OBUS
CHARGE
Vitesse calculée.
Différence.
Vitesse calculée.
Différence.
6oi,i
La première différence, celle qui est relative à la charge de 4^5 et aux boulets massifs, n'a qu'une faible valeur numérique, qui ne surpasse certainement pas les erreurs dont les
résultats des expériences peuvent être affectés. Le rapport ^
n'est encore égal qu'à o, 12296 et le produit -^ — à OjoSSgô.
La grandeur des autres différences s'explique d'ailleurs fort naturellement : elles correspondent toutes à des vitesses obtenues dans des circonstances où les limites assignées à l'emploi des formules se trouvent largement dépassées. De nouvelles expressions deviennent alors nécessaires; mais les épreuves précédentes sont trop peu multipliées pour qu'elles puissent servir de base à des calculs ; il n'est pas d'ailleurs à présumer qu'on songe jamais à les répéter : on sera toujours disposé à n'y voir qu'un simple intérêt de curiosité. Elles montrent du moins les erreurs auxquelles pourrait entraîner un emploi inconsidéré des formules.
D'après les explications qui ont été données dans le § 19, les modifications devraient principalement porter sur l'expression de z ; il faudrait remplacer la constante n par une
fonction décroissante de 7^
Googk
§ 25. — Expériences faites à Liège par M. Navez, pour déterminer l'influence que le poids du projectile exerce sur la vitesse initiale.
En i852, M. Navez s'est servi de son appareil électro-balistique pour chercher rinfluence que le poids du projectile exerce sur la vitesse initiale, et il est à propos d'examiner si les résullats de ses expériences ne pourraient pas être représentés par des formules analogues à celles qui ont été établies précédemment.
Ces résultats sont résumés dans le Tableau suivant. Les vitesses moyennes sont déduites de huit coups.
0BSBRVATI0X9.
POIDS
delà charge.
POIDS
du boulet.
VITESSE
initiale.
dm Calibre du csmon A ~ - o q55
kg 1,0
kg
Diamètre moyen des boulets. . . a— 0,928 Longueur de l'âme L — i5,28
Poudre fabriquée à Wetteren en 1848.
Un sabot en papier pesant o''»,07 était fixé au boulet par des bandelettes en coton.
Les formules en question sont
logV, =:|logTÎT —ilog/? 4- j -
maïs V, représente la vitesse qu'aurait le projectile si son diamètre était égal au calibre de l'âme, et les expériences n'offrent aucun moyen de déterminer la perte V, — V due au vent. Admettant qu'on puisse, pour la calculer, se servir de l'équation relative à la poudre du Ripauli, on trouve V,-V=38,9. •
La charge étant constante, la quantité jk l'est aussi. Les données du Tableau fournissent cinq équations entre y et n.
On y satisfait aussi bien que possible en prenant
y ==1:2,98262 et 71—1,1964.
En effet, en se servant de ces valeurs pour calculer les vitesses initiales, on obtient les résultats suivants :