PLANCHES XII A XVII
Ces six planches renferment les petites figures qui servent à l’éclaircissement du texte. Elles
EXPLICATION DES PLANCHES, forment une série non interrompue depuis le n° 1 jusqu’au n° 45. Les remarques suivantes sont nécessaires pour expliquer quelques unes d’entre elles.
Les fig. 1 et 2 représentent les lignes qu’on ne peut pas dépasser dans la flexion et l’extension de la cuisse sur le bassin. L’angle que fait la ligne droite unissant les points de rotation supérieur et inférieur du fémur avec la ligne droite qui unit le centre de la cavité colyloïde avec les points limitrophes du bassin et de la colonne vertébrale, ne peut aller ni au-dessous de 117° 50' ni au-dessus de 105°.
La lîg. 5 représente les situations qu’une même jambe acquiert successivement dans deux pas qui se suivent. Pour plus de clarté , ces situations ont été réparties en deux groupes. Les 18 figures du premier groupe représentent les situations de la jambe tandis que la pointe du pied repose sur le sol, et les 10 du second groupe celles de cette même jambe pendant quelle flotte et oscille , portée par le tronc. Les situations 1 à 4 appartiennent à la portion du temps du premier pas durant laquelle le corps repose sur les deux jambes; les situations 5 à 14 à la portion du temps de ce même pas pendant laquelle l’une des jambes pose sur le sol, tandis que l’autre flotte; les situations 15 à 18 à la portion du temps du second pas durant laquelle les deux jambes posent sur le sol; enfin les situations 19 à 28 à la portion du temps du second pas durant laquelle une jambe flotte, l’autre posant sur le sol.
Les fig. 4 et 5 représentent le maximum de l’extension et de la flexion de toutes les articulations du membre inférieur, d’après nos mesures.
La fig. 6 représente la plus grande flexion de la jambe qui se porte en avant dans la marche.
La fig. 10 représente les situations simultanées des deux jambes pour la durée d’un pas. Afin de rendre l’aperçu plus facile, ces situations ont été partagées en quatre groupes. Le premier groupe (4 à 7) représente les diverses situations que les deux jambes prennent simultanément , tandis qu’elles posent toutes deux sur le sol; le second (8 à 11 ), les diverses situations que les deux jambes acquièrent pendant que celle qui est soulevée se trouve fort en arrière de la jambe appuyée; le troisième (12 à 14), les diverses situations que les deux jambes prennent dans le temps que la jambe oscillante passe au-devant de la jambe appuyée ; le quatrième , enfin ( 1 à 5), les diverses situations que les deux jambes acquièrent pendant le temps que la jambe oscillante s’est portée fort en avant de l’autre.
La fig. 11 représente les quatre groupes réunis dans la fig. 10, à l’exception du premier de celle-ci; le quatrième groupe de celle dernière est devenu ici le premier. Le premier groupe de la fig. 10 aurait dû être le second dans la fig. 11; en le supprimant, on a rendu plus facile l’examen du groupe précédent et du groupe suivant, et l’on a peu perdu, parce que, tandis que les deux jambes posent sur le sol, la situation de toutes deux pour chaque situation du centre de gravité du corps est facile à suppléer. Le second et le troisième groupe de la fig. 10 sont devenus le troisième et le quatrième dans la fig. 11. Mais tous les groupes ont été assez rapprochés dans celte dernière figure pour donner une idée exacte de la véritable progression du corps entier.
