CANON DB
Quantité de bois entraînée par le boulet et exprimée en décimètres cubes. . . .
Ce bois est d'ailleurs divisé en fragments irréguliers et de grosseurs fort différentes ; parfois il s'y joint des chevilles en fer(*).
(') En i844y on a fait une expérience dont le but était de savoir si l'on ne pourrait pas arrêter les éclats de bois au moyen d'un revêtement en tôle appliqué sur le vaigrage. La muraille était entièrement composée de chêne : la membrure avait o", 26 'd'épaisseur, Je bordé o*, 16, le vaigrage o", 17. Chaque feuille de tôle avait i",3o de largeur sur o",8o de hauteur, et était fixée à la muraille par des boulons et des vis. Les boulons étaifiot placés sur les bords et séparés par des intervalles de o", 40 à o», 5o ; les via étaient
On peut se représenter la figure moyenne du. vide comme un Ironc de cône à bases elliptiques ; les petits axes des ellipses sont verticaux.
Axes de la grande base i -,
Axes de la petite base ^ '
a désignant le dianièti^e du boulet; mais il est bien clair qu'il ne faudrait chercher cette régularité de forme dans aucun des coups que Ton aurait occasion d'observer.
Soit maintenant S l'étendue de la dégradation extérieure du vaigrage. En la comparant au carré du diamètre du boulet, on obtient les résultats suivants :
Valeur
du rapport — •
Boulets de 3o 8,281
Boulets de 5o 7 , 757
Boulets de 60 7>393
S On n'admettra pas sans doute que le rapport — décroisse
à mesure que le diamètre devient plus grand ; prenant donc une moyenne entre les trois nombres, on a
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disposées en quinconce et à o"", 25 les unes des autres; elles avaient o"", o63 de longueur et o",oi de diamètre.
Un oanon de 3o n** i se trouvait à 10" de la muraille; les boulets étaient massifs. Poids de la charge, 2^«,ô.
La feuille de tùle traversée par le premier boulet avait o^jooi d'épaisseur; elle a été brisée et déchirée dans une étendue de o°',8o de largeur sur o™,6o de hauteur; plusieurs gros fragments en ont été projetés au loin. Le vaigrage a été brisé comme b l'ordinaire, mais les éclats ne se sont pas séparés de la muraille. •
Le second projectile a traversé une feuille de 0°", oo5 d'épaisseur, et a produit à peu près les mêmes effets, seulement quelques petits éclats de bois ont été projetés au dehors de la nauraille.
Si donc la tôle arrêtait les éclats du vaigrage, elle en produisait ellemême de nombreux, et dont les effets étaient tout aussi dangereux.
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formule qui revient à dire que l^étendue moyenne de la dégradation totale du vaigrage est à peu près égale à dix fois la surface du grand cercle du boulet,
§ 4. — Destruction des murailles.
On a fait agir chacune des trois bouches à feu sur une portion de muraille dont la largeur était de 3"*, 5 et la hauteur de 2™, les préceintes n'en faisant pas partie. La superficie attaquée était donc de 7™i.