ORDRE DES SAXIFRAGES
Les genres principaux qui composent actuellement l’ordre des Saxifrages tels que Heuchera , Saxifraga , Tiarella, Mitella, Chrysosptenhm , étaient placés par Adanson avec une foule d’autres dans sa famille des Pourpiers. A.-L. de Jussieu, le premier, les en sépara pour les réunir en un seul groupe auquel il donna le nom de Saxifrages. El ce groupe était tellement bien circonscrit et caractérisé, qu’il est encore aujourd’hui tel qu'il était alors, sauf les genres nouveaux qui ont été découverts depms et qui y ont été intercalés, et sauf le genre Adoxa , qui, ayant été mieux connu, en a été éloigné avec raison.
J’ai pris pour sujet d’étude l 'Heuchera cylindrica. C’est une plante qui fleurit abondamment dans tous les jardins de botanique, et il est très facile de trouver à la fois sur le même pied des fleurs à tous les étals de développement. Du reste, son organogénie ne présente point de difficultés particulières ; elle est même assez facile pour des mains un peu exercées.
Inflorescence. L’inflorescence de VFIeuchera cylindrica procède toujours par dichotomie : ce sont toujours de petites eymes placées chacune à l’aisselle d’une bractée le long d’un axe commun. La fleur née de l’aisselle de la bractée mère est accompagnée de deux bractées latérales qui deviennent bractées mères à leur tour, c’est-à-dire qu’elles produisent chacune à leur aisselle une autre fleur qui sera de même accompagnée de deux nouvelles bractées latérales qui deviendront aussi bractées mères, et ainsi de suite.
Calice. Cinq sépales constituent le calice. Ils se montrent successivement sur le réceptacle dans l'ordre quinconcial. Pendant longtemps ils sont entièrement libres et distincts; mais peu de temps avant l’anlhèsc, ils deviennent légèrement connés à leur base. Quand ils naissent, le réceptacle est hémisphérique, et ils forment autour de lui une sorte de collerette. Maisquand la fleur est près de s’épanouir, le réceptacle a pris l’aspect d'une coupe plus ou moins évasée sur les bords de laquelle sont insérés les sépales. Les botanistes qui n’avaient point suivi toutes les transformations de