HT A
On agira de la même manière pour la perte de vitesse due au vent du projectile ; ainsi, on prendra, si la poudre est celle du Ripault,
En 1859, des boulets sphériques de 3o, les uns massifs, les autres creux, ont été employés dans un canon rayé, et leurs vitesses ont été déterminées à Taide de l'appareil élec tro-balistique .
Longueur de l'âme du canon L -= qô^^", 4'
Diamètre A= i^'",648
Les rayures étaient au nombre de trois et leur origine se trouvait à o^°^,45 du fond de l'âme. Un plan perpendiculaire à l'axe déterminait dans chacune d'elles une section d'une étendue égale à o^^ÏjoSSS; ainsi la section transversale S de l'âme et des rayures était égale à
On avait donc
S ■= 2% 2390, et par suite A, = 1^, 6883.
Évaluant séparément les volumes de la partie rayée et de
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VITESSE INITIALE DES PROJECTILES. l^g
la parlJe non rayée, et faisant leur somme, il vient
G = 58ds663.
.La poudre provenait du Ripault et portait la date de i856. La gargousse se trouvait dans la partie non rayée, et le mandrin avait un diamètre égal à i5o"^°*.
Le poids de la charge était de S*'^, 5; par conséquent,
^ = 6,05967, et la seconde formule du § 21 donne
Le poids moyen des boulets massifs était de iS^^^, celui des boulets creux de 1 1*^^,44- Cela posé, en se servant de l'expression de z donnée plus haut et de la formule
logV; =z ilogïïj — { lo'^p -hy — z,
on trouve :
i° Pour les boulets massifs,
2° Pour les boulets creux,
Le diamètre des premiers était égal à i**™, 596, celui des seconds à i^™,6o2. L'expression de V, — V donne, en conséquence :
1° Pour les boulets massifs,
Y -y = 88-^,7, d'où V=:4i2«",o;
2° Pour les boulets creux,
V, — V = 83,i, d'où V = 464^2.
Mais les boulets creux étaient ensabotés, et le poids des sabots se trouvait égal à o^^s, 56.
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La formule ~ = ^ du § 27 donne
= I , oo4, par suite V, == 466°',o.
On a donc finalement les résultats ci-après
B0CLET9.
VITBSiB
calculée.
VITBSiB
donnée par l'expérience.
NOMBRB
de coups.
Massifs
Creux
La différence entre la vitesse calculée et la vitesse observée n'est que de 3™ pour les deux espèces de projectiles, et Ton peut d'ailleurs l'expliquer par cette circonstance que, dans le chargement, un valet en algue de 11 0"^°* de longueur se trouvait placé sur la gargousse (§29).
§ 36. — Épreuves des pondres.
On se servait, pour essayer les poudres, d'un petit mortier à semelle, appelé éprouvettSi autrefois en bronze, plus tard en fonte de fer. La chambre était cylindrique et terminée au fond par une demi-sphère ; diamètre, 49°*">6; longueur, 58™°*, 7. Le calibre de l'âme était de 191°*™, 2; la longueur comprise entre l'entrée de la chambre et la tranche était égale à i35"*"*,7. Une portion de sphère tangente au cylindre le raccordait avec l'entrée de la chambre. La capacité totale de l'âme, y compris la chambre, était de 6*^*^,059. La lumière avait 3™™, 4 de diamètre, était perpendiculaire à l'axe de la pièce et très rapprochée du fond de la chambre.
Le mortier pesait i2o'^8 et était incliné à 45"*; la semelle était logée dans un plateau en chêne du poids de 60"^*; c'était ce plateau qui glissait sur la plate-forme.
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VITESSE IKITULE DES PROJECTILES. l5l
Le projectile, anciennement en bronze et plus tard en fonte de fer, avait un diamètre exactement égal à 189°*™, 5 et pesait 29^5^ 3yo.
On obtenait ce poids au moyen d'une cavité centrale dans laquelle on coulait du plomb. L'orifice était taraudé et fermé par un bouchon à vis dont la tête se raccordait avec la surface du globe. Pour les transports, et même lorsqu'il s'agissait d'introduire le projectile dans le mortier, ce bouchon était remplacé par une poignée à vis; on ne le mettait qu'après que le chargement était effectué.
