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Charge employée 1 i''»f, 25 j i'''^,92
La portion de muraille exposée à Faction du canon de 3o a supporté 4 ï coups ; deux des projectiles ne Potlt pas traversée, deux autres sont tombés au pied du vaigrage.
A la charge de i*'6,25 correspond, pour les boulets de 3o, une vitesse de 290"* (Ghap. I, § 39). D'autre part, d'après la formule du Chapitre III, § 7, déduite des expériences de i844, un boulet de 3o, animé d'une pareille vitesse, aurait, dans un massif indéfini, une pénétration de o*",77, supérieure par conséquent à la plus grande épaisseur de la muraille, savoir o'",74- Il faut en conclure que, par suite du mode de construction employé, la muraille offrait une résistance beaucoup plus grande que celle du massif décrit dans le Chapitre III.
La seconde muraille a reçu 32 boulets de 5o et la troisième 22 de 60.
En outre, dans des essais préliminaires, chaque muraille avait supporté, sans être traversée, trois coups tirés à des charges inférieures.
A la suite de ce tir, le vaigrage avait disparu; les membrures, privées d'une partie de leur longueur, présentaient de longues fentes longitudinales et de grandes trouées. Le bordé
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PREMIÈRB PÀSTIE. ^- CHAPITRE Y.
était totalement brisé. Les trois murailles pouvaient être considérées comme détruites ; toutefob deux ou trois coups eussent été nécessaires pour amener la troisième au même état que les deux autres. *
Les divers résultats sont rassemblés dans le Tableau suivant :
OBSERVATIONS
DIAMÈTRB
du boulet.
NOMBRE
de coups
PRODtnT
du nombre de coups >
par le carré du diamètre.
Canon de 3o
cm
lOOOO f
Canon de 5o
Canon de 60
La dernière colonne montre <Jue l'on obtient un produit sensiblement constant quand on multiplie le nombre de coups par le carré du diçimètre du projectile. Ce produit paraît un peu moindre pour les boulets de 60 ; mais, ainsi qu'on vient de le dire, la troisième muraille était un peu moins détériorée que les deux autres.
Ainsi le nombt*e de boulets nécessaire pour la destruction d'une muraille est sensiblement en raison inverse du carré de leur diamètre. Cette conclusion n'est vraie qu'autant que les coups sont répartis de la manière la plus avantageuse, de sorte que chacun produise une destruction proportionnelle au carré de son diamètre.
Soit donc N le nombre de boulets à employer par mètre carré. La portion de muraille détruite dans l'expérience précédente ayant une superficie de 7"'^, le produit yNa^ doit avoir une valeur à peu près égale à la moyenne des trois nombres portés dans la dernière colonne du Tableau précédent. Ainsi yNa- = 11399, ^'^^* N<7- = 1628, ou plus simplement
Na- 1=: 1600,
EFFETS DE8 BOCLETS SPHÉRIQUB6. a3l
delà
le diamètre a du boulet étant évalué en centimètres.
Il est bien clair qu'on ne doit songer à appliquer cette formule que dans le cas où tous les boulets traversent la muraille.
Dans Texpérience précédente, les trois espèces de projectiles avaient à peu près la même vitesse. Les boulets de 3o ne conservaient qu'un faible mouvement au sortir de la muraille; il n'en était pas de même des autres. La force vive des boulets de 5o et de 60 aurait donc pu être un peu réduite, et l'on verra, par le paragraphe suivant, que cette réduction n'aurait pas eu d'influence sensible sur les résultats.
La force vive dépensée est représentée par N/?V^, V désignant la vitesse au moment du choc. Attendu que N est en raison inverse de a^, tandis que p est proportionnel à a^, cette force vive ne peut être indépendante du calibre qu'autant que le produit aV^ reste constant. La vitesse serait donc en raison inverse de la racine carrée du calibre. Mais il ne s'agit pas ici d'une destruction complète des matériaux qui composent la muraille, en d'autrçs termes de leur pulvérisation, et ce n'est que dans ce cas que le principe de la constance de la force vive peut être invoqué. La dispersion des matériaux suffît en effet à l'objet que l'on a en vue, et il est bien clair que les débris entraînés par chaque coup sont d'autant plus volumineux que le calibre du projectile est plus grand. Il en résulte que la force vive nécessaire doit décroître quand le diamètre du projectile augmente.
