LE BOULET
en contact
avec
la gargousse.
Grappe de i5 balles de 56"'»
Canon n«> i.
Canon-obusier.
Caronade.
d = 0,0609 rf— 0,0724 c?==o,o83i
û?=r 0,0267 d — o,o3io d~OjOl^\o
Grappes de 120 balles de 28'°'"
1 Canon-obusier.
1 Caronade.
rfz= 0,0768 d = 0,0968
De l'ensemble général des faits qui viennent d'être exposés, on peut tirer les conclusions suivantes :
La dispersion s^ opère é gaiement *dans tous les sens ; elle est indépendante de la vitesse initiale et proportionnelle à la distance.
Cette proportionnalité doit faire considérer la dispersion comme le résultat des écarts initiaux; il faut donc que ces derniers se produisent indifféremment dans tous les sens et soient à peu près les mêmes, quelle que soit la charge.
Mais l'exactitude des conclusions est nécessairement limitée à une certaine distance. Ainsi qu'on l'a déjà dit, par suite de l'inégalité des vitesses, la dispersion verticale doit finir par l'emporter sur la dispersion horizontale; de plus, les effets des forces déviatrices, masqués d'abord par la grandeur des écarts initiaux, doivent plus tard devenir sensibles et faire croître la dispersion plus rapidement que la distance. La proportionnalité se maintient d'autant plus longtemps que les projectiles ont un plus grand diamètre ; on a vu que, pour les boulets de 4^ elle subsistait encore à 35o™.
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38o PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE XII.
§ 7. — Influence du plateau sur la dispersion.
Le plateau, en fer forgé, interposé entre la poudre et les balles diminue la dispersion,
La grappe de 48 balles de 47"*"? employée dans Tobusier de 22*^"*, était d'abord montée sur un sabot en bois (§ 3); et, alors, aux distances de 5o™, loo"*, i5o" et 200"*, elle a donné des dispersions moyennes respectivement égales à 2™, 18; 4™, 77 ; 6", 3o et 1 1"*, 5 1 ; de sorte que le rapport moyen de la dispersion à la distance était 0,0478. Ce rapport s'est réduit à G, 0891 quand la grappe a été placée sur un plateau (§6).
Les grappes destinées à la caronade étaient autrefois montées sur des culots en fonte de fer dont la forme s'adaptait à celle du raccordement delà chambre. Chaque fois que le culot était brisé, et cela arrivait fréquemment, la dispersion devenait très grande; par suite, le tir offrait beaucoup d'irrégularité.
L'interposition d'un boulet entre la gargousse et la grappe fortifie le plateau et, par suite, peut amener une diminution dans la dispersion; c'est ce qui est arrivé dans le canon n** i pour la grappe de i5 balles de 56"*"*; mais dans les deux autres bouches à feu la dispersion est restée à peu près la même.
Les grappes de 120 balles de 28"™ ont donné des résultats contraires; l'introduction du boulet a paru augmenter la dispersion; mais les expériences relatives à ces grappes ont présenté de l'iiiceriitude; quelques balles n'atteignaient pas l'écran ou ne le rencontraient qu'après des ricochets.
En prenant des moyennes entre les résultats des tirs exécutés, les uns sans boulet, les autres avec un boulet touchant la gargousse, on a le Tableau suivant ;
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0BSBRTATI0N8.
GRAPPB
de i5 lAilles de 56—.
CBAPPB
de ia8 balles de as—.
Canon n*» i
Canon-obusier
rf =0,0634 d= 0,0681 rf = 0,0853
Caronade
§ 8. — Angmentation de la dispersion quand on oppose nn obstacle an mouvement des balles. — Influence de la position du boulet dans le tir à boulet et à mitraille.
Un corps placé dans la bouche à feu en avant des balles augmente la dispersion.
Un essai, a été fait en 1840, en vue de supprimer le sac de toile et le transfîlage de la grappe de dix boulets de 4- Les boulets étaient pressés entre deux plateaux en fer forgé de i3"*™ d'épaisseur et réunis par une tige centrale; trois cercles en fer feuillard les maintenaient latéralement. Le rapport de la dispersion à la distance est devenu égal à 0,0264, tandis qu'il n'est que de o, oîiSd pour la grappe ordinaire à un seul plateau ( § 7 ) .
Les expériences sur le tir à boulet et à mitraille ont offert un résultat singulièrement remarquable. On a varié l'ordre du chargement, en mettant successivement en contact avec la gargousse d'abord la mitraille, puis le boulet. Dans le premier cas, la dispersion s'est toujours montrée à peu près double de ce qu'elle était dans le second. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter les yeux sur le dernier Tableau du § 6. .
Ainsi, un simple changement dans la position du boulet suffit pour faire varier la dispersion dans le rapport de 2 à I.
La position du boulet près de la gargousse réduit donc de moitié la dispersion; on a vu d'ailleurs (§ S) qu'elle avait
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l*avantage d'éloigner la limite à laquelle la trajectoire du boulet se sépare complètement de celle 'des balles; elle permet, par suite, d'employer le tir à de plus grandes distances : aussi estelle prescrite par les règlements.
Mais quelquefois le but est extrêmement rapproché et offre une certaine étendue; c'est alors la grappe qui doit être mise en contact avec la g^rgousse.
En général, on augmente la dispersion toutes les fois qu'on apporte quelque obstacle au mouvement des balles; c'est, par exemple, ce qui est arrivé lorsqu'en 1840 on a voulu substituer au sac de toile et à son transfilage un réseau en fil de fer.
§ 9. — Influence du nombre et du diamètre des balles.
Dans une même bouche à feu, la dispersion est à peu près proportionnelle à la racine cubique du nombre des balles qui composent la grappe ; en sorte que, N désignant
le nombre des balles, lerapport3-r= est sensiblement constant.
C'est du moins ce qui résulte du Tableau suivant, qui résume les expériences exécutées sur l'obusier de 22*^° :