CHAPITRE XI
§ i. — Vitesses initiales des projectiles*
Le tir à deux boulets, fréquemment employé dans la marine, a été à Gâvre, en i838, l'objet de plusieurs expériences.
On a opéré sur trois bouches à feu différentes : un canon de 3o n° r, un canon obusier de 3o, enfin une caronade
de 3o.
Diamètre moyen des boulets iSg"", 4
Poids moyen i S**», 086
Poudre du Pont-de-Buis 1837.
Le premier boulet touchait la gargousse et se trouvait en contact immédiat avec le second; ce dernier était arrêté par un valet annulaire dans la caronade et par un valet cylindrique dans les deux autres bouches à feu.
La fonte de fer jouissant d'une certaine élasticité, il est assez clair que les deux projectiles ne doivent pas être animés de la même vitesse initiale; c'est ce que Ton a vérifié en mesurant leurs pénétrations dans un massif en bois de chêne.
Afin d'éviter la confusion des empreintes, la bouche à feu était placée à loo™ du massif.
La vitesse, au moment du choc, a été déduite de la pénétration à l'aide de la formule (2) du Chapitre III, § 6, et, pour obtenir la vitesse au sortir de la bouche à feu, on s'est servi de la formule donnée dans le Chapitre II, § 5.
PBBMIÈRB PARTIE.