‹ Traité de balistique expérimentale (volume 2)Chapitre 52 sur 141 · VITESSE MOYENNE · texte numérisé non relu

VITESSE MOYENNE

VALEUR DE /■{t').

inrérieures.

supérieures.

0,3620 o,35ii

Les différences sont très faibles. L'ordre suivant lequel elles se présentent pourrait seul attirer l'attention, attendu que la fonction se montre d'abord légèrement croissante, puis décroissante; mais cet ordre doit être considéré comme tout à fait fortuit car dans toutes les épreuves précédentes aussi bien que dans celles dont il reste à rendre compte, les différences sont tout à fait irrégulières dès que la vitesse surpasse 5oo"' et la fonction ne se montre jamais décroissante. La moyenne de ces nombres est 0,362 ; la formule donne o,366^ différence : 0,004.

En conséquence, et bien qu'il n'ait été fait aucune épreuve avec des vitesses inférieures à 5oo™, il est permis de penser que la formule du § 2 et la Table que l'on en a déduite sont applicables aux projecrtiles dont Pavant est hémisphérique.

11 est dès lors naturel de comparer cette Table à celle que

Ton a obtenue pour les boulets sphériques. De cette comparaison, il résulte que la résistance éprouvée par la sphère serait .constamment supérieure à celle que subissent les boulets terminés à l'avant par une demi-sphère. Toutefois, les différences se montrent irrégulières; mais ce serait à tort (|ue l'on attacherait l'idée d'une exactitude mathématique à des formules fondées sur des faits qui ne sont connus qu'approximativement.

On a fait remarquer, dans le Chapitre II delà première partie, que les boulets sphériques étaient toujours animés d'un mouvement de rotation qui, par suite du défaut de coïncidence entre le centre de gravité et le centre de figure, augmente la résistance de l'air et qui doit causer, en outre, de grandes irrégularités dans les expériences.

Il est donc permis de penser que la Table du § 2 s'appliquerait très approximativement à des boulets sphériques d'une fabrication plus parfaite.

Pour les sphères comme pour les projectiles ogivaux, on a

trouvé Y = 3. Le rapport des valeurs de A qui correspondent d'une part aux boulets sphériques, d'autre part à ceux qui sont terminés à l'avant par une demi-sphère est d'ailleurs égal à |j|. En multipliant par ce rapport les nombres que fournit la Table du § 2, on obtiendrait une nouvelle Table qui, comparée aux résultats des expériences exécutéçs sur les sphères, ne présenterait que des différences certainement inférieures aux erreurs dont ces expériences peuvent être affectées. L'adoption de cette Table ferait disparaître les irrégularités signalées plus haut dans les différences. Sans doute elle s'écarterait un peu plus des épreuves que la Table du Chapitre II de la première Partie ; mais les formules qui se rapprochent le plus des résultats des épreuves ne sont pas toujours celles auxquelles il faut donner la préférence.

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