Inflorescences en panicule à axes raccourcis
8. La panienle spieiforme eontrmctée t SUr un axe général allODgi
s'insèrent des axes secondaires très-courts munis de fleurs sgsiles. Ex. : le soi-disant épi des Hordeum, Ahpecurus.
9. L ombelle composée x axe général très-court d'où part un fàceau d'ombelles simples le plus souvent munies de longs pédicelles. Si l'ombelle composée est entourée paruneroselle^ic feuilles, on appelle involucre cette rosette ; si chacune des ombe^^ simples est entourée de même, chaque petite rosette s'appelle involucelle; Tun et l'autre peut manquer.
B. INFLORESCENCES EN CYME (1). Les inflorescences en cymeprconent naissance par ramiûcation de l'axe principal au-dessous de la première Af"^» qui est toujours terminale. Chaque rameau sous-floral de premier ordre se termine aussi par une fleur, après avoir produit un ou plusieurs rameaux sous-floraux de second ordre; ceux-ci se terminent à leur tour par une Heur en se ramiflant de la même manière et continuant ainsi le système, w développement de tout rameau latéral est donc, dans ce cas, plus puissant que la région de la branche mère située au-dessus de son insçrtion (voir p. 217-221).
a. Inflorescences en cyme sans faux axe commun. Au-dessous de chaque flear de l'inflorescence, se développent deux ou plusieurs rameaux sous-floraitf terminés chacun par une fleur et qui se comportent de la mômemamèt«.
10. ]>a]itiièie t chaque axe terminé par une fleur produit des rameaux sous-floraux en nombre indéterminé; de plus, les rameaux
(l) On les appelle aussi inflorescences centrifuges, par opposition avec les inflorescences grappe, qui sont centripètes.
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latéraux de génération successive se développent de façon que rinflorescence tout entière n'a pas un contour général déterminé. Ex. : Juncus lamprocarpuSy tennis, alpinus^ Gerardi, Luzula nemorosa^ etc. (i). L'anthèle de ces genres» comme celles des Scirpus et Ct/perus, présente un grand nombre de formes de transilion d'une part vers la panicule et même vers l'épi, et d'aulre part vers les inflorescences en cyme pourvues d'un faux axe commun (Juncus bufonius); j'y rattache aussi notamment l'inflorescence du' Spirœa ulmaria.
11. La cynte ombeliiforme : au-dessous de la première fleur naît un verLieille d'au moins trois rameaux de même force ; ceux-ci produisent à leur tour, au-dessous de leur fleur terminale, un verticille de rameaux de second ordre, qui se comportent de la môme manière (voir flg. 140 à la p. 233). Le système total ressemble donc à une ombelle composée. Les Euphorbes en fournissent de très-clairs exemples, notamment les Euphorbia Lathyris^ E , helioscopia. Cette forme de cyme ne diffère pas essentiellement de la suivante, c'est-à-dire du dichase, et souvent ses rameaux de génération élevée continuent ensuite à se ramifier en dichase ; c'est ce qu'on voit, par exemple, chez le Periploca grœca^ môme dès les premières branches.
i2. Le diciiase OU la eyme bipare : chaque branche produit, sous la fleur qui la termine, une paire de rameaux latéraux opposés, ou du moins presque opposés, qui se terminent à leur tour par une fleur après avoir produit chacun une paire de rameaux sous-floraux de second ordre, et ainsi de suite (voir page 221, fig. 128 G). Le système total parait donc formé d'une série de bifurcations, surtout après que les fleurs les plus âgées se sont flétries. Ex. : beaucoup de Silénées, certaines Euphorbes, Labiées, etc. Le dichase passe volontiers, sur les rameaux latéraux de première gêné* ration ou de génération plus élevéeà un développementsympodique. b. Inflorescences en cyme avec faux axe commun^ ou inflorescences sympodiques, ou cymes unipares. Elles prennent naissance quand chaque rameau terminé par une fleur ne développe chaque fois qu'un seul rameau sousfloral, phénomène qui se reproduit à travers un grand nombre de générations. Les portions d'axe situées au-dessous des ramificalions consécutives, et qui sont de génération successive, peuvent se placer plus ou moins en ligne droite et s'épaissir plus fortement que les pédicelles floraux, c'est-à-dire que les portions d'axe situées au-dessus des ramifications. Il se forme ainsi un faux axe général, ou sympode, brisé alternativement à droite et à gauche ou tout à fait droit, le long duquel les fleurs semblent insérées commeautant de rameaux latéraux (voir p. 221, fig. i28A, B, D). Si le sympode est nettement développé, cette inflorescence ressemble à un épi ou à une grappe ; mais elle s'en dislingue
(1) Voir la description soigneuse donnée par M. Buchenau : Jahrb. f. wiss. Botanilc, IV, p. 393 et pi. 'iS-ao.
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facilement si les bractées mères sont présentes. Ces dernières y sont,eo effet, diamétralement opposées aux fleurs {Heltanthemum); mais quelquefois cependant elles se déplacent e taffeclent une autre disposition {Sedum).
13. La cyme unlpare héllcoVde est une cjme sympodique dans laquelle le médian d'un rameau quelconque du système est loajours silué du même côté par rapport au médian du rameaa précédent, en d'autres termes, où chaque pédicelle floral dn sympode est situé ou toujours à droite, ou toujours à gauche da pédicelle précédent (voir fig. 128 A,B). Il en est ainsi par exemple dans les rayons principaux de l'inflorescence des Hemerocaüis fulva et ßava^ dans les inflorescences partielles, elles-mêmes disposées en une punicule générale, de VHypericum 'perforatuR (M. Hofmeister).