Les fig. 12, 15 et 13*, servent à faire mieux comprendre les indications données, § 138, pour le tracé de figures marchantes. Le dessin de figures qui marchent peut être divisé en trois parties. D’abord chaque jambe est représentée par une seule ligne droite, cl la situation de ces deux lignes droites est construite conformément aux règles (§ 158) pour les divers moments d'un pas. Puis les lignes droites sont converties en lignes brisées, qui correspondent aux divers segments du membre, leurs extrémités correspondant aussi aux points de rotation des os. Celle conversion des lignes droites en lignes brisées est facile à exécuter, lorsque la situation du point terminal supérieur et du point terminal inférieur de la jambe est connue (tant que la jambe repose sur le sol), parce que la longueur de la ligne brisée doit être égale à celle de la jambe étendue, et l’étendue de chaque segment à la distance mesurée entre les points de rotation. Mais quand la jambe est soulevée, le pied peut s’éloigner du sol, tantôt plus et tantôt moins, et la jambe se courber diversement dans scs articulations, courbure pour laquelle il n’y a point encore de règles sûres. Pour exécuter la construction, nous avons admis une règle arbitraire, qui certainement d’ailleurs s’éloigne peu de la vérité. Cependant l’articulation du pied, immédiatement après que celui-ci
EXPLICATION DES PLANCHES
s’est délaché du sol , aurait dû être représentée plus étendue dans les figures. Enfin, pour compléter le dessin , il est nécessaire de substituer aux lignes brisées la figure des divers os, de manière que les points de rotation de ceux-ci correspondent aux points terminaux des lignes conjointes.
Ces figures représentent la marche sur l’extrémité antérieure du métatarse, parce qu’elle est plus simple à figurer que celle sur la plante entière du pied. Mais, d’après le § 40, les pas, dans la marche sur le bout du métatarse, sont beaucoup plus petits que dans l’autre, de manière que la fig. 12 représente déjà les plus grands pas qu’on puisse faire ainsi. L’une des jambes tombe perpendiculairement sur le sol au moment où l’autre abandonne celui-ci, ce qui est le signe de la marche la plus rapide (accompagnée des plus grands pas). La grande vitesse de la marche est clairement exprimée dans cette figure, non seulement par la grandeur des pas, mais encore par l’inclinaison en avant du corps entier, et par l’étendue et la prompte variation de la flexion des jambes.
La fig. 15" représente une marche beaucoup plus lente, ce qui est exprimé par la tenue bien plus droite du corps et par la flexion moindre des jambes, flexion qui, en outre, change moins brusquement.
La fig. 15 représente enfin une marche rapide, mais qui continue plus longtemps sans exiger de grands elforls.
Les fig. 14, 15 et 16 représentent les mêmes trois espèces de marche que les fig. 12, 15 et 15% au moment où la jambe de devant pose sur le sol. Dans la fig. 14, ce moment est celui où la jambe de derrière quitte le sol, tandis que dans la fig. 15, cette dernière jambe y reste encore quelques instants , et que dans la fig. 16 elle y demeure plus longtemps encore. En outre , dans ces trois figures, des arcs de cercle ponctués indiquent les arcs d’oscillation que la jambe qui s’appuie a parcourus et devrait encore parcourir pour achever entièrement son oscillation. On voit que la jambe qui s’appuie a parcouru précisément la moitié de l’arc entier dans la fig. 14 , un peu plus de la moitié dans la fig. 15, et la presque totalité dans la fig. 16.
Les fig. 17, 18 et 19 servent à donner une idée de l’anneau du bassin et de son axe, formé par les cavités cotyloïdes , axe autour duquel il peut tourner dans un plan vertical.
Les fig. 22 à 26 offrent la représentation graphique de nos expériences sur la durée et la longueur du pas. Ces figures ont été réunies tant pour épargner l’espace que pour en faciliter l’intelligence, un même réseau de lignes ayant servi à indiquer les longueurs et les durées des pas, non seulement dans les diverses manières de marcher, mais encore dans la course et le saut à des vitesses diverses, a est le commencement des coordonnées. Les longueurs des pas, réduites au dixième, sont indiquées comme abscisses horizontales, et les durées des pas (la seconde représentée par un décimètre) comme ordonnées verticales. Les extrémités des ordonnées de chaque classe sont unies par une ligne courbe , et à chaque ligne courbe on a fait connaître la planche qui est représentée graphiquement par elle.
Les fig. 59 et 40 servent à rendre plus sensibles les préceptes donnés § J 54 pour le dessin des figures qui courent et qui sautent : ici s’appliquent les mêmes remarques qui ont été faites relativement aux fig. 12, 15 et 15% en ce qui concerne le dessin de figures marchantes.