‹ Traite d'organogenie comparee de la fleurChapitre 50 sur 82 · EXPLICATION DES FIGURES PI. ANCHE LXXXVI · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES FIGURES PI. ANCHE LXXXVI

Cornu Blirrnirolla-

Fig. 34. Boulon du Cornu* alternifoUn, au moment où l'ovule commence à poindre dans chaque logo : «, calice ; p, pétales qui sont en préfloraison imbriquée.

Fig. 35. Coupe longitudinale de ce bouton : p, pétales ; «I, étamines; o I, ovules.

Fig. 36. Une des deux logos déchirée sur le dos pour montrer que l'ovule, o/, dans chaque loge est immédiatement placé au dessous de la fenie produite par le rapprochement des deux cloisons placentaires dans t intérieur du style, si.

* uc a ha japonlca.

Fig. I. Pusilion delà (leur, fl, par rapport à la bractée mère, H. dans VAucuba juponiat : b, bractées secondaires latérales à l'aisselle de chacune desquelles natt une fleur /T. Fig. 2 Apparition des deux sépales latéraux, sC

Fig. 3 Apparition des quatre pétales, p, alternes avec le, sépale» a, qui sont tous nés. Fig. 4 Bouton un peu plus âgé que dans la lig. 3. II n'y a cependant encore aucune trace do pistil : s, sépales . p. pelales.

EXPLICATION DF.S FIGURES. Û21

Fig. 5. Bouton au moment de l'apparition du pistil. Les sépales» », sont légèrement connus à leur base, et les pétales sont rapprochés en préfloraison valvaire.

Fig. 6. C’est le même bouton que dans la fig. 5 ; seulement on a enlevé deux pétales, p', et un sépale s1, pour montrer le pistil, cp, qui a la forme d'un fer à cheval : p, pétales ; », sépales.

Fig. 7. Coupe longitudinale de la fig. S, pour montrer que la partie du réceptacle circonscrite par le mamelon carpellaire en fer à cheval s’est affaissée et forme une petite cavité, I, rudiment de l’ovaire infère.

Fig. 8. Partie supérieure d'un pistil plus Âgé.

Fig. 9. Coupo longitudinale de 1a fleur dont la partie supérieure du pistil est représentée dans la fig. 8 : s. sépales: p, pétales ; cp, mamelon carpellaire, origine du style ; I, loge de l’ovaire.

Fig. 10. Ovaire d'un boulon au moment où l’ovule, of, apparaît. On a déchiré cet ovaire sur le dos pour montrer que cet ovule naît au-dessous de la fente produite par le rapprochement des deux bords du mamelon carpellaire primitif : s, sépales; p, pétales.

Fig. 4 4 . Bouton peu de temps avant l’épanouissement : a, sépales ; p, pétales.

Fig. 4 2. Coupe longitudinale de ce bouton : «, sépales; p, pétales; cp, style; o /, ovule; 6, bradées latérales secondaires.

Fig 13. Partie supérieure du boulon de la fig. 4 1, dans laquelle on a enlevé un pétale, p', pour montrer le style, cp : », sépales ; p, pétales.

ORDRE DES CHLORANTHÉES.

Le frcnn’ Chloratuhiis , établi par Swartz pour une petite plante sous-fratesconte de la Chine, était placé par A.-L. de Jussien parmi ses Incerlœ seilis. R. Brown, le premier, en fit le type d’un groupe particulier qu'il nomma Cliloranthécs, et depuis lors ee groupe a été admis par tous les botanistes. Seulement ses affinités ont été très discutées, et par suite sa place dans la classification générale a beaucoup varié. Ainsi tandis que M. Brongniart place les Chloranthées entre les Céralophyllées et les Loranthacées, dans sa classe des Sanlalinées, Lindlev, Vegelable Kingdom,\es range avec les Saururées cl les Poivres, dans son alliance des Piperalcs.

Le Chloranthus inctmspicuus fleurit chaque année en abondance dans les serres du Muséum, et quand on s’y prend de bonne heure, on a facilement tous les âges de la fleur sur le même pied, car son inflorescence est un épi. Chaque fleur est scssile sur l’asc floral ; elle naît à l’aisselle d’une bractée mère et n’est jamais accompagnée de deux bractées latérales secondaires.

Cette fleur est toujours nue, c’est-à-dire ne présente jamais à aueune épo- • que la moindre trace de calice ni de corolle. Elle se compose seulement de trois étamines connues entre elles, de façon à former une sorte d’écaille staminale trilobée. L’une de ces étamines est biloeulaire, les deux autres sont uniloculaires, par suite de l’avortement d’une des loges. Lorsqu’on suit la série des développements par lesquels passent ces étamines, on voitd’abord poindre sur le réceptacle l'étamine médiane, puis les deux latérales. Libres complètement à l’origine, ces trois étamines deviennent promptement connées à leur base. Un sillon longitudinal se montre ensuite sur la médiane et la sépare en deux loges qui grandissent et s’ouvrent par des fentes longitudinales du côté du pistil, tandis que le connectif s’allonge à son sommet, dépasse les loges et se termine en pointe. Dans les étamines latérales, le connectif se prolonge également en pointe ; mais des deux loges qu’il sépare, l’une d'elles se développe seule, celle qui est sur le côté libre de l’écaille staminalc trilobée; l’autre, celle qui serait voisine de l’étamine biloeulaire, avorte complètement.

