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CHAPITRE III

§ 1. — Expression générale des vitesses.

Soient

w le poids de la charge de poudre, en kilogrammes^

p le poids du projectile » ;

Aie diamètre div cylindre de l'âme, en décimètres-,

A^le diamètre du cercle équivalent à la section transversale de Fâme et des rayures, en décimètres^

a le diamètre du boulet » ^

a^ le diamètre du cercle équivalent à la section transversale du boulet et des tenons, en décimètres-,

C la capacité totale de l'âme et des rayures exprimée en décimètres cubes ^

V la vitesse du boulet au sortir du canon et exprimée en mètres -,

V^, la vitesse qu'acquerrait le mobile, si aucun vide ne permettait aux gaz de s'échapper entre sa surface et les parois de la bouche à feu et si les rayures étaient rectilignes.

Il est bien clair que, pour calculer V,, on peut assimiler la bouche à feu à un canon lisse dont le calibre serait égal à A, et, par conséquent, faire usage des formules qui ont été données dans le Chapitre I de la première Partie.

D'après cela,

loJ^— .

Admettant l'emploi d'une poudre semblable à celle, du Ri-

pault 1842,

jzz: 3,0933578 — I,32232(pj :

lorsque r^ ne surpasse pas o,o444î

quand p varie entre o,o444 ^^ 0,06665 ^iifin

si p est intermédiaire entre 0,0666 et 0,1.

Quant à la valeur de Zy elle est donnée par l'équation

tant que -p^ — ne surpasse pas 0,087 (I" Partie, Chap. I,

Ces formules supposent que le diamètre du mandrin est égal aux 0,^916 du diamètre de la partie de l'âme qui enveloppe la charge. D'après cela, pour qu'on soit autorisé à en faire usage, il faut que a = o,9i6A, si l'origine des rayures est placée en avant de la charge, et que a = 0,9 16 A,, si elle se trouve placée au fond même de l'âme.

11 n'est pas inutile de rappeler encore que, dans les expériences qui ont servi de base à l'établissement des formules, le boulet se trouvait toujours en contact immédiat avec la gargousse.

La différence qui existe entre V, et V est due, en partie, à l'inclinaison des rayures et en partie au vide qu'on est obligé de laisser subsister entre la surface du projectile et les parois de l'âme. Il semble assez naturel de séparer les effets de ces deux causes, en se servant, pour calculer la perte de

vitesse due au vide, des formules qui ont été données dans la première Partie, Chap. I, § 21 -, mais il se présente une difficulté. Au commencement du mouvement, le rapport de la section transversale du vide à la section transversale de l'âme

et des rayures est égal a k^i ^^ ^ — ÂTi^ P^^^ tard,

l'usure et la déformation des tenons font varier la grandeur du vide. Quoi qu'il en soit, cette marché ne conduit pas immédiatement à un résultat simple, et Ton réussit mieux en cherchant le rapport qui existe entre la valeur de V donnée par Texpérience^et celle de V,.

Dans les expériences dont il va être question, un valet était toujours interposé entre la gargousse et le projectile. Cette circonstance exerçait une certaine influence sur la vitesse initiale, et, par conséquent, sur le rapport 0.

Les vitesses, mesurées à l'aide de l'appareil électrobalistique, étaient toujours prises à 3o"^ ou ^6°^ de la bouche à feu. On en déduisait les valeurs des vitesses initiales en se servant des formules établies dans le Chapitre II.

§ 2. — Canons de 16*=™. — Expériences de 1858.

Canon de 36 foré au calibre de o"*,i6. Diamètre de l'âme : A= i'^",644- Longueur de l'âme ; L= 27*^°^, 5. Distance de l'origine des rayures au fond de l'âme : s'^"^, 5. Diamètre du cercle équivalent à la section transversale de l'âme et des rayures, A,= i^™,685. Capacité totale de l'âme et des rayures :

Projectiles ogivaux.

Yr=4i»5i'

Ces boulets différaient en* quelques points de ceux qui ont

été décrits dans le Chapitre 11^ § 2 ^ dans la partie cylindrique, ils avaient un peu plus de longueur 5 en outre, la lumière traversait le culot, et la chambre était terminée à l'avant par une demi-sphère.

Rapport de la section transversale du boulet et des tenons

à celle de l'âme et des rayures ( x" ) = 0,964.

Poudre de Vonges (i856), produisant à très peu près les mêmes effets que celle du Ripault, ainsi qu'on s'en est assuré par des épreuves comparatives.

Diamètre du mandrin des gargousses , i'^",5.

Un valet en étoupe de 2*^"*, 00 de longueur et du poids de 0*6^ 65 était interposé entre la gargousse et le boulet.

Résultats moyens des expériences.

Charge en kilogrammes. . .

Vitesse V, déduite des formules (mètres) .

Vitesse V donnée par l'expérience (mètres) .

Valeur du rapport 6 = — . •

Nombre de couds

Jour de l'expérience

juille

6 ju

illet.

On voit que, si le rapport 9 n'est pas rigoureusement constant, au moins peut-il être regardé comme tel entre des limites fort écartées l'une de l'autre. Il est permis d'attribuer les variations que présente le Tableau précédent aux anomalies inévitables des expériences.

§ 3. — Canons de 16"™. — Expériences de 1859.

Le but véritable des expériences de 1809 était la détermination de la résistance de l'air; elles ont été décrites dans le

Chapitre II, § 2. On en a déduit le Tableau suivant. Le poids du boulet était encore de 3o^s.

Charse en kilosrrainmes

3io,9 0,853

Vitesse initiale V donnée par Texpé-

rience (mètres).

Les variations du rapport paraissent encore irrégulières. En prenant des moyennes entre les résultats donnés par les mêmes charges dans les deux séries d'expériences, on obtient ce qui suit :

Charâre en kilo£rrammes

Valeur de 6 = —

§ 4. — Canons de 16"". — Expériences de 1860.

Diamètre de Tâme : A=i'*"',648. Longueur de Tâme : L=26*^",68. Distance de l'ogive des rayures au fond de l'âme : 4^™? 5. Diamètre du cercle équivalent à la section transversale de l'âme et des rayures : A^ = i^^y 654 > capacité totale de l'âme études rayures i C = Sp**™, 29.

Boulets cylindriques creux à l'arrière décrits dans le Chapitre II, § 6. Diamètre : a = i^'^yS^Z ; poids :p = 45^^.

Rapport de la section transversale du boulet et des tenons

à celle de l'âme et des rayures • (V ) ^^ ^i9^*

Poudre du Ripault, iSSp; diamètre du mandrin des gargousses : i**"*,5.

Un valet en algue de i'^"*,! de longueur, iijterposé entre la gargousse et le boulet.

Résultats moyens des expériences.

Charge en kilogrammes

Vitesse V, déduite des formules, (mètr.) Vitesse donnée par rexpérience.(mètr.).

367,9 3io,9

Nombre de coups

Jour de l'expérience

I et 5 sept.

5 et 6 sept.

5septemb.

Dans la journée du 6 septembre, on avait mesuré la résistance de l'air (Chap. II, § 6).

Ce Tableau, s'il était isolé, porterait à croire que le rapport croît avec la charge \ mais les valeurs qu'il renferme sont comprises entre celles qui se trouvent dans le § 2 et le

§ 5. — Canons de 16*^. -- Expériences de 1861.

Canon de 16*^™, dit à grande puissance, se chargeant par la culasse.

L'âme se composait de deux cylindres raccordés par une partie tronconique.

Cylindre de l'arrière : diamètre, i*^™,66. Longueur, i2**°*,25.

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