DISPOSITIONS GÉNÉRALES
§ 1. — Bouches à feu.
A partir de 1870, de nouvelles bouc^hes à feu, susceptibles d'une plus grande résistance, ont remplacé celles qui étaient auparavant employées par la marine ; elles se chargent par la culasse. Le corps est en fonte de fer ou en acier. Le renfort est consolidé par un ou deux rangs de frettes ; Tune de ces frettes porte les tourillons.
La partie postérieure de Tâme est formée par un tube en acier dont le diamètre primitif surpasse légèrement celui de son logement. Le tube est mis en place par l'arrière^ il est introduit froid dans la pièce chauffée ; sa partie postérieure, dont le diamètre est plus grand que celui^de Pavant, est filetée extérieurement et vissée dans le corps du canon.
Quelquefois le tube comprend toute la longueur de Tâme ; il s'étend alors depuis le logement de l'obturateur jusqu'à la tranche de la bouche; le corps du canon ne se prolonge pas jusqu'à cette dernière, en sorte que le tube seul constitue la partie antérieure de la volée. Il n'est maintenu que par le serrage.
La culasse est formée par un cylindre en acier fileté appelé vis de culasse, La surface de cette vis est divisée en six sec-
l44 SECONDE PARTIE. — GflÀPITRE I.
leurs. Sur trois de ces derniers, les filets sont enlevés, de telle sorte que les secteurs sont alternativement lisses et filetés. Le logement de la vis est disposé de la même manière. La fermeture s'opère en introduisant les parties filetées de la vis dans les parties lisses de Técrou et faisant ensuite faire à cette vis un sixième de tour.
La partie antérieure de la vis de culasse, étant exposée à des dégradations, est recouverte par une rondelle cylindrique en acier fixée à une tige également cylindrique dont Taxe se confond avec celui de la vis qu'elle traverse dans toute sa longueur. Le diamètre de la rondelle est égal à celui des secteurs non filetés. Des dispositions particulières relient l'une à l'autre, d'une manière invariable, la vis et la rondelle. Dans la face antérieure de cette dernière se trouve encastrée une couronne en cuivre rouge qui vient s'appliquer contre l'obturateur lorsque la culasse est fermée.
Cet obturateur n'est autre chose qu'un anneau en cuivre rouge. Il est placé dans un logement pratiqué dans le canon et dont la forme est légèrement tronconique, la grande base se trouvant à T arrière. Le contour de cet anneau présente une partie plane qui s'appuie sur la couronne en cuivre portée par la rondelle et une partie tronconique qui, s'appliquent contre les parois du logement, empêche la fuite des gaz.
On place d'abord l'obturateur, on ferme ensuite la culasse : le mouvement de rotation que l'on donne à la vis pousse en avant la rondelle, qui presse fortement contre l'obturateur et le force dans son logement.
En avant du logement de l'obturateur se trouve la chambre à poudre dans laquelle est logée la gargousse. Elle est cylindrique et son diamètre est légèrement inférieur au diamètre intérieur de l'obturateur, d'e sorte que ce dernier ne se trouve pas en saillie.
Un raccordement tronconique, ayant sa grande base à l'arrière, réunit la chambre à poudre à la chambre du projectile. Celle-ci a encore une forme légèrement tronconique, la grande base étant à l'arrière.