EXPLICATION I)Eï> HliLIIES.

Ces trois étamines, portées sur une même écaille trilobée, sont-elles trois étamines simples, ou bien sont-elles trois divisions d’une même étamine composée? Si l’on se rappelle que dans les Philadelphtts, où, les étamines sont composées, les diverses étamines de chaque clamine composée apparaissent successivement , la médiane d’abord , les latérales ensuite, on sera conduit à considérer l’écaille trilobée et anlhérifère du Chloranlhus inconspicitus, dont les lobes apparaissent ainsi successivement, comme ne formant qu’une étamine composée, et je crois, en effet, qu'il en est ainsi.

Pistil. Le pistil, à l’origine, se compose d’un bourrelet semi-lunaire dont la convexité est tournée en avant du côté de la bractée mère et de l’écaille staminale trilobée. En se développant, le bourrelet semi-lunaire rapproche ses pointes et finit par former une enceinte continue dont le bord est plus relevé du côté antérieur que du côté postérieur. Cette enceinte continue grandit et se rétrécit à son sommet en un style plus ou moins allongé, en sorte que l’ensemble a l’aspect d’une bouteille à long col. D'un autre côté, le fond du réceptacle, qui était conique nu plat, se creuse, et il en résulte un ovaire infère. C’est sur la paroi interne de cet ovaire infère, du côté opposé ' à l’écaille trilobée, c’est-à-dire au-dessous de la ligne de réunion des bords du bourrelet carpellaire, qu’apparait un ovule qui devient anatrope et pendant. Quand cet ovule a atteint son entier développement, il tourne le dos, c’est-à-dire son raphé, du côté de l'écaille staminale trilobée, et son mieropyle du côté du placenta.

EXPLICATION DES FIGURES

Chloranthiu loeonspleau*.

Fig. t . Position de la fleur par rapport à la bractée mère, B, dans le Chloranthu* încoiitpicuuit. Le lobe médian, ela, de l'étamine est déjà né.

Fig. 2. Fleur dans laquelle les trois lobes, elmt et1, de l’étamine sont nés.

Fig. 3. Fleur à peine plus âgée, mais vuo de côté : et-, lobe médian de l'étamine ; el\ lobes latéraux.

Fig. 4. Apparition du pistil. C’est im mamelon, ep, en forme de croissant, dont les extrémités sont tournées vers le côté postérieur de la fleur. Le lobe médian, et", de l'étamine est parcouru par un sillon qui indique les deux loges.

Fig. 5. Bouton un peu plus âgé que dans la fig. 4. Les deux pointes du mamelon carpcilaire semi-lunaire, en s'avançant l'une vers l'autre, se sont rencontrées, sont devenues confiées et forment une enceinte continuo dont le bord toutefois est plus élevé du côté do l'étamine que du côté opposé Le sillon qui séparo les deux loges de l'étamine médiane, et", est plus profond, et l'on remarque en outre, sur chaque loge, un nouveau sillon longitudinal, qui indique sa future déhiscence.

ORBRK BBS CH LOR ARTII Ê BS .

Kig. 6 Boulon encore un peu plus âgé. L'anthère de l’étamine médiane, eta, est complètement dessinée. L'anthère des deux étamines latérales, H1, no se compose que d’une seule loge placée sur un des côtés du connectif, c, dont on aperçoit la pointe. L'enceinte pistillairo a des bords plus élevés.

Fig. 7. Coupe longitudinale d’uno fleur au moment où l’ovule, ol, apparatt sur le placenta, qui forme un des côtés do la cavité pistillaire : et*, étamine médiane coupée dans sa longueur ; cl1, étamine latérale. .

Fig. 8. Fleur plus ftgéo : et*, étamine médiane ; et1, étamines latérales; Cp, pistil.

Fig. 9. C’est la fleur do la fig. 8, vue du côté do la bractée mère, c ost-à-dire on avant, ponr montrer qu’il s’ est formé sur le réceptacle, au point d’insertion des étamines, une sorte de bourrelet, ôr, et que ces étamines, et*, et1, sont connées entre elles.

Fig. 40. Coupe longitudinale de celle fleur ; or, ovaire; ol, ovule; cp, mamelon carpellaire ou feuille carpellairo : et", étamine médiane coupée dans sa longueur ; et1, élamino latérale.

Fig. 4 4. Fleur au moment de son épanouissement : eln, étamine médiane biloculaire ; et1, étamines latérales uniloculaires ; s f, style ; or, ovaire.

Fig. 4 2. La même fleur vue sur le côté : et*, étamine médiane; et1, étamines latérales.

Fig. 4 3. Coupo longitudinale de celle fleur : ela, étamine médiane coupéo dans sa longueur ; et1, étamine latérale; et, style; ol, ovule; or, ovaire.

ORDRE DES SAURÜRÉES.

