‹ Traité de balistiqueChapitre 73 sur 124 · Pénétration des projectiles obUmgs dans les mi · texte numérisé non relu

Pénétration des projectiles obUmgs dans les mi

• -MX résistants. Les considérations dans lesquelles on est

'ntré sur la résistance qu'éprouvent les projectiles sphé-

î-jues en pénétrant dans les divers milieux s'appliquent

it projectiles oblongs, tout en laissant à ceux-ci les -'«30tages qui résultent de leur forme antérieure et de

.r ma^se plus grande à égalité de diamètre.

Laianlage de la forme antérieure est reconnu par les •^i;--ri«;nces sur la résistance de l'air rapportées plus haut -n. 57>; il peut être attribué aux projectiles oblongs pé- * rjut dans les autres milieux résistants.

Il rr<ulic de ces expériences que, à égalité de diamètre.

296 SECTION vii.

la résislancc éprouvée par les projectiles oblongs n'est fjue les I de celle qu'éprouvenl les projectiles sphériqucs.

Sans doute, ce rapport peut varier d'un projectile à l'autre; mais si l'on considère que les conditions de service ne permettent pas de faire varier beaucoup la forme antérieure ni la longueur des projectiles oblongs, on verra qu'on peut adopter un rapport constant. De plus, en attendant qu'il ait été fait des expériences spéciales sur les terres, on peut adopter le rapport trouvé pour l'air atmosphérique, lequel est égal à §.

On remarquera encore que par suite de l'acuité de la partie antérieure d'un projectile oblong comparativement à un hémisphère, le cône formé par la matière du milieu résistant sur les projectiles sphériques ne doit pas se rencontrer sur les projectiles oblongs; c'est ce que confirme l'expérience.

Il résulte aussi de la vitesse de projection latérale de la matière du milieu déplacé par le projectile, que la partie cylindrique, quelle que soit sa longueur, ne touchera pas celle matière. La résistance sera donc indépendante de la longueur de cette partie cylindrique; cela n'a pas lieu dans l'air par suite de la grande élasticité du milieu ; on admet aussi que, durant son trajet dans le milieu résis* tant, le projectile conserve sa direction initiale, et que par suite le rapport de la résistance du projectile oblong à celle du projectile sphérique reste constant, lorsque les vitesses sont égales.

D'après ces considérations, l'expression de la résistance et les lois de la pénétration, qui se rapportent aux pro^ jectiles sphériques, seront applicables aux projectiles oblongs, à la condition de remplacer les valeurs de « et

de fi par f* et y/?; le rapport - restant le même.

En conservant les lettres adoptées pour les projectiles

LOIS DE LA PÉNÉTRATION DES PROiECTILES. 297

^pliériquesy mais en les aflectanl de l'indice , , on 1o Pour la rcsislaDce à chaque instant (art. 175, éq. 1),

29 Pour la pénétration partielle (art. 175, éq. S),

o^ Pour la pénétration totale (art. 176, éq. 3),

Lorsque Ton compare entre elles les pénétrations de *'*.ux projectiles, l'un obtong, l'autre sphérique, ayant «! < diamètres éi|!:aux et des vitesses égales, la pénétration *:j premier projectile est plus grande par suite de la su- ["Yhjnié de son poids. Ainsi le boulet oblong du canon T')^ de campagne de 4, récemment adopté en France, f'-ant environ 4 kilogrammes, tandis que le boulet sphén«jue [lèse 3 kilogrammes, le rapport des pénétrations «^^i j . 2 et égal à :i. Comme dans les deux cas, l'ouverture '4 rentrée sera la même, vu qu'elle ne dépend que du •: jn:étre et de la vitesse, l'entonnoir du projectile oblong : «niiira beaucoup plus allongé.

Nais, pour remplir les conditions de justesse avec les ;r j'-ctiles oblongs dans les bouches à feu rayées, on * '. ;'luie des charges moindres qu'avec les boulets splicr. ju^, quoique le poids des projectiles oblongs soit plus ;rjnd, de sorte que la vitesse de ces derniers est nolable- :..• Di moindre que celle des autres.

Amsi, avec le calibre de 4, la charge en usage avec le ' ' vo lisse était du tiers du poids du boulot spliériquc et

298 SECTION vil.

elle n'est que le septième environ du projectile oblong dans le canon i*ayé. Le décroissement est le même pour la balle creuse dans le fusil d*infanterie, modèle 1857; il descend au dixième dans la carabine des chasseurs à pied et au seizième dans le mousqueton d'artillerie.

Mais, comme on le verra plus loin, la force vive des projectiles, lorsqu'ils sont animés de grande vitesse, est en très-grande partie consommée à former l'évasement de l'entonnoir; il s'ensuit que les projectiles oblongs sont très-propres à produire des entonnoirs peu évasés à l'entrée, mais très-allongés.

178. Détermination des coefficients. L'expression delà pénétration totale des projectiles sphériques (176, éq. 3)

contient, comme l'expression de la résistance, deux quantités qui dépendent de la nature du milieu; il faudra donc, pour les déterminer, au moins deux résultats d'expériences relatives au même milieu et à des projectiles animés de vitesses différentes ; si les projectiles sont les mêmes, et qu'on nomme V et V les vitesses, E, E' les pénétrations observées, ou aura

De cette équation on pourra déduire la valeur de - par

les méthodes d'approximation, et, en la substituant dans la valeur précédente de E, on en tii^era celle de jS :

2 RD / fi \

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