CHAPITRE XIII
§ 1. — Observations générales.
La vitesse du projecllle est mesurée à une certaine dislance du canon. Soient
X cette distance,
V la vitesse initiale,
V la vitesse observée.
L'axe du canon est à peu près horizontal et il ne s'agit que d'un faible parcours pendant lequel le coefficient h de la formule r = bs^'^ est sensiblement constant. On peut donc poser l'équation
Y-^,g6a: Qu logV=::logr -h 0,4343^^.
On prend pour b la valeur correspondant k v el que l'on trouve à l'aide de la formule établie précédemment (Chapitre III, § 2).
A la vérité, cette manière d'opérer suppose dans l'atmosphère un calme qui n'y règne pas toujours^^ mais, comme il ne s'agit que d'un très faible trajet, l'erreur qui en résulte peut être considérée comme négligeable.
On obtient plus d'exactitude lorsque, comme il arrive dans les recherches relatives à la résistance de l'air, la vitesse est mesurée en deux points de la trajectoire, peu distants d'ailleurs de la bouche à feu. Les données immédiates de l'expérience fourniss^ent une valeur de b qui, calculée sans avoir égard à l'influence du vent, est celle qui convient à l'état
plus OU moins agité de ratmosphère. C'esl cette valeur qu'il faut introduire dans l'expression de V.
11 y a cependant une remarque à faire relativement à deux circonstances auxquelles, pour le moment, on ne peut guère songer à avoir égard : dans le voisinage de la bouche à feu, le mouvement des gaz se communique nécessairemerit à Tair ambiant; de plus, rien ne prouve que l'action des gaz sur le projectile cesse à l'instant où ce dernier sort de Tâme. On peut donc dire qu'il existe toujours une petite incertitude relativement à la grandeur absolue de la vitesse initiale.
§ 2. — Formule des vitesses initiales.
Lorsque la poudre reste la même et que le calibre ne varie pas, la vitesse dont le projectile est animé en sortant de la bouche à feu dépend du poids /> de ce mobile, du poids m de la charge, de la capacité totale de l'âme C, et enfin de la capacité G comprise entre le fond de l'âme et le culot du boulet.
Il est bon de rappeler que, d'après le mode de chargement adopté par la marine, la longueur de la gargousse est toujours égale à celle de la capacité C, de sorte que, lorsque cette dernière reste la même, le carré du diamètre du mandrin est proportionnel à la charge.
Dans tout ce qui va suivre, le diamètre A du cercle équivalant à la section transversale de l'âme rayée est exprimé en décimètres, les capacités G et CJ en décimètres cubes, les poids/? et m en kilogrammes, enfin la vitesse V en mètres.
Les résultats moyens des nombreuses expériences exécutées à Gâvre sont consignés dans les Tableaux ci- après. L'examen qu'on a fait de ces résultats a conduit aux conséquences suivantes :
• La vitesse V est en raison inverse de la puissance -^ du poids du projectile, et proportionnelle à la puissance ~ de la
Qf
charge, ainsi qu'à une fonction du rapport jr représentée par
fc^ï
rexpression lo ^^^.h désignant un nombre constant, en sorte qu'on peut poser l'équation
\ =::H — , lO ^^ ,
le coefficient H dépendant àla fois du calibre et de la poudre employée.
L'examen des Tableaux renfermés dans les paragraphes suivants confirme cette conclusion.
§ 3. — Poudre à grains de Wetteren, dite à grains, de 13 à le""".
Épaisseur moyenne de la galette, lo™"*; nombre moyen de grains au kilogramme, 600; densité du grain, 1,794; densilé gravimétrique, 1,080.
Canon de io<="*.
CAPACITÉ
POIDS
POIDS
VALEUt
CAPAolTÉ
BAPPOBT
du projectile
de
la
charge
VITESSE
de