Trois genres conslitiiLMit l’ordre des Saururées, ce sont Saururus, Ilouttuynia et Aneminpsis. Saururus est on genre linnéen; Adanson et A.-L. de Jussieu le croyaient monoeotylédoné, et par suite, le plaçaient, le premier, dans la première seelion de sa famille des Arum , avec les Potamoyeton et les ZannicheUia, le second, dans son ordre des Naïades, entre, les IS'aias et les Aponogeton. Le genre Houlluynia a été créé par TImnbcrg |H)ur une plante du Japon, et A.-L. de Jussieu le range dans son ordre des Aroïdcs, à la suite du Potlws. Enfin, VAnemiopsis a été établi par Hookcr; c'est une espèce de Houltuynia dont l’ovaire est infère.

C’est L.-CJ. Richard qui, en 1808, dans son Analyse du fruit, fonda le groupe des Saururées. Seulement, comme il croyait toujours l’embryon de ces plantes monoeotylédoné, il les plaça entre les Aroïdcs et les Typhacées. Plus tard, lorsqu'il fut reconnu que ce qu’on prenait pour le cotylédon unique n’était qu’un second albumen au centre duquel se trouvait l’embryon avec ses deux cotylédons, le groupe des Saururées passa dans l'embranchement des Dicotylédonées, où il fut placé par MM. Brongniart et Lindley à côté des Pipéraeées.

J’ai suivi l’organogcnie de ces trois genres sur Vllouttwjnia cordata, le Saururus cernuus, VAnemiopsis californien, qui ont fleuri- Tannée dernière an Muséum d'histoire naturelle. Les observations ne présentent aucune difficulté particulière, et comme Tindoreseenee dans toutes scs plantes est un épi, on trouve facilement des boutons de tout âge.

Inflorescence. L’inflorescence des trois plantes que j’ai étudiées est un épi. Cliaqne fleur naît à l'aisselle d'une bractée mère et n’est jamais accompagnée de bractées latérales. Dans le Saururus cernuus, l’épi esf très allongé, les Heurs sont espacées et toutes les bradées mères se ressemblent. Dans 17 Inulluynia cordataeiVA nemiopsis californien, Vc\>\ est très court; les Heurs sont très rapprochées les unes des autres et toutes les bradées ne sont pas semblables cuire elles : celles qui naissent à la base de l’épi grau-

Oit DK B DI S S.VCIU IIÉKS.

dissent beaucoup cl prennent la couleur blanche «le pétales , tandis 411e celles qui naissent au sommet s'accroissent peu et restent toujours verdâtres.

Androcée. On n’observe jamais La moindre trace de calice ni de corolle dans ces trois plantes. La fleur 11e se compose que de l’androcée et du pistil. Dans 17/outf m/nia cor data, les étamines sont au nombre de trois: une est en arrière et deux sont en avant. Dans YAnemiopsis californica, il y a six étamines : deux sont antérieures, deux postérieures, et deux latérales. Les quatre premières apparaissent d’abord et en même temps ; les deux autres n’apparaissent qu'cnsuitc. Dans le Saururus cernuus, on compte également six étamines, mais il y en a trois eu avant et trois en arrière. Les trois étamines antérieures apparaissent en premier lieu, l’étamine médiane d'abord, les deux autres ensuite à droite et à gauche de cette étamine médiane. Les trois étamines postérieures apparaissent en dernier lieu et dans le même ordre, c’est-à-dirè l’étamine médiane d’abord, les deux autres ensuite à droite et à gauche. Toutes ces étamines, quel que soit leur nombre, croissent .rapidement, et sont bientôt égales entre elles. Leurs anthères se forment, deviennent biloculaires et s’ouvrent chacune par deux fentes longitudinales.

Pistil. Il y a beaucoup plus de différence dans le pistil de ces trois plantes que j’ai étudiéosque dans l'androeéc, et je suis obligé, pour être plus clair, lien exposer successivement l’organogénie.

Dans le Saururus cernuus , quatre mamelons carpelloircs constituent à l’origine tout le pistil. Il y en a un en avant et un arrière, les deux autres sont latéraux. D'abord libres et distincts, ces quatre mamelons deviennent promptement connés à leur base, de sorte qu'alore le pistil a l'aspect d'une coupe festonnée. Celte coupe augmente à peine de profondeur; mais les festons se creusent chacun sur leur paroi interne et forment autant de niches largement ouvertes à l'origine, mais qui ne tardent pas à se fermer par le rapprochement de leurs bords et à produire autant de cavités closes de toutes parts, c’est-à-dire do véritables ovaires. Comme il y a quatre festons, il y a quatre ovaires, et c’est à l’intérieur de chacun d’eux que naissent les ovules. On n’en compte jamais que deux; ils sont collatéraux et insérés à la base dans l'angle interne, l’un à droite et l’autre à gauche de la ligne de soudure des deux bords du carpelle.

