‹ Traité de balistique expérimentaleChapitre 5 sur 127 · Poud · texte numérisé non relu

Poud

re R.F.G.

* Poud

re Pebble sp

liérique es

[Mgnole. c Poudre

Peliet.

T la plus forte qu'atteigne le rapport ^ est, comme

0,9 pour les poudres F. G et Pebble, et 0,93 idre R.L.G.

)le et Abel ont régularisé les résultats à l'aide de s ont considéré comme identiques les pressions vec les poudres Pebble et R.L.G., mais ils ont ►our la poudre F. G., une courbe particulière qui le avec la première pour les faibles pœssions, tan-

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PRÉLIMINAIRES. l5

dis qu'elle en diffère notablement quand le rapport r^ atteint

une valeur considérable.

En prolongeant les courbes un peu au delà des limites indiquées par l'expérience, ils ont trouvé qu'à une valeur de

r7 égale à l'unité correspondaient, pour les poudres Pebble

et R.L.G., une pression de 656y^^ par centimètre carré, et pour la poudre F. G. une pression de 6o66''s.

Les expérimentateurs se sont proposé de rechercher une formule propre à représenter la loi des pressions en fonction

du rapport j^- Celle qu'ils ont adoptée est fondée sur des

considérations théoriques qu'il n'est pas inutile d'exposer sommairement.

MM. Noble et Abel admettent que les résidus sohdes se trouvent, au moment de l'explosion, à l'état liquide. Soit acT le volume occupé à ce moment par ces produits ; le volume occupé par les gaz est G — dm. Regardant la loi de Mariotte comme applicable, ils supposent que la pression p peut être exprimée par la formule

R étant une constante, ou

Ils ont déterminé les valeurs des constantes R et a en prenant parmi les résultats deux couples de valeurs de p et

de g.

Tls ont trouvé ainsi

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r6 PRÉLIMINAIRES.

La formule qui résulte des expériences est donc

Cependant, comme Tinfluence rélVigéranle du vase a pour résultat, surtout aux faibles charges, de diminuer les pressions observées, les exj)érimentateurs ont adopté une valeur de a égale à 0,6, ce qui a pour résultat d'augmenter la valeur de la pression aux faibles charges. La formule devient alors

oA) I •>.

L(î Tableau suivant peniiet de comparer les résultats du (îalcul avec les données de Texpéiience.

"iç

UEMSITÉ xotenm:

VALEt-R DE It

U >\XÉE l'AK

des produits

DIFFBRBXOES.

de la combustion •

lexp-iriencc.

ia roroiuio.

o,38oo

iSii

o,5ooo

o,53oo

3oo3

5lI3

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PRÉLIMINAIRES

On voit que la formule (i) augmente sensiblement la valeur des pressions obtenues aux faibles charges.

On pourra, dans les applications, s'aider de la Table suivante :

DENSITé MOYENNE

des produits de la combustion

PEESSIOIf

par

centimètre carré

DB?ISITi MOYBNilB

des produits

de la combustion

PRESSION

en liilogrammes

par centimètre carré

o,io

Si, comme le pensent les expérimentateurs, une partie des produits de la combustion est à l'état liquide au moment de l'explosion, il résulte de la formule (i) que cette partie occuperait, à cet instant, un volume de o*'*',6 par kilogramme de poudre, tandis qu'à la température ordinaire et sous forme solide son volume est seulement de o*^, 29.

La formule donnerait un résultat infini pour une valeur

(le — égale à -j c'est-à-dire égale à |. Il ne faudrait donc pas

songer à l'appliquer quand la valeur de p devient supérieure

à l'unité. Or cela peut arriver avec les nouvelles poudres, dont la densité du grain est supérieure à 1,8.

Les expériences de MM. Abel et Nobel ont donné des

résultats fort inférieurs à ceux qu'avait obtenus Rumford. On

a déjà fait remarquer que, dans les expériences exécutées à

Munich, les gaz, au moment où ils atteignaient le tampon qui

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l8 PRÉLIMmAIRES.

fermait le canon, étaient animés d'une vitesse qui devait nécessairement augmenter leur action. Peut-être ausài, vu le peu de durée du phénomène, l'appareil à écrasement employé par MM. Abel et Noble n'accusait-il pas toute la grandeur qu'atteignait la pression.

Les mêmes expérimentateurs ont fait dé nombreuses recherches sur la combustion des poudres en vaisseaux clos. Ils ont remarqué que les poudres qui produisent la plus grande quantité de gaz permanents sont aussi celles qui développent le moins de chaleur; ils ont conclu qu'il s'établit alors une sorte de compensation par suite de laquelle les diverses poudres en usage produisent en vaisseaux clos à peu près les mêmes effets {Comptes rendus des séances de VAcadémû* des Sciences y t. LXXXIX, p. i63).

Ce raisonnement, qui attribue les effets de la poudre aux seuls gaz permanents, suppose que les autres produits de la <îombustion sont, au moment de l'explosion, à l'état liquide.

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