La charge de poudre pesait 92^'; on la versait dans la chambre au moyen d'un entonnoir coudé. Le feu était communiqué à l'aide d'une étoupille.
Une épreuve se composait de quatre coups consécutifs ; la première portée était toujours plus faible que les autres, et l'on ne prenait la moyenne que ^ur les trois dernières.
Pour tenir compte des dégradations que pouvaient avoir éprouvées le mortier et les globes, on essayait comparativement une poudre-type, conservée dans des bouteilles de verre fermées hermétiquement.
Lorsque le centre de gravité du projectile coïncide avec le centre de figure, le grand poids du mobile et la faiblesse de sa vitesse rendent la résistance de l'air à peu près négligeable, de sorte que la vitesse initiale V peut être calculée assez approximativement par la formule
dans laquelle X représente la portée (chap. VI, § 2).
Ainsi, par exemple, en supposant tour à tour X = 200", X= 260°*, on trouve successivement
V=:49°»,5 et V=z5o'",5.
On obtiendrait une valeur supérieure si l'on voulait faire usage des formules du § 22. On a en effet
t;; z=io,oi5i84, — =o,oo3i325, -7^ ^n i i536; Lt p L>
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l52 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE I.
le vent A — a = i"™,7-, d'après ces données, on trouve
La masse de poudre est très faible . La différence que l'on rencontre ici n'a donc rien qui doive surprendre.
Le défaut capital de ce genre d'épreuves est que les poudres y sont comparées dans des circonstances qui s'écartent beaucoup de celles qui se présentent habituellement dans le service. Aussi a-t-on souvent remarqué qu'une poudre, après s'être montrée inférieure à une autre dans le tir de l'éprouvette, l'emportait à son tour lorsqu'on les employait toutes deux dans les canons. C'est précisément ce qui est arrivé pour les poudres du Ripaull et du Pont-de-Buis.
On lit dans le Traité d'Artillerie du général Piobert (partie pratique) : « Si l'éprouvette était arrêtée dans son recul, soit par des obstacles, soit par une masse additionnelle, les portées seraient augmentées; l'augmentation varierait avec les résistances éprouvées dans le recul et pourrait aller jusqu'à 35™ ou 4o™. »
Cependant, dans des épreuves comparatives faites au mois de juillet 1861, au polygone de Lorient, on a obtenu exactement la même portée moyenne, soit en se conformant aux prescriptions ordinaires du tir, soit en chargeant le plateau d'un poids de 366*^8 uniformément réparti. Dans le premier cas, le plateau, après un recul de l'^jSo, frappait violemment un heurtoir placé à Tarrière; dans le second cas, le recul était réduit à ao'^'".
§ 37. — Expériences exécutées en 1859 sur le mortier de 32 à plaque, modèle 1855.
D'après le modèle adopté en i855, la partie cylindrique de l'âme du mortier de 82 a un diamètre égal à 824"*™, 8 et une longueur de 453"°*. La chambre a 5oo°*"* de longueur; le fond est formé par une portion de sphère dont le rayon est égal à 1 36"" ; la surface latérale est un tronc de cône tangent à cette
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VITESSE INITIALE DES PROJECTILES. l53
sphère et dont la grande base est l'extrémité du cylindre. Longueur totale de Fâme, gSS"*""; capacité, 66**% 36. La lumière a un diamètre égal à 5°*™, 6, est perpendiculaire à Taxe du mortier et le rencontre à 76™"* du fond de la chambre.
Inclinaison de l'axe 42° 3o'
Poids du mortier - 46oo''«f,o
»^ L j A. ^Diamètre 320»", 6
Bombes de côte, i ,% . , r- r.
{ Epaisseur des parois. 57"»", 8
Poids moyen des bombes vides 90''*, 3
» des bombes chargées 94 ''*»<>
La charge de poudre est versée dans la chambre, sans qu'aucune enveloppe l'entoure. Aucun corps n'est interposé entre elle et le projectile. La chambre peut renfermer iS''^ de poudre.
Pour mesurer la vitesse initiale, il a fallu adopter une disposition qui permît de réduire considérablement l'inclinaison du mortier, sans quoi le projectile n'aurait pas rencontré les cadres de l'appareil électro-balistique. Par suite, lorsque la charge était considérable, on n'a pu la maintenir dans la chambre qu'en l'enveloppant d'une gargousse. On s'est servi de poudre du Ripault.