Dans Y Houltuynia cordala , le pistil ne se compose jamais que de trois mamelons carpcllaires dont deux sont eu avant et un en arrière. D'abord libres, ccs trois mamelons deviennent promptement connés et forment une coupe à trois crénelons. Celle coupe augmente peu à peu de profondeur, se

EXPLICATION DES FIGl'RES.

gonfle û sa hase et se rétrécit à son sommet, de telle sorte qu’elle finit par ressembler plus ou moins à une bouteille. La partie rcufléc est l’ovaire , la partie effilée est le style, et les trois crénelures primitives qui se sont allongées sont les branches du style. Elles se sont recouvertes sur leur face interne de papilles stigmatiques. D’un autre côté, en même temps que ces modifications se produisent dans la forme extérieure du pistil, on voit poindre sur les parois internes de l'ovaire trois gros bourrelets qui alternent avec les crénelures, s’épaississent et deviennent trois placentas pariétaux. C’est à la surface de ces placentas que naissent les ovules; ils sont en très grand nombre, et leur éruption commence à la partie inférieure pour gagner peu à peu la partie supérieure, en sorte que leur apparition a lieu de bas en haut.

Enfin, dans YAnemiopsûcalifomica, les choses se passent exactement comme dans 17 louttuynia cor data, à celte différence près que, tandis que dans l' Houtluynia cordata le réceptacle sur lequel sont les trois mamelons carpellaircs reste plan, de façon que l’ovaire est toujours supère, dans l'idnemio/ifû californica le réceptacle se creuse et l’ovaire devient infère.

EXPLICATION DES FIGURES

Sa h ru r an rernou.

Fig. 14. Jeune inflorescence du Saurunis eernûus : (l} fleurs naissant chacune à l'aisselle d'une bractée mère, B.

Fig. 15. Fleur isolée avec sa bradée mère, B, au moment où une première étamine antérieure, e(*% apparaît.

Fig. 46. Fleur au moment où deux nouvelles étamines antérieures, et*\ naissent l’une à droite et l'autre à gauche de l'étamine première née, et*.

Fig. 4 7. Fleur dans laquelle, indépendamment des trois clamines, ela, eta\ une quatrième, etr, est née.

Fig. 4 8. Fleur dans laquelle toutes les étamines sont nées, trois sont antérieures, et*, ela\ et trois sont postérieures, et P, elP'.

Fig. 4 9. Très jeune pistil. Les mamelons carpellaires, cp, ne sont pas encore connés.

Fig. 20. Fleur au moment où les mamelons carpellaires deviennent connés à leur base. Les loges des anthères sont déjà nettement dessinées sur toutes les étamines, et.

Fig. 24 . C'est la même fleur, dont on a écarté les étamines, et, pour montrer le pistil, cp.

Fig. 22. Pistil un peu plus âgé.

Fig. 23. Coupe longitudinale du pislil de la fig. 22, pour montrer les loges, l, qui sont au pied de chaque mamelon onrpellaire primitif, cp.

Fig. 24. Pistil encore plus âgé. Les mamelons carpellaires , cp, sont connés sur une plus grande étendue.

Tig 25. Coupe longitudinale de ce pistil : /, loges de l'ovaire.

ORDRE DES SUmiBKHK.

Fig. 26. Pistil au moment où les ovules, ol, naissent. On a déchiré une loge sur le dos pour montrer que la feule qui sépare les cloisons placentaires, j A, 9ur lesquelles apparaissent les deux ovules, descend jusqu'en bas, tandis qu'à l'extérieur les mamelons earpellaires sont connés dans une certaine étendue.

Fig- 27. Coupe longitudinale du pistil de la lig. 26 : pl, cloisons placentaires portant chacune un ovule, ol.

Ancnilop*!» Californie».

Fig. 28. Jeune inflorescence «le VAnemioptin califomicti. Chaque fleur, fl, ost sessile à l’aisselle d une bractée mère, B. . ;

Fig. 29. Fleur dans laquelle toutes les étamines, et, sont nées ; mais, par leurs différences do grandeur, on Tomarque encore que les deux latérales sont nées après les quatre autres.

Fig. 30. Jeune pistil. Les mamelons carpellaires, cp, sont connés et forment une enceinte continue, sur les parois internes de laquelle on rcmarquo trois placentas, pi.

Fig. 31 . Pistil un peu plus âgé et vu de profil pour montrer que l'orifice de celte espèce de coupe formée par la réunion dos mamelons carjudlaires ost festonnée.

Fig. 32. Coupe longitudinale du pistil de la fig. 31, pour montrer les placentas, pl.

Fig. 33. Fleur plus âgée. Les étamines, et, ont leurs anthères nettement dessinées; on en a coupé deux jwur montrer la partie supérieure du pistil, cp. B, bractée mère.

Fig. 34. Portion du pistil de la lig. 33, déchirée jMnir moutrer que les placentas, p/, s’élargissent h leur base et que l'ovaire est infère, Finsertion des étaminos ayant eu dieu en et.

Fig. 35. Même portion d'un pistil au moment où les ovules, ol, apparaissent à la bpse des placentas, pl.

Fig. 36. Môme portion d un pistil encore plus âgé. Les ovules inférieurs, ol , ont déjà revêtu leurs deux enveloppes. Les ovules supérieurs , nouvellement nés, sont encore réduits à leur nucclle.

Fig. 37. Portion supérieure de la fleur au moment de l'épanouissement : et, étamines dont une, et', est coupée ; sg, papilles stfgmatiques.

HotillU)ola cordai».

Fig. 38. Pistil do I ’ffouttuynia cordata, au moment où les ovules apparaissent : il ost tout à fait supérieur.

Fig. 39. Portion de ce pistil pour montrer que les ovules, ol , sont très nombreux sur chaque placenta, pl, et apparaissent successivement do la base au sommet.

