‹ Traité de balistique expérimentale (volume 2)Chapitre 45 sur 141 · INFLUENCE DU VENT SUR LE MOUVEMENT DES PROJECTILES, ETC · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU VENT SUR LE MOUVEMENT DES PROJECTILES, ETC

du canon fait avec le plan de tir un petit angle dont la tan-

gente est égale à -rr — —» Par conséquent, après avoir atteint

le sol, le projectile, abstraction faite de la dérivation, se trouve, par suite de Faction du vent, éloigné de sa position

primitive dans le plan de tir d'une quantité égale à r— ^

Mais, en vertu du mouvement général imprimé au système, le plan de tir parcourt, pendant la durée'T du trajet, un espace égal à W2T dans le même sens. Donc, au moment de la chute, la quantité dont Faction du vent a éloigné le projectile du plan de tir est égale à

\ VcosolJ

Telle est la correction qu'il faut faire subir à la dérivation observée. Elle doit en être retranchée ou y être ajoutée, suivant que le vent favorise ou contrarie la dérivation.

La différence T — est nécessairement positive ; en

effet, si la composante horizontale de la vitesse initiale conservait sa valeur primitive V cos a, la durée du trajet serait évidemment éffale à ^r ; or la durée réelle est forcément plus

^ Y cosa ^

grande, puisque cette composante horizontale va constamment en décroissant.

Par suite du mouvement général imprimé au systèïne, l'axe du projectile fait un angle ^ avec la nouvelle direction de la vitesse initiale. Cet angle s'évalue facilement ep remarquant que cette dernière est la résultante de la vitesse V dirigée dans le plan de tir et d'une vitesse W2 perpendiculaire à ce plan. On a donc

tangi^zn— .

L'existence de l'angle ^h peut avoir pour résultat de modifier la dérivation ; d'un autre côté, il doit aussi nécessaire-

l54 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE II.

ment augmenter la résislance de l'aîr et, par suite, exercer une certaine influence sur la portée. Mais on ne pourrait tenir compte de ces eff'ets qu'au moyen d'hypothèses fort hasardées; et mieux vaudrait encore conserver les résultats tels que les donne l'expérience, que d'y apporter des corrections qui n'inspirent aucune confiance.

On a fait remarquer dans le § 2, en considérant la composante du vent parallèle au plan de tir, que l'axe du projectile faisait également avec la direction de la vitesse initiale V^ un angle dont la valeur absolue était ai — a. L'existence de cet angle peut, comme celle de l'angle ij>, exercer une légère influence sur la dérivation ; mais, dans l'état actuel des choses, il serait absolument impossible d'y avoir égard.

§ 5. — Observations.

Les corrections que l'on vient de mentionner ont été apportées à toutes les expériences dont on va, dans les Chapitres suivants, exposer les résultats. Il est à remarquer qu'elles présentent toujours quelque incertitude, vu les difficultés qu'ofire l'appréciation de la direction et de la vitesse du vent. Il est bien rare que cette vitesse soit constante, et, le plus souvent, elle ne se fait sentir que par bouff'ées. En outre, les observations ne peuvent être faites que dans le voisinage du sol et fréquemment le projectile s'élève à des hauteurs où les agitations de l'atmosphère peuvent être fort diff'érentes.

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