‹ Traité d'orthophonieChapitre 11 sur 52 · E, 0 UN, ON · texte numérisé non relu

E, 0 UN, ON

È, E . iN,UN

ON

AN

Les conditions physiologiques essentielles : fermeture buccale ; localisation de l’orifice buccal ; fermeture de

l’orifice laryngienet de l’orifice nasal .— Nos définitions s’appuient principalement sur la considération'd’un orifice buccal (labial ou linguo-palatal), analogue à celui du soufflement,dont il y a lieu d’envisager deux ordres de modifications ayant trait l’une à son degré de fermeture , l’autre à la région où il se forme (localisation).

Fermeture buccale. — Les variations de cette condition se lisent sur le tableau dans le sens vertical, l’ouverture augmentant de haut en bas. L’égalité, à ce point de vue, n’est pas toujours absolue pour tous les éléments d’une même ligne horizontale.— Bien qu’elles correspondent à une occlusion totale, les consonnes b, d, g ont été placées dans la seconde classe de fermeture, parce que ces éléments offrent, dans leur mode de production, un caractère irrégulier sur lequel nous ne pouvons nous étendre ici. — Les consonnes m, n, g n exigent une fernîeture buccale absolue ; mais, comme le voile du palais est abaissé pendant leur phase de tenue, l’air s’échappe par les fosses nasales sans rencontrer une résistance aussi forte que pour les éléments des classes 1’ et 2' : c’est pourquoi on les trouve comprises dans la 3 e classe de fermeture bucço-nasale. Pour tous les autres éléments, l’ordre de croissance ci-dessus indiqué est tout à fait régulier.

Localisation de l’orifice buccàl. — De gauche à droite, sur le tableau, on passe des régions antérieures aux postérieures. Certains éléments (voyelles «... ou..., consonnes ch,j...) figurent dans deux colonnes parce que leur production résulte habituellement de l’action combinée de deux orifices buccaux. Pour tous les éléments sans exception, la localisation est variable (voir plus haut, flexions linguo-palatales et labiales) sous l’influence de la contiguïté (nature des éléments voisins) et du débit (vitesse, intensité, hauteur).

L’orifice laryngien ; jeu des cordes vocales. — La difficulté de l’observation directe nous réduit ici à des hypothèses basées sur certaines inductions. Les éléments les plus fermés (classe 1’) sont muets ou mieux chuchotés et ils nécessitent une accumulation du souffle dans la cavité buccale : deux raisons pour autoriser cette supposition que, pendant leur tenue, la glotte esh ouverte et les cordes vocales relâchées; d’autre part, les voyelles (classes 4', 5', 6’) sont, en parole sonore, constituées par des vibrations laryngiennes qui exigent une tension relative des cor-

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