ORDRE DES HELWINGIÉES.

On ne possède au Muséum d'histoire naturelle de Paris que des pieds mâles à' Helwingia rusciflora, et par suite il m'a été impossible de faire l'organogénie complète de la fleur de celte plante. Le peu que j’en ai vu présente cependant assez d'intérêt pour que je croie devoir le rapporter, en avertissant toutefois ceux qui voudront répéter mes observations, qu'ils doivent s’y prendre à la fin d'octobre ou au commencement de novembre, parce que c’est à cette époque que les fleurs naissent et non au printemps, bien qu'elles ne s’épanouissent et ne deviennent visibles pour tousqu 'après l’hiver.

Inflorescence. L’inflorescence de VHelwingia rusciflora procède par dichotomie. Chaque fleur naît à l’aisselle d’une feuille, et ne tarde pas à être accompagnée de deux autres fleure, placées l’une à sa droite, et l’autre à sa gauche. Celles-ci à leur tour se comportent comme la fleur principale, c’est-â-dire sont aussi accompagnées chacune de deux autres pins jeunes, placées l’une à droite et l’autre à gauche. Seulement, par un phénomène tout à fait analogue à ce que j’ai décrit dans l’inflorescence du Tilleul (page 20), l'inflorescence tout entière, d'abord complètement libre de la feuille è l'aisselle de laquelle elle est née, devient connée avec cette feuille en grandissant, et finalement se trouve placée sur le milieu de cette feuille, lorsque les fleurs sont sur le point de s’épanouir. Il résulte donc de ce mode de développement deux choses : la première, c’est que l’inflorescence ne naît pas sur la feuille, mais est soudée congénitalement à elle dès l’origine, c'est-à-dire connée (connata) ; la seconde, c'est que dans les feuilles, c’est la partie supérieure qui apparaît la première.

Calice. Il n’y a jamais qu’un seul vcrticille d’enveloppes florales ; il se compose tantôt de trois et tantôt de quatre sépales. Quand on en compte trois, deux sont postérieurs, et le troisième est antérieur ; quand on en compte quatre, deux sont latéraux, et deux sont, l’un en avant, l’autre en arrière. Quel que soit leur nombre, ils n’apparaissent pas tous à la fois ;

ORDRE DES HELW1XGIÉES.

c’est d'abord le sépale antérieur qui se montre, puis les deux sépales latéraux, et enfin le sépale postérieur. Libres à l’origine, ces sépales sont plus tard à |>eine connés à leur base, et s’ils semblent l’être davantage, cela tient à ce que le réceptacle se creuse en coupe, et que les bords de celte coupe ont été considérés comme produits par les bases rénnies des sépales. La prélloraison de ce calice est valvairc.

Androcie. Lorsque les sépales sont nés et que le réceptacle a pris l’aspect d’une coupe, on voit poindre sur le fond de celle coupe, près des bords, trois mamelons alternes avec les sépales, et qui sont les étamines. On ne tarde pas, en effet, à les voir grandir, à se diviser en deux loges qui sont introrses et s’ouvrent par deux fentes longitudinales.

Pistil. Jamais, à aucun âge, je n’ai trouvé la moindre trace de pistil dans la fleur mâle de YHelteingia rusciflora. Dans le boulon, on observe pendant longtemps un petit mamelon conique qui n’est que l’extrémité du réceptacle, et qui disparait peu de temps avant l’anthèse, de manière que le fond de la coupe réceptaculaire devient tout à fait plat.

Explication des figi res.

Hflwlngla rusciflora.

Fig. 3t. Coupe longitudinale d'un très jeune bourgeon â'Helwingia rusciflora pour montrer que la jeune infloresconce, », qui natt à l'aisselle de la feuille, f, s'insère sur le réceptacle, r.

Fig. 32. Feuille plus âgéepour montrer que l'inflorescence, », commence à être connéepar sa base avec ello.

Fig. 33. Feuille isolée plus Agée, f : l'inflorescence, », est connéo dans une grande partie de son étendue avec la feuille.

Fig. Si. Coupe longitudinale d'un bourgeon assez développé pour montrer que les inflorescences, », sont placées de plus en plus haut sur la feuille, à mesure quo l'on considère des feuilles plus âgées, et par suite plus externes.

Fig. 23 Apparition du calice. Le sépale antérieur, <", et les deux latéraux, s*, sont nés.

Fig. 26. Boulon plus âgé. Les sépales, f, sont à peine connés à leur base.

Fig. 27. Ou a coupé les sépales, s, pour montrer les étamines, et, qui sont alternes avec les sépales.

Fig. 28. Coupe longitudinale du bouton représenté dans la fig. 26, pour montrer les insertions des sépales, s, et des étamines, et.