14. La eyiifte unipare scorptoïde prend naissance quand les ramifications consécutives du système se succèdent de telle sorte qu'après un rameau situé adroite du précédent, il s'en forme un situé à gauche et ainsi de suite alternativement (Gg. 128, D). Il en est ainsi par exemple dans les Heltanthemum^ Droseray Sdlk bifolia, Ti^adescantia (M. Hofmeister). A ce genre d'inflorescences sympodiques appartient aussi celle des Echevena; ici la cyme scorpioïde développée montre un faux axe commun, le long duquel les fleurs sont opposées aux feuilles. Pendant que le sommet de l'axe principal se transforme en fleur, il na!t à l'aisselle de la feuille sons-florale un axe latéral; celui-ci, ens'accroissant. forme à 90^ de sa feuille mère une nouvelle feuille et se termine par ooe fleur, tandis qu'à l'aisselle de cette nouvelle feuille, il se fait mi nouvel axe latéral qui produit à son tour une feuille à 90*" de la première, mais de l'autre côlé, etc. (M. Kraus).
Infloregcences des Borragr^nées et des Solanées. — Les inflorescences des
Borraginées et des Solanées s'écartent, dans leur mode de développement comme dans leur aspect extérieur, de la définition des inflorescences en cjme. M. Kaufmann (1) avait déjà avancé que les inflorescences de plusieur^s Borraginées naissent par la dichotomie répétée du sommet d'un bourgeon axillaire. Peu de temps après, M. Kraus (2) a montré que les inflorescences dépourvues de bractées des Helioiropium et Myosotis, tout au moins quand elles sont vigoureuses, sont, au contraire, des monopodies qui se développent de la manière suivante. Un cône végétatif épais et aplati forme sur sa face supérieure deux séries alternes de fleurs ; sur cette face, l'accroissement longitudinal de Taxe commun est aussi plus fort au début, et par suite la partie la plas jeune de l'inflorescence est enroulée en spirale vers le bas. D'après ce que nous avons dit plus haut, une inflorescence ainsi produite ne peut pas être désignée comme une cyme scorpioïde; elle correspond bien plutôt à ooe
(1) Kaufuann: Botanische Zeitung, 18.9, p. 886.
(2) KRArs : Sitzungsbericiite d. medic. phys. Süciet&t in Erlangen, 6 dôc* 1870. La descri|»lioa donnée plus haut s'appuie aussi en partie sur une communication épisto!aire de M. Kraus.
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grappe ou à un épi dont l'axe général ne porterait de fleurs que d'un seul côté. Mais les cymes pourvues de bractées des Anchusa, Cerinthe^ Borrago, Hyoscyamus^ procèdent au contraire d'une ramiûcalion dichotomique et de la manière suivante. Une feuille, située sur Taxe principal terminé par une fleur, porte à son aisselle un cône végétatif hémisphérique au début; ce cône s'élargit parallèlement à la surface de la feuille et se dichotomise dans cette direction ; l'une des branches devient une fleur^ l'autre forme, à 90^ de la précédente, une nouvelle feuille et produit ensuite au-dessus de celle-ci une nouvelle dichotomie, et ainsi de suite. Les plans des dichotomies successives se croisent donc à angle droit, et c'est ce qui explique que les feuilles soient toujours situées entre l'axe sympodique et les fleurs. Déjà avec la deuxième dichotomie, et surtout après, les feuilles commencent à subir des déplacements latéraux.
11 demeure douteux» d'après M. Kraus, si dans VOmphalodes et le Solanum nîgrum le sympode naît par dichotomie ou par ramification latérale. Sur le flanc de l'axe principal terminé par une fleur, il se développe ici un axe latéral dépourvu de bractées, qui se ramifie progressivement et transforme en fleur alternativement son rameau droit et son rameau gauche. Le même doute subsiste, suivant M. Kraus, pour les inflorescences faiblement développées des Myosotis et Beliotropium.
inflorescenccB mixtes. — Comme cela résulte déjà de ce qui vient d'être dit, une seule et même inflorescence ramifiée à plusieurs degrés peut produire dans son intérieur, non-seulement diverses formes de Tune des deux grandes divisions qui précèdent, mais aussi à la fois des formes appartenant k ces deux divisions; dans ce dernier cas, on a donc affaire à une inflorescence mixte. Ainsi, par exemple, une panicuie peut, dans ses dernières ramifications, former des dichases, comme on le voit chez beaucoup de Silénées; un dichase peut porter des capitules au sommet de ses branches (Silphium) ; un dichase peut encore, dès ses premières branches ou seulement dans des branches d'ordre plus élevé, devenir une cyme uni pare hélicoïde ou scorpioïde (Caryophyllées, Malvacées, Linées, Solanées, Cynanchum, Gageai Hemerocallis, etc.).
En général le type de ramification d'une inflorescence difl'ère de celui de la région végétative de la môme plante. S'il n'est pas rare que l'on passe brusquement de l'un à l'autre, on rencontre cependant aussi de fréquentes transitions entre ces deux types.
La nomenclature ancienne renferme encore plusieurs aulres noms d'inflorescence, mais ils se rapportent tous exclusivement au port et à la forme extérieure du système ramifié, et une description scientifique les ramène toujours à quelqu'un des types cités plus baut, ou à quelqu'une des combinaisons de ces types.