dont les deux supérieurs apparaissent après les deux inférieurs , n’arrivent point à un état de développement complet -, jamais je ne les ai vus revêtir leurs enveloppes et devenir anatropes. Il arrive souvent même que les deux inférieurs seuls se montrent.

Dans celte section des Clématites, on place avec raison les Thalielrum, Leur Heur est, en effet, construite sur le même type. Elle liait à l’aisselle d’une bractée mère, et est accompagnée de deux bractées secondaires latérales fertiles ou stériles. Son calice se compose dequatre (étales qui naissent par paire. Ia's deux antérieur et postérieur d’abord ; les deux latéraux superposés aux bractées secondaires latérales ensuite. Il n’y a point de corolle, ou plutôt les létales se sont transformés en quatre étamines alternes avec les sépales, et qui se confondent avec les nombreuses étamines de l’androcée. Celles-ci sont, comme dans les Clemalis, rangées en séries, et dans chaque série les plus jeunes sont les plus rapprochées du centre. Les carpelles sont en moins grand nombre que dans les Clemalis; on n’en compte guère plus de huit, souvent moins , mais chacun d’eux est organisé comme les carpelles des Clemalis, c’est-à-dire qu’il se compose à l’état adulte d’un ovaire à une seule loge, au sommet de laquelle se trouve suspendu un ovule anatrope avec raphé externe et d’un style fendu sur son côté interne jusqu’à l’ovaire; mais je n’ai jamais remarqué dans les Thalielrum la moindre trace de ces ovules avortés que j’ai indiqués sur les I tords rentrants des carpelles dans les Clemalis calycina.

Les Aelwa ont la même symétrie que les Clemalis , mais ils n’ont qu’un |ietit nombre d’ovaires, et ces ovaires sont nmlliovulés*

0I1DHK UES HK.NO.VXl.ACKKS.

SECTION DES KIC.UitES.

Je place dans celle section la Ficaire Ficaria ranunculoides), et les Anémones à fleur trimère, telles que V Anemone iiemorosa, l 'Anemone hejxitica, l'.l nemone pulsatilla, etc. La plupart de ces plantes sont souterraines pendant la plus grande partie de l'année ; elles ne viennent à la surface du sol que pour y épanouir leur fleur dont toute la croissance a lieu dans la terre. Aussi est-il difficile d’en faire l’organogénie florale d’une manière complète. Tant qu’elles 11e sont pas sur le point de fleurir, on n'en a|>en;oit aucune trace. Lorsqu’elles commencent à poindre, il est trop tard; le bouton est entièrement formé ; les organes qui le constituent sont tons développés. Quelques-unes cependant, comme la Ficaire, végètent à la surface du sol ; mais leur végétation est si rapide, qu’à moins de s’y prendre de très bonne heure et de poursuivre ses recherches sans interruption , on n’est qu’à la moitié de son travail que déjà la plante a disparu.

Toutes ces plantes, Ficaires et Anémones trimères, ont la même symétrie florale , savoir : un verticilic de sépales , deux verticilles de pétales , et un grand nombre d’étamines et de carpelles. Les sépales ne se dédoublent jamais; il n’y en a toujours que trois; seulement ils sont tantôt libres et tantôt connés à leur base ; en oulre , la distance qui les sépare des |>étales quelquefois presque nulle, comme dans la Ficaire, est ailleurs assez grande comme dans VAnemone hepatica, et même très grande, comme dans l 'Anémone pulsatilla. Les pétales du verticilic extérieur de la corolle ne se dédoublent jamais non plus; mais il n’en est pas de même des [létales du verticilic intérieur; il est rare qu’à la place de chacun d’eux il n’en naisse pas deux ou trois ; et dès lors le nombre normal six se trouve dépassé. Le plus souvent deux pétales internes se dédoublent, chacun en deux autres et la corolle a huit pétales, savoir : un verticilic extérieur de, trois [létales et un verticilic intérieur de cinq ; elle en a neuf quand les trois pétales internes se dédoublent chacun en deux autres, ou quand l’un des pétales reste simple et que les deux autres se dédoublent , l’un en deux pétales et l’autre en trois ; elle en a dix quand, un des pétales restant simple, les deux autres se dédoublent chacun en trois, ou quand un des [létales se dédouble en trois et les deux autres chacun en deux ; en un mot, toutes les combinaisons se rencontrent quand on étudie un grand nombre de fleurs.

Quand un pétale se dédouble en deux autres , ces deux [létales ne sont jamais aussi grands que le [létale qui reste simple , et en oulre ils ne sont pas égaux entre eux , ni disposés sur le même cercle ; l'un des deux est

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