ORDRE DES ARISTOLOCHES

Deux plantes de l'ordre des Aristoloches fleurissent chaque année dans tous les jardins do Botaniqdfe, Y Aristolochia elemaiitis, et IM sérum europæum. Je les ai étudiées toutes deux dans leur organogénie florale ; mais je dois prévenir que l’une est beaucoup plus facile que l’autre. L'A ristoloch ia clematitis a un grand nombre de fleurs d'âges différents à l’aisselle de chacune de ses feuilles, en sorte que pendant deux ou trois mois on est sûr de trouver sur le même pied toutes les phases de développement des boutons. L'Asarum europæum , au contraire, n’a que des fleurs terminales, et par conséquent toutes de même âge à la même époque, de façon qu’on est obligé de les observer pendant plus d’un mois pour connaître tous les états de développement. Si l’on ajoute à cela que les fleurs commencent â sc former dès la fin de juillet sous terre, pour s’épanouir ensuite à la surface au printemps -suivant, on comprendra que l’étude organogénique suivie de cette plante m’a offert de grandes difficultés, bien que son bouton soit assez gros et facile â débarrasser de ses enveloppes. Je vais, par suite, exposer d’abord l'organogénie de Y Aristolochia clematilis, el je dirai ènsuilc tout ce que j’ai pu voir dans YAtarum europæum.

ARISTOLOCHIA CLEMATITIS.

Inflorescence. Calice. Les fleurs de Y A rislolochia clematitis sont disposées sur deux séries en cymc uniparc seorpioïde à l’aisselle des feuilles. Ce sont d’abord de petits mamelons naissant chacun â l'aisselle d’une petite bractée mère et dont le sommet sc déprime davantage d'un côté que de l’autre, de façon â former une sorte de plan cylindrique taillé en biseau. Sur le plan incliné que termine ce cylindre taillé en biseau, apparaît bientôt un bourrelet circulaire dont les bords sont plus relevés d’un côté que do l’autre. Il semble alors que ce plan incliné s’est creusé d’une petite fossellc. Ce bourrelet circulaire grandit rapidement, mais inégalement. Son bord le plus relevé

ORDRE DES ARISTOLOCHES

s’élève davantage encore, et il en résulte bientôt une sorte de sac assez, long ouvert sur le côté, presque jusqu’en bas, par une fente latérale, cl qui n’est autre chose qu’un calice.

Androcée. Pistil. Tandis que ce calice s’allonge ainsi et se transforme, le plan incliné qui termine le mamelon primitif et qui est le réceptacle, se creuse à son centre d’une petite fossette, et comme cette petite fossette n’occupe pas toute la surface du plan incliné, il en résulte une sorte de margelle entre elle et la base-du calice. C'est sur cette margelle que naissent les étamines. Ce sont six mamelons qui, d’abord libres, deviennent promptement eonnés à leur base ; le côté externe de chacun d’eux se sillonne et dessine une anthère qui est par suite cxtrorse ; le côté inférieur descend le long de la paroi interne de la fossette ovarienne et forme une sorte de pointe qui va rejoindre les placentas, lorsque ceux-ci apparaissent ; enfin le côté interne produit une sorte d’appendice cunéiforme qui s'avance horizontalement vers l’intérieur, y rencontre les appendices de même nature des autres mamelons, et par suite l’ouverture de la cavité ovarienne en est promptement obstruée. Quand ces appendices sont jeunes, leur face supérieure présente une certaine déclivité de la circonférence au centre ; mais peu à peu cette déclivité disparait pour faire place à une surface horizontale, puis à une déclivité en sens contraire, et cette déclivité en sens contraire augmentant toujours par suite de la croissance plus considérable de la partie interne de ces appendices que de la partie externe, il en résulte que chaque appendice forme au-dessus de chaque anthère une branche slylaire et sligmatique. Les styles et les stigmates ne sont donc que des dépendances des étamines, comme on les a vus n’ètre que les prolongements des placentas dans les Crucifères, les Parnassiées, et des feuilles carpellaires dans les Renoncules, les Caryophyllées, etc. C’est pendant que ces mollifications se produisent dans ces appendices, que les étamines et par suite ces appendices eux-mêmes deviennent eonnés.

Au moment où les appendices cunéiformes se montrent sur les mamelons staminaux primitifs, on voit poindre sur les parois de l’ovaire six crêtes blanchâtres, ayant la forme de fuseaux, c’est-à-dire plus renflées vers le milieu qu’aux extrémités, et qui s’étendent depuis la base de ces mamelons, auxquels cependant elles ne sont pas adhérentes, jusqu'au fond de l’ovaire. Ces crêtes sont les placentas; elles grossisscntrapidemcnl et l’on voit poindre à leur surface deux séries d’ovules. C’est à mi-hauteur sur la partie renflée, que ces ovules commencent à paraître, et de là continuent de chaque côté en haut et en bas , en sorte que les plus jeunes sont aux deux extrémités. Ces ovules se revêtent de deux enveloppes , et deviennent anatropes. Les crêtes placentaires s’accroissant , s’avancent dans l’intérieur de l’ovaire, y

ASARIV EtROFÆCM.

rencontrent les autres un peu avant d'atteindre le centre, parce qu’elles sont arrondies, se soudent entre elles, et partagent la cavité d’abord unique de l'ovaire en sept loges, six dans le pourtour qui ont chacune deux séries d’ovules dans l’angle interne, et une septième qui ne renferme rien et qui est produite par la non-soudure des placentas sur la ligne médiane.

ASARCM EIROI'ÆIM.

