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II. Substitutions. — a) Ch ou tch pour S — j ou dj pour z

Ex : un achachinat — on a bejoin (un assassinat — on a besoin)

Ce défaut est appelé chuintement , charabia, jotacisme.

b) T pour s — d pour z.

Cette substitution est fréquente chez les petits enfants et chez les arriérés de tout âge.

PRINCIPAUX DÉFAUTS DARTICULATION

totiton — déro.

pour saucisson — pour zéro.

c) F pour — v pour z.

finq, fept — les flveaux

pour cinq, sept, — pour les ciseaux.

d) Enfin, mais peu souvent,

k pour s — g pour z.

et z pour s.

III. Omission. — Le défaut est parfois causé par la simple omission de la consonne.

La..ie pour la scie.

IV. Correction. — On procédera à la correction des défauts de prononciation de s et de z par la méthode générale que nous avons exposée plus haut.

CH et J.

Les consonnes ch et j sont, comme s et z, des consonnes continues et sifflantes.

CH. — Mécanisme-type pour la prononciation correcte du ch.

a) Le voile du palais est relevé.

b) La langue touche le palais sur une moins grande surface et laisse par conséquent à l’air un passage moins étroit que pour s; la pointe s’abaisse et vient se poser à quelquesihillimètres en arrière des incisives inférieures. On peut obtenir aussi le ch en faisant relever la pointe de la langue dans la direction desincisives supérieures ; dans ce cas, la base de la langue s’aplatit ; cette position différencie plus nettement le ch du s et rend plus difficile la substitution de l'une à l’autre ; mais il arrive fréquemment que la pointe de la langue trop levée produit, lors du passage du ch à la voyelle qui suit, une espèce de l interposé : ch-l-a pour cha.

c) Les dents sont sensiblement sur un même plan vertical et moins rapprochées que pour. s.

d) La position des lèvres donne à cet élément son caractère visible particulier ; elles sont avancées en entonnoir évasé laissant entrevoir ies incisives supérieures et inférieures du milieu.

e) Le souffle trouve dans la disposition des organes un canal de sortie assez large ; la surface de frottement étant plus étendue, le souffle est moins strident, plus nourri et plus chaud que pour s.

J. — Le / est une consonne douce dont le mécanisme est sem-

7Ô LESIEUX. — CORRECTION bEg DÉFÂUTS D'ARTICULATION

blable à celui de ch ; l’émission du souffle est, en surplus, accompagnée de vibrations laryngiennes.

Défauts dë prononciation

I. Altérations. — à) Ütie partie du souffle s’échappe latéralement dans les joues ; la pureté du sifflement caractéristique de ch est altérée ; c’est le clichement ou chüitëmènt analogue à celui qui se produit dans l’altération du même genre pour s ët z.

b) La pointé de la langue n’ést pas assez reculeë et lé ch ressemble au s et le j au z.

c) Une partie du souffle sort parlés fosses nasales ; défaut peu ëbriîniün et mbins rare pbur j <jüë püur ch.

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