DISPOSITIONS GÉNÉRALES. I/J
Au delà, se trouve la partie rayée de Tâme. Les rayures sont nombreuses et peu profondes. Leur profil a la forme d'une anse de panier-, Tare du milieu a son centre sur Taxe (le Tâme. Leur développement est une parabole du second degré dont l'axe est perpendiculaire aux génératrices. Le sommet de la parabole est un peu en arrière de l'origine des rayures. L'inclinaison finale est le plus souvent égale à 4"- Les rayures se prolongent vers l'arrière jusqu'à l'origine de la chambre du projectile^ le diamètre de la grande base de cette chambre est égal à celui du fond des rayures. 11 en résulte que la saillie des cloisons, nulle à l'origine, va en augmentant jusqu'à l'extrémité de la chambre du projectile. Le nombre des rayures est toujours pair.
La lumière a été d'abord percée dans le renfort; elle traverse maintenant la tige de la rondelle de culasse, de. sorte que son axe coïncide avec celui du canon.
L'éloupille n'est autre chose qu'une cartouche métallique à percussion centrale dont la douille forme obturateur et empêche la fuite des gaz.
Ce changement de disposition a eu pour conséquence une légère augmentation dans la valeur des vitesses initiales des projectiles; il est d'ail leurs .favorable à la conservation des bouches à feu.
Les tenons directeurs ont été remplacés par une couronne ou ceinture, généralement en cuivre rouge, placée à une laible distance du culot du projectile et maintenue dans un encastrement circulaire dont le profil a la forme d'une queue d'aronde. Le plus souvent, la ceinture a une forme cylindrique à l'arrière et tronconique à Tavant; quelquefois elle f^st entièrement cylindrique.
Le plus grand diamètre de la ceinture est légèrement supéneur à celui du fond des rayures. Le projectile introduit pai* l'arrière s'arrête lorsque la ceinture atteint l'origine des
n. lo
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rayures. La distance du culot du projectile au fond de l'âme est ainsi la inême à chaque coup.
Dans les premiers instants du mouvement, les cloisons entaillent peu à peu la ceinture et la divisent en parties alternativement saillantes et rentrantes. Les parties saillantes s'engagent dans les rayures faisant l'office de tenons.
Le ventôse trouve supprimé. Le léger excès du diamètre de la ceinture sur celui du fond des rayures assure le centrage.
Vers la naissance de l'ogive se trouve un bourrelet venu de fonte et ajusté sur le tour, de manière que son diamètre soit légèrement inférieur à celui de l'âme entre les cloisons. Cette disposition a pour effet de diminuer l'amplitude des battements.
Les premiers projectiles employés à Gâvre, après 1870, n'avaient pas de bourrelet; mais une ceinture en zinc était placée vers la naissance de l'ogive, et son diamètre était légèrement inférieur à celui de l'âme entre les cloisons.
§ 3. — Poudre.
A partir de 1870, on a renoncé à l'ancienne poudre fabriquée parle procédé des pilons, qui avait été reconnue trop brisante. Les nouvelles poudres sont fabriquées par le procédé des meules. Les grains ont des dimensions considérables et une forte densité, circonstance qui ralentit la vitesse de combustion. Celles que l'on a employées à Gâvre provenaient le plus souvent de la poudrerie de Wetteren, en Belgique; toutefois, dans ces dernières années, on a fréquemment fait usage de poudres provenant des manufactures françaises.
Ces dernières renferment y 5 parties de salpêtre, 10 de soufre et 1 5 de charbon; les poudres qui proviennent de l'usine de Wetteren contiennent 75,5 parties de salpêtre, 12 de soufre et I2,5 de charbon.
Le produit de la trituration sous les meules est soumis à une trituration énergique au moyen de la presse hydraulique. On obtient ainsi une galette d'épaisseur constante que l'on
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divise en fragments plus ou moins réguliers. Les grains sont • ensuite soumis à Taction du lissage qui a pour objet d'émousser les angles ; leur forme se rapproche alors plus ou moins de celle d'un parallélépipède rectangle, dont la moindre dimension est en général l'épaisseur de la galette.
La densité du grain est ordinairement comprise entre 1,76 et 1,85; leur densité gravimélrique est un peu supérieure à l'unité.
La grosseur des grains croît, en général, avec le calibre de la bouche à feu. Souvent, toutefois, une même poudre est employée pour plusieurs calibres différents et voisins les uns des autres.
On désignera toujours les poudres en indiicjuant leur provenance, l'épaisseur de la galette et la plus grande dimension des grains.
§ 4. ^ Gargonsses.
La distance du culot du projectile au fond de l'âme reste constante, et le mandrin des gargousses est déterminé, dans la marine, de manière que leur longueur soit à peu près égale à celle de la chambre. On ne fait point usage de valets.
Les gargousses employées dans les expériences de Gâvre étaient le plus souvent en papier parcliemin^ quelquefois, cependant, on a fait lisage des gargousses en serge.
Lorsque la lumière traverse la vis de culasse et que la charge est faible, les gaz produits par l'étoupille pourraient passer au-dessus de la gargousse sans Tenflammer. A raison de cela, on a souvent alors substitué au mandrin cylindrique un mandrin tronconique. La grande base de la gargousse était en contact avec la culasse.
Les vitesses initiales ont toujours été mesurées à Gâvre à l'aide du chronographe Le Boulengé. Cet instrument est d'ailleurs trop connu pour qu'il soit nécessaire d'en donner ici la description.
lï\H TROISlÈ>IE PARTIE.