Les choses se passent tout autrement dans VAsarum europœum. Le jeune bouton, qui est toujours unique à l’extrémité de chaque rameau, est enveloppé par une dernière feuille dont les bords reviennent sur euxmêmes. Son calice se compose de trois sépales dont deux sont superposés à cette feuille, le troisième étant diamétralement opposé. C’est ce dernier qui apparait d’abord : aussi cst-il pendant quelque temps plus grand que les autres. Libres d’abord à leur base, ces sépale ; ne tardent pas à être connés et à former un calice gamosépale.

Après la naissance des sépales, le réceptacle se creuse à son centre d’une petite fossette qui n’occupe pas toute sa surface. Il en résulte entre cette fossette et le calice une petite margelle qui se gonfle et forme un bourrelet circulaire assez épais. C'est sur le côté extérieur de ce bourrelet que l'on voit poindre d’abord trois mamelons alternes avec les sépales. Ces trois mamelons naissent tous trois à la fois et deviennent plus tard trois petites étamines. Un peu plus tard, sur le bourrelet circulaire apparaissent six autres mamelons, rudiments des grandes étamines ; quant aux trois petites étamines qui sont superposées aux sépales, et qui sont, comme les trois premières, attachées non sur le dos du bourrelet, mais sur son côté externe, je ne saurais dire si elles se montrent après ou avant ces six grandes étamines. Du reste, toutes ces étamines deviennent exlrorscs et restent toujours libres jusqu'à la base.

Le pistil de VAsarum europœum diffère également beaucoup de celui de \' Aristolochia clemalitis. Il apparait après l’androcéc sous l’aspect de six petits mamelons superposés aux petites étamines. Ces mamelons, libres d’abord entre eux, deviennent promptement connés et forment une sorte de feston dont les plis inférieurs descendent sur les parois de l’ovaire et constituent les placentas, tandis que les plis supérieurs, portés sur une sorte de colonne cylindrique, se partagent chacun en deux lobes pour produire autant de styles, dits bilobés. Le reste du développement du pistil, c’est-à-dire la formation des loges par la rencontre des placentas au centre de l’ovaire et l’apparition des ovules, a lieu comme dans Y Aristolochia clemalitis.

ORDRE DES ARISTOLOCHES

EXPLICATION DES FIGURES

AriMoloehla tlenalllli.

Fig. 1 . Jeune inflorescence de { Aristolochia clematitis. C'est une cyme uniparescorpiotde. Les fleurs, fl, sont d autant plus jeunes qu elles sont plu6 voisines de la feuille, F. b, bractée mère de chaque fleur.

Fig. î. Inflorescence plus âgée : (l, fleurs; 6, bractées mères 5 Faisselle de chacune desquelles est née une fleur } F, feuille mère à l'aisselle de laquelle est née l'inflorescence.

Fig 3. Apparition du calice sous la forme d'un bourrelet continu, dont les bords sont un peu plus relevés d'un côté que de l'autre.

Fig. 4. Bouton un peu plus âgé. Les bords du bourrelet sont beaucoup plus élevés d’un côté que de l’autre.

Fig. 5. Bouton au moment où le réceptacle sur lequel est né le bourrelot calicinal, s, se creuse pour produire l'ovaire, ou.

Fig. 6. Coupe longitudinale de iafig. 5 : s, bourrelet calicinal ; ou, ovaire ; m, margellequi régne autour de l'ovaire cl qui est la ligne de démarcation entre le bourrelet calicinal, s, et l'ovaire. •

Fig. 7. Bouton au moment de l’apparition des étamines. Le bourrelet calicinal primitif s’est allongé beaucoup cl forme un lubo calicinal, s, fendu sur le côté dans une partie de son étendue, et dont la base, qui est interne, se renfle par suite de la naissance des étamines ; oo, ovaire.

Fig. 8. Coupe longitudinale du bouton de la fig. 7 : s, calice ; et, étamines ; oo, ovaire.

Fig. 9. Boulon plus âgé : s, calice plus renflé à sa base encore que dans la flg. 7.

Fig. 10. Coupe longitudinale de la flg. 9 : s, calice ; et, étamines ; oo, ovaire.

Fig. 1 1 . Coupe longitudinale d'un bouton un peu plus âgé : s, calico ; et, étamines; ov, ovaire.

Fig. 12. Androcée, et, du bouton dont la flg. 1 1 représente la coupe longitudinale.

Fig. 13. Coupo longitudinale d'un bouton au moment où los étamines, et, produisent chacune sur leur face interne un tubercule, sg, qui deviendra un stigmate, s, calice coupé; oo, ovaire.

Fig. 14. Androcée, «I, du bouton dont la fig. 13 représente une partie de la coupe longitudinale. Un sillon médian indique la séparation de chaque anthère en deux loges.

Fig. 15. Coupo longitudinale d'un bouton au moment do l'apparition des placentas, p I, qui sont sur la mémo verlicalo que les étamines, et. sg, stigmates; a, calice ; op, ovaire.

Fig. IG. Androcée, et, du bouton, dont la flg. 15 représente une partie delà coupe longitudinale : sg, stigmates.

F»g. 17. Coupe longitudinale 4 un bouton au moment où le sillon do déhiscence semanifeste sur chaque loge des anthères, et : sg, stigmates ; ov, ovaires ; pl, placentas.

