CHAPITRE III
RÉSISTANCE DE l'aIR AU MOUVEMENT DES PROJECTILES OGIVAUX.
§ 1. — Observation préliminaire.
Ce Chapitre doil être considéré comme faisant immédiatement suite au Chapitre II de la première Partie et les notations sont exactement conservées; de sorte que, r désignant l'accélération qui correspond à la résistance de l'air,
où a^ p, ç représentent respectivement le diamètre, le poids et la vitesse du projectile, A le poids du mètre cube d'air et f{^) une certaine fonction de la vitesse dont il faut déterminer la nature.
§ 2. — Formules.
Les expériences exécutées sur les projectiles sphériques ont démontré que la fonction y (i^), croissant avec la vitesse, convergeait cependant vers une certaine limite, en sorte qu'on a pu la représenter par la formule
j/Ittô)"
Il était assez naturel de rechercher si la même expression pouvait encore être appliquée aux projectiles ogivaux, les coefficients seuls étant modifiés.
l56 TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE III.
Les expériences dont on va rendre compte ont, en effet, montré que f{^) devenait sensiblement constant dès que la vitesse surpassait 4oo™, mais que la limite A décroissait en même temps que l'angle ogival y, en sorte que le rapport
— — conservait toujours à peu près la même valeur, savoir
Par suite, il convenait d'examiner si la même proportionnalité ne pouvait pas être admise pour toutes les valeurs de/(p). On a donc cherché à déterminer les diverses constantes qui entrent dans la formule, de manière à satisfaire à cette condition. C'est ainsi qu'on a été conduit à poser
/i=zio; /i 1=1 0,0000028, et, par conséquent, à adopter l'expression