‹ Traité de balistique expérimentaleChapitre 105 sur 127 · NATURE DE LA GRAPPE · texte numérisé non relu

NATURE DE LA GRAPPE

VALEUR

derf.

VALEUR DE

VALEUR

moyenne.

Grappe de 10 boulets de 4

» 48 balles de 47™"..

» 6^ balles de 47™"..

On peut encore comparer les grappes de 120 balles de 28^"^ aux grappes de i5 balles de 56™"'. Si le principe précédent est exact, la dispersion des premières doit être double de celle des secondes ; et c'est, en effet, ce qu'il est facile de vérifier en examinant le Tableau qui termine le § 7.

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En général, quand le poids de la grappe reste le même, la dispersion est en raison inverse du diamètre des balles.

§ 10. — Influence de la longuear de l'âme sur la dispersion.

Le rapprochement des résultats donnés par le canon n** i , le canon-obusier et la caronade de 3o, montre que la dispersion croît à mesure que la longueur de Pâme devient moindre. Il est naturel alors de comparer entre elles les longueurs qui, dans les trois bouches à feu, sont parcourues par les balles.

L'espace qui reste dans le canon n® i, en avant de la gargousse, quand on emploie la charge de 3^^, jS, est de 2"',43o; dans le canon-obusier, la longueur de la^ partie cylindrique est égale à i"*,788, et dans la caronade à i", 093. En retranchant de ces trois longueurs l'épaisseur du plateau ou i3™"*, on a les espaces parcourus par les balles quand le plateau louche la gargousse, savoir : 2"*, 4 17, i°*,775, i'",o8o.

Dans le cas où un boulet se trouve placé entre la gargousse et la grappe, ces longueurs doivent encore être réduites de o™, 160.

îiOrsque, comme on l'a fait dans le § 7, on confond les ivsultats des deux espèces de tirs, il faut prendre des moyennes entre les longueurs correspondantes ainsi déterminées.

Cela posé, la dispersion parait être en raison in{?erse de la racine carrée de la longueur parcourue par les balles dans V intérieur de la bouche à feu; en sorte qu'en désignant par L cette longueur, le produit d\[h est sensiblement constant, en supposant, toutefois, que les autres circonstances qui influent sur la dispersion restent les mêmes. On on jugera par le Tableau suivant :

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OtAPPE» DB I5 BALLBS DE 5G"".

VALEUR

de

VALEUR

moyenne.

Tir sans boulet, ou canouu»,.

avec boulet enr,^^^^ ^^^^^.^^ contact avec la c^^„„,d^.

gargousse. /

T^r à mitraille et|^^„^^„,,

boulet, la grappe ca„o„-obusier.

en contact avec la ( ^ ,

\ Caronade.

gargousse. j

rf:= 0,0274 L — 2"337 rf = o,o3i4 L= 1,695 c? = o,o44o L= 1,000

rf = o,o5o9 L::=2,4l7 d = 0,0724 L= 1,775

rf:=0,083l Lrr 1,080

§ il. — Expression générale de la dispersion.

Des expériences plus multipliées deviendraient nécessaires, s'il s'agissait d'obtenir pour la dispersion une expression d'une grande exactitude; mais le peu de précision du tir à mitraille empêchera toujours de les entreprendre, et l'on est assez disposé à se contenter à cet égard de simples aperçus.

Si l'on regarde, d'après ce qui précède, la dispersion comme étant à la fois proportionnelle à la racine cubique du nombre N des balles et en raison inverse de la racine carrée de la longueur L qu'elles parcourent dans l'âme, on est conduit, par le principe de la similitude, à admettre pour une bouche à feu d'un diamètre quelconque A l'expression générale

H étant un coefficient dont les expériences exécutées sur les grappes de i5 balles de 56""°* permettent de déterminer la valeur. Alors N = i5; le calibre du canon est o™, 1647; celui des deux autres bouches à feu est un peu moindre, mais la différence est sans importance; il en résulte que le produit yN )/K diffère extrêmement peu de l'unité, et que la

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valeur de H est sensiblement égale à la valeur moyenne de rfy/L, donnée daiis le § 10.

Ainsi, lorsque le tir s'effectue sans boulet ou que le boulet se trouve en contact avec la gargousse,

Mais on peut encore se servir, pour déterminer H, des expériences exécutées sur Tobusier de 22*^"*; alors A = o", 2233,

L = 1,991, et la valeur moyenne de 3-^ ^st 0,01082 (§9);

par suite, H = o, o323.

Cette valeur est inférieure à la précédente ; mais une circonstance tend à atténuer l'importance de la différence. Le diamètre du cylindre circonscrit au groupe des balles de 56"*"^ n'est que de 149™°* et laisse ainsi dans le canon de 3o un vent de i5"^™,7; tandis que le cylindre circonscrit aux boulets de 4 a un diamètre égal à 21 8"*™, 6; en sorte que, dans l'obusier de 22"^", le vent n'est que de 4'"">7' Ainsi, la similitude n'existe pas dans les deux systèmes.

§ 12. — Expériences exécutées en 1844 sur un obusier de 27*^".

En 1844? ^^ s'est occupé du tir à mitraille de l'obusier de 27^°».

La grappe se composait de dix boulets disposés en deux couches autour d'une tige centrale.

Diamètre des boulets o™, 098

» de la tige o"", 070

» du plateau o'",7io

Epaisseur du plateau o™, o25

Poids moyen des boulets 3^«, 491

Poids total de la grappe 5Z^«j 00

Dans les essais antérieurs on n'avait donné au plateau qu'une épaisseur de 18""'; mais elle avait été reconnue insuffisante.

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A la toile dite rondelette, employée jusqu'alors pour la confection du sac, on avait substitué une toile beaucoup plus forte, dite à doublage supérieur. Le transfilage était très résistant.

Un fait fort inattendu se produisit dans les premières épreuves ; le plateau et Les boulets restaient groupés jusqu'à une certaine distance, loo™ environ, au delà de laquelle la séparation s'opérait d'une manière fort irrégulière.

Ce n'était donc qu'à cette distance que le sac se trouvait déchiré; il sortait de la bouche à feu à peu près intact, ce qui s'explique non seulement par l'excellente qualité de la toile, mais encore par les faibles vitesses des balles, la charge de l'obusier n'étant que de S'^s, et aussi par la grande résistance du plateau ; le tir ne laissait sur ce dernier que de très légères empreintes.

Le moyen de remédier à cet état de choses s'offrait en quelque sorte de lui-même. Après avoir introduit la grappe dans la bouche à feu et avant de la pousser jusqu'à la charge, on coupait le transfilàge et on ouvrait le sac, qui alors ne pouvait plus faire obstacle à la séparation des boulets ; puis on plaçait le valet annulaire et on faisait agir le refouloir. La tir a repris alors sa régularité ordinaire, et le rapport de la dispersion à la distance est devenu égal à o,0252.

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