II. Substitutions. — a) S pbui* ch et z pour j
Ce défaut est. appelé sesseyement (s pour ch) et zézaiement (z pour j), :
Lë sâpëaü Zë ëtiis
pour le chapeau pour je suis.
Lè zézaiement est beaucoup plus répandu que lë sessayement et plus fréquent chez les femmes que chez lés hommes. Ce vice de prononciation fut à la modé sous le Directoire ; il était dèbon ton chez îës Incroyables dé zëzayèr d’üiie façbh ridicule ; il y eut même dès journaux imprimes en cette hoüvëlïë manière dë s’exprimer. î)ës 1795, le Journal Je Paris décrivait Cette mâlâdie qui semblait sévir sur la jeunesse et comme lès Muscadins prononçaient « Sêxa » « pour qu’ést-ce que c’est que cela, l’appelait la maladie dû « Sexa ».
On trouve, en outré, poiir ch et pour j, dès substitutions identiques à celles que l’on rencontré pour s et 3 ët céci ëst le fait de l’analogie qui existe entre le-mécanisme de ch et j ët celui de s " et 3.
III. Omission. Les consonnes ch et j në sont pas prononcées ou sont remplacées par une espèce d’expiration gutturale accentuée rappelant celle du ch allemand. On trouve Ce défaut
‘ chez les personnes qui respirent peu profondément car le ch et j ëxigènt une gràhde dépense de souffle.
IV. Correction. La correction des défauts de prononciation dé ch et.y se fera comme pour ceux de à ét z d’après la méthode générale indiquée ci-deSsiis.
PRINCIPAUX DÉFAUTS D’ARTICULATION
K (c dur, qu) et Gu (g dur).
K. — Les consonnes k et gu sont des explosives linguo-gutturales et parfaites.
Mécanisme-type pour la prononciation correcte du k :
a) Le voile dii palais est relevé.
b) La langue se recule et se soulève à sa base qui vient s’appliquer contre le voile du palais ; l’occlusion pharyngienne est complète.
c) Le souffle pressé dans le pharynx s’échappe en explosion gutturale dès que la langue s’abaisse.
G. — Le gu est semblable au k ( q , c dur) mais son émission est accompagnée de vibrations laryngiennes qui cessent avec l’explosion.
Défauts de prononciation (gammacisme ).
I. Altérations. —- a) La langue est insuffisamment appliquée sur le voile du palais ; l’occlfision est incomplète ; on a alors une Sorte de r guttural.
b) Le voile du palais s’abaisse au momentde l’explosion et l’on entend en ou gn.
II. Substitutions. — La plus ordinaire est la substitution de t et d à k et g. C’est ce que certains auteurs dénomment paragammacisme.
La grande majorité des enfants, tout au moins lorsqu’ils commencent à parler, font cette substitution.
un touteau pour un couteau
Ils se corrigent généralement seuls ; malgré cela, nous consëillons aux parents d’essayer de faire disparaître cé vice de prononciation dès son apparition ; il est parfois symptomatique d’une imperfection de l’ouïe qui est à surveiller ; et on le guérira d’aütant plus facilement qu’il sera moins ancien.
Aussi bien, ce que nous disons ici pour k et g peut se répéter pour tous les autres éléments phonétiques plus dû moins mal articulés.
III. Correction. — On se reportéra aux indications dé la méthode générale.
Nous signalerons en outre à propos de la substitution de t et d à k et g lé moyen mécanique qui consiste, le sujet prononçant t et d , à repousser la langue, avec un cràyoh, âvëc le petit doigt,vers l’arrière-bouche. Le k et g viendront presque toujours alors de