Des expériences dont on rendra compte plus tard montrent que la force vive nécessaire au passage d'un projectile à travers une muraille est à peu près en raison inverse de son calibre, c'est-à-dire que le produit aV est constant. De là il est facile de conclure que la force vive qu'exige la destruction de la muraille est sensiblement en raison inverse du calibre employé.
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§ 5. — Influence de la vitesse des projectiles sur la destruction des murailles.
Si la vitesse du projectile était extrêmement grande, les parties qui se trouveraient sur son passage seraient à peu près les seules sur lesquelles l'influence du choc se ferait sentir. Ainsi une vitesse très grande peut être nuisible au résultat qiie Ton veut obtenir; et il y a pour chaque espèce de muraille une vitesse à laquelle correspond le maximum d'effet destructeur.
Les plus fortes charges en usage sont celles dont le poids est égal au tiers du boulet massif; et il était naturel de rechercher si dans ce cas elles seraient d'un emploi avantageux.
On s'est servi pour cette épreuve du canon de 5o et de la charge de 8^^, 33. La portion de .muraille exposée à l'action de la bouche à feu était égale en tout aux précédentes; 26 boulets ont suffi pour l'amener au même état de destruction. Il est vrai que, dans les essais précédents, elle avait reçu trois autres coups à des charges inférieures, mais on no peut pas évaluer à plus de 29 le nombre de coups nécessaire.
Lorsque la charge était de i^^^gi, il a été tiré 35 coups (§ 4); d'après la formule déduite des résultats moyens, il n'en aurait fallu que 3 1 ; mais dans tous les cas là comparaison est à l'avantage de la plus forte charge.
Ainsi l'accroissement de la vitesse, du moins tant que celle-ci ne s'élève pas au-dessus de 5oo"^, ne peut être nuisible à la destruction des murailles, dont la construction est conforme à la description donnée dans le § 2.
En outre, le projectile en sortant du vaigrage possède une force, vive capable de produire d'autres effets destructeurs.
§ 6. — Effets des obus à percussion sur les murailles.
Jusqu'à présent, il n'a été question que des boulets massifs ; il n'était pas moins intéressant de connaître les effets des boulets creux munis de mécanismes percutants.
On s'est servi du canon de 3o et l'on a soumis à son action une portion de muraille ayant, comme précédemment, 3"*, 5
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EFFETS DES BOULETS SPHÉRIQUES. 23.i
de largeur sur 2"' de hauteur.
/ Diamètre o" ,1603
Projectiles. ! Gharge de poudre o^«,5
[ Poids total 1 1"*», /,8
Ces projectiles étalent ensabotés. On ne faisait pas usage de valets en étoupe.
Pour les deux premiers coups, on a employé la charge de o^^,6\ les boulets, dont la vitesse était d'environ aSo"*, ont éclaté en rencontrant la membrure. Le bordé a été fortement endommagé et les éclats de bois ont été rejetés à So"" ou 60"' en arrière. La membrure n'a pas été traversée; au premier coup, elle a peu souffert; au second, elle présentait une empreinte de 0™, 25 de profondeur; le bois paraissait fortement refoulé, mais on n'y remarquait aucune fente.
Au troisième coup, la charge était de o^^, 7 et* la vitesse d'environ 25o°*; mêmes effets qu'au second.
La charge a été alors portée à o^s^g. Sur 29 projectiles, un seul n'a pas fait explosion, tous les autres ont éclaté en traversant la muraille; leur vitesse était de 270™.
A la suite de ce tir, la muraille, qui, à la vérité, dans les essais précédents, avait été atteinte par trois boulets massifs, se trouvait réduite au même état que les autres. Les éclats de bois détachés par le tir se trouvaient seulement beaucoup plus petits.
On ne peut pas évaluer à plus de 35 le nombre d'obus nécessaire à la destruction de la portion de muraille, tandis que précédemment on a employé 44 boulets massifs. Le rapport de ces deux nombres est celui de 4 à 5.
Mais cet avantage des obus est soumis à la condition que ces projectiles éclatent en traversant la membrure. Si, par suite d'une trop grande vitesse, leur explosion n'a lieu qu'à leur sortie du vaigrage, leurs effets sur la muraille sont les mêmes que ceux des boulets massifs. On a vu d'ailleurs que, quand elle s'opère dans le bordé, la membrure n'est que fort peu endommagée.
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