‹ Traité d'orthophonieChapitre 2 sur 52 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Tous les spécialistes qui, à des points de vue divers, se sont intéressés aux troubles de la voix humaine, n’ont pas été longtemps sans comprendre que les moyens médicaux n’y suffisaient pas. Ils ont cherché par ailleurs et ils ont trouvé des méthodes d’éducation spéciale qui arrivent à redresser les altérations fonctionnelles. .

Ainsi naquit l’orthophonie. Son nom l’indique (opO ôq droit, juste, et cévYj voix, parole), elle a pour but de corriger les troubles de la voix et de la parole.

En ce qui me concerne, la pratique des maladies du larynx et du nez m’obligea, dès le début, à réclamer l’aide d’éducateurs spéciaux. Le hasard a voulu que ce furent d’abord des professeurs de chant. J’eus beaucoup à me louer de leur technique, surtout pour des voix restées infantiles.

Nommé médecin à l’Institution nationale des Sourds-Muets de Paris, je fus frappé de l’ingéniosité que déployaient leurs professeurs pour modifier à leur gré ces voix, si rebelles pourtant, et je leur proposai d’ouvrir à la clinique de l’Institution un cours gratuit d’orthophonie où se présenteraient les divers troubles de la voix et de la parole. Leur savoir et leur expérience ne pouvaient que grandir par cette pratique continue.

Les résultats heureux n’ont pas été longtemps à se faire attendre. On le verra dans le compte rendu qui suit et qu’a bien voulu rédiger le dévoué secrétaire de notre cours, M. Robert Jouet.

Je suis personnellement flatté d’avoir pu, de la sorte, collaborer avec les maîtres qui ont écrit les chapitres de ce livre. On y verra que nos sourds-muets ne sont pas confiés à de simples instituteurs, mais à des hommes d’une grande culture

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