Fig. 18. Androcée, et, du bouton, dont la fig. 17 représente une partie do la coupe longitudinale : sg, stigmates.

Fig. 1 9. Coupe longitudinale d'un bouton au moment de l'apparition des ovules, ol, sur les côtés des placentas, pl : et, étamines ; sg, stigmates qui tendent à recouvrir les anthères ; or, ovaire ; s, calice.

Fig. ÎO. Portion de l’ovairo de la fig. 1 9 isolée et grossie pour montrer que c’est sur les côtés de chaque placenta, pl, quo naissent les ovules, ol, et que les plus âgés sont à mihauteur.

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 21 . Androcée, et, du boulon, dont la fig. 4 9 représente une partie de la coupe longitudinale : *g, stigmates tendant à recouvrir les anthères qui sont connées à leur base.

Fig. 22. Fleur peu do temps avant l'épanouissement : s*, limbe du calice ; s1, tube du calice renflé à sa base ; or, ovaire.

Fig. 23. Coupe longitudinale de la partie inférieure delà fleur représentée dans la flg. 22 : ol, ovules ; et, étamines ; sg, stigmates recouvrant les étamines qui sont connées à leur base; s, calice ; or, ovaire.

Fig. 2i. Androcée, et, de la fleur, dont la lig. 23 représente une partie de la coupe longitudinale : et. étamines ; «<7, stigmates.

Fig. 25. Coupc transversale d'un jeune ovaire pour montrer que les placentas, pl, ont la forme do coins et s'avancent vers le centre de l'ovaire.

Fig. 26. Coupe transversale d'un ovaire peu de temps avant l'anthèse. Les placentas, p/, sont chargés d'ovules, ol, mais ne sont pas encore soudés entre eux.

Fig. 27. Coupe transversale d'un ovaire plu9 âgé. Les placentas, pi, se touchent.

Fig. 28. Jeune ovule.

Asaruni europamn.

Fig. 4 4 . Position de la fleur de YAsnrum niroptrum par rapport h la bradée mère, B ; doux sépales, j!, sont antérieurs et le sépale, a3, est postérieur.

Fig. 4 2. Fleur de la flg. 4 isolée pour montrer que le sépale,#3, est plus âgé que les deux autres.

Fig. 13. Fleur au moment où apparaissent trois étamines alternes avec les sépales.

Fig. 14. La même dont on a coupé les sépales, #‘, s2, #*, pour montrer quo trois étamines, ctP, se montrent d'abord sur un. bourrelet continu et sont alternes avec les sépales.

Fig. 4 5. Toutes les étamines sont nées Six, e\n, et*, sont insérées sur les parois extérieures et sont plus petites déjà que les six autres, et, qui sont insérées sur le bord supérieur du bourrelet androcée». s, sépales.

Fig. 4 6. Coupe longitudinale du bouton au moment de l'apparition du pistil. Ce sont six mamelons, cp, superposés aux étamines externes, et*, el°, et naissant un peu en dedans de ces étamines sur lo bord de la coupe réceptacuhiiro, or.

Fig. 47. Coupe longitudinale d'un bouton plus âgé. Les mamelons carpollaires, cp, sont connés à leur base et forment une sorte de feston dont les plis inférieurs descendent dans la cavité de l'ovaire et deviennent les placentas, p/. et°, et*, étamines extérieures ; et1, étamines intérieures ; s, calice.

Fig. 1 8 . Coupe longitudinale d’un bouton peu de tomps avant l'apparition des ovules. Chaque mamelon carpellairo primitif, cp, se partage en deux à son sommet par un sillon, pl, placentas ; et°, et*, étamines extérieures ; et*, étamines intérieures ; #, sépales.

Fig. 4 9. Androcée du bouton dont la fig. 4 8 représente la coupe longitudinale. Les étamines, et, sont toutes libres et ont leurs anthères exlrorscs.

Fig. 20. C'est la fig. 4 9 dont on a abaissé quelques étamines, et, pour montrer quo les mamelons earpellaires, cp, sont connés à lour base de façon à former une colonne.

ORDRE DES BÉGONIACÉES.

Les anciens botanistes étaient fort incertains sur la place que doivent occuper les Bégonia dans la classification générale. Adanson les rangeait, sans dire pourquoi, dans la famille des Pourpiers avec une foule d’autres genres qui ne leur ressemblaient pas. A.-L. de Jussieu, plus circonspect, ne les classa pas, et les mit dans ses Incerta sedis. C’est en 1818 seulement que R. Brown en fit le type d’un |>etit groupe qui depuis lors a été adopté par les auteurs. Seulement M. Brongniart les place entre les Aristoloehiées et les Cucurbitacées, loin des Datiscées, tandis que Lindley, dans son Vegelable Kingdom, réunit ces trois ordres et en fait son alliance des Cucurbitalcs.

J’ai étudié plusieurs espèces de Bégonia, et notamment les Bégonia eriocaulis et sanguinea. Ce sont des plantes dans lesquelles les sexes sont nettement séparés, car on n’aperçoit jamais dans la fleur mâle la moindre trace de pistil, et dans la fleur femelle le moindre rudiment d'étamines. Aussi vais-je exposer successivement l’organogénie de l’une et de l’autre.

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