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Dans chaque Tableau, on voit la portée croître d'abord à mesure que la ceinture s'éloigne du culot; puis elle n'éprouye plus que de légères variations et, dans certains cas, finit même par se montrer décroissante.
De l'ensemble général des faits, il résulte que l'influence de la position de la ceinture s'affaiblit à mesure que le calibre, la vitesse initiale et l'inclinaison finale des rayures vont en augmentant.
Non seulement le changement de position de la ceinture peut modifier la portée et, par suite, la valeur de K; mais, d'après deux séries d'expériences exécutées en 1877 et 1878 sur le canon de 14"^°*, ce changement paraît encore exercer une grande influence sur la manière dont le coefficient K varie avec l'angle a. Les projectiles étaient des obus ogivaux de m^^y conformes à ceux qui ont été décrits dans le § 14 et représentés Jig, 34, sauf la position de la ceinture. Leur vitesse initiale était égale à 455".
Première série d'expériences.
Distance de la ceinture au culot des projectiles, lô"™.
Angle a ,
Valeur de 10" K .
12,54 i 12,43 i3,oo i4>52
Deuxième série d'expériences.
Distance de la ceinture au culot des projectiles, 38"
Angle a
Valeur de io*<'K.
Toutes les valeurs du coefficient K qui correspondent à la ceinture placée à i5"*"* du culot sont notablement supérieures à celles qui ont été obtenues lorsque la ceinture se trouvait à 38™™ du culot. En outre, dans le premier cas, la valeur de K augmente rapidement avec l'angle de départ, tandis que.
dans le second, elle paraît décroître, du moins lorsque a varie entre 5"^ et io^.
Les expériences rapportées dans les paragraphes précédents, et qui vont servir de base à rétablissement des formules, ont généralement été exécutées avec des projectiles munis de ceintures placées à [a position qui paraissait la plus avantageuse. Cette condition, toutefois, n'était pas remplie pour les projectiles de 24*^"*, 27^™, 32*^°* et 34*^™ ; mais, par suite de la grandeur du calibre, les portées ne pouvaient être alors que très légèrement influencées. Elle n'était pas remplie davantage par les projectiles de 19*^™, et c'est sans doute à cette circonstance qu'il faut attribuer la croissance très rapide du coefficient R, qui a été signalée pour les obus de ce calibre lorsque leur vitesse était réduite à 346™ (§ 12).
Quoi qu'il en soit, il convient de ne se servir qu'avec réserve des résultats obtenus avec les calibres inférieurs à 24*^™.
La forme du profil des ceintures peut aussi, dans certains cas, avoir une grande importance. Deux profils différents, représentés par les Jîg, 38 et 39, ont été essayés comparati-
Fig. 38 et 39.
vement dans deux tirs exécutés à Gâvre, au mois de janvier 1880, avec des obus de 16^°^ et de 45*^^. L'inclinaison était de 25*^ et la vitesse initiale des projectiles égale à 543™.
^ > j.j .. 1 , ( Profil nM... 8325»
Portée moyenne déduite de 24 coups j p^^^^j ^^ ^ ^^^^
Différence 627
La différence est certainement très considérable; mais il est à remarquer que les ceintures ayant le profil n® i avaient
été, pour la plupart, complètement rasées par le frottement des cloisons.
§ 17. — Conséquences des expériences.
Dans les expériences qui viennent d'être rapportées, les vitesses ont varié entre 328™ et 543™, et les angles entre 5" et 48"; même l'inclinaison du canon de 10*^"^ a été poussée jusqu'à 80". Les angles y ont varié de 33' à 47^-
L'examen des faits montre que la formule (A) est susceptible de représenter d'une manière satisfaisante les résultats des expériences^ mais, des trois coefficients e.l>, oll, 3 qu'elle renferme, les deux premiers, toujours de signes contraires, ne présentent qu'une légère différence. C'est en la négligeant et supposant, par conséquent, i)l) = — X^ qu'on obtient la formule (B), laquelle donne une approximation presque égale, et dont l'emploi se trouve ainsi justifié. Elle a l'avantage de ne renfermer que deux coefficients arbitraires M et N, de sorte qu'il suffirait de connaître la manière dont ces deux coefficients varient avec la vitesse pour obtenir une expression générale de la fonction K.
La formule (B) peut être écrite sous la forme
(B) V 2-^ — N — - I — cosa)-f-séca .
On a vu précédemment (§ 16) que la manière dont le projectile était maintenu dans l'âme exerçait une influence considérable sur la variation du coefficient K avec l'angle de départ. C'est à cette circonstance que doivent sans doute être attribuées, du moins en grande partie, les nombreuses irrégularités que l'on rencontre dans les différentes valeurs
du rapport ^5 rapportées dans les paragraphes précédents.
L'influence de la manière dont le projectile est maintenu dans l'âme, très considérable pour les petits canons, perd, comme on l'a vu, beaucoup de son importance à mesure que
le calibre augmente. C'est donc à l'aide des résultats fournis par les canons de gros calibre qu'il convient de rechercher la
manière dont le rapport ^ varie avec la vitesse.
A cet effet, on a inscrit dans le Tableau suivant les valeurs
de j^ qui correspondent aux différents tirs exécutés avec les
canons de 24, 27, 32 et 34*^™, en les rangeant dans un ordre tel que les vitesses décroissent de la première à la dernière :
CANON