LA GRAINE MORB
Relation entre la consistance de la ipraine et celle en péricarpe. — La
consistance et l'aspect extérieur de la graine mûre sont en connexion avec le mode de développement du péricarpe. En général, l'enveloppe séminale est d'autant plus épaisse, plus dure et plus solide, que le péricarpe est plus mou, surtout quand ce péricarpe s'ouvre pour laisser échapper les graines. Si, au contraire, la paroi du fruit est coriace et ligneuse, si elle enferme les graines Jusqu'au temps de leur germination (akènes, caryopses, noix, drupes, méricarpes), l'enveloppe séminale demeure mince et molle ; et il en est de môme encore quand Tendosperme abondamment développé qu'elle contient devient dur, corné et entoure complètement le petit embryon {Phoenix dactylifera, Phytekphasy etc.).
Caractères de l'enveloppe séminale. — L'envejoppe des graines, au moment où elles sont mises en liberté par le fruit et où elles se disséminent, est ordinairement revêtue par un épiderme nettement différencié ; suivant la conflguration de cet épiderme, la graine est lisse {Phaseolus, Püum\ ou présente divers genres de sculptures : des aréoles, des verrues, des crêtes, etc. {Datura, Byoseyamus, Papaver, Nigella). Il n'est pas rare que ces cellules épidermiques se développent en poil?, et le coton, par exemple, n'est pas autre chose qu'un amas de longs poils laineux qui revotent la graine des Malvacées du genre Gossypiutn; ailleurs la formation de poils est limitée à un certain endroit de la graine, et ils se dressent alors à cet endroit en forme de pinceau ou d'aigrette
Sachs. — Traité de botanique, ^"^
706 LES PHANEROGAMES ANGIOSPERMES. [^. 5.
(Asckpias syrtaca^ Sahcinées). Dans les graines de certaines plantes {Plûanta^ psylliumy P. arenaria^ P. Cynops^ Linum usitati$9Ùnum^ Cydoma vulgoràl k membrane des cellules épidermîques contient des couches transformées es mucilage ; ces couches, se gonflant fortement dans l'eau, s'échappent aadehon et enveloppent la graine humide dans une masse gélatineuse.
Quand le péricarpe «at lad^hlsccmi, c'cat lui qui re^At eea Mèai« caiv
tèrea. — Quand le péricarpe ne s'ouvre pas et ne renferme que de pelää graines, il n'est pas rare de lui voir prendre la même consistance el le mên aspect extérieur que la graine elle-même quand elle est caduque. G*estlec» en particulier pour les akènes et les caryopses; aussi, dans le langage popubin, ces fruits sont-ils appelés des graines. De même les aigrettes de poils quise développent sur certaines graines caduques et servent à leur dissémination pc le vent {Epilobium, Asckpias^ Salicinées) se forment aussi sur certains akèoo où ils sont alors des dépendances du péricarpe ; on le voit par l'aigrette de Composées, qui, à proprement parler, représente le calice de ces planles.De même encore les ailes formées par le prolongement extérieur de Vmùx^ de certaines graines caduques, ailes dont les Bignorda offrent de beaux exempb et qui jouent un rôle important dans la dissémination de ces graines, se retrOQifot sur le péricarpe des fruits indéhiscents, comme on le voit dansleSiiceretr^Mii- De même enfin un épiderme mucilagineuz, semblable à celui qae nous v^ signalé plus haut chez certaines graines caduques, s'observe à la surface da péricarpe des akènes méricarpiens des Salvia et autres Labiées.
Toutes ces ressemblances, et beaucoup d'autres que nous aurions pu citer, démontrent que dans le développement du péricarpe, comme dansceIoi(i< l'enveloppe séminale, le but essentiel à atteindre, c'est la dissémination des graines; mais, suivant les cas particuliers, ce but est atteint par lesmojeuiK plus divers. De là le développement physiologique semblable de corps morphologiquement très-différents, et inversement le développement physiolopque très-différent de corps morphologiquement semblables. Une étude pl«s détaillée de ces caractères doit donc être plutôt l'objet de la Physiologie ^^^ la Biologie, que de la Morphologie et de la Classification naturelle.
Hile et micropyle. AriUe, airopblole, earonrtQe. — Mais, pOUTCOmpl^l^
la nomenclature, il est nécessaire de remarquer, en terminant, gue sur I» graine détachée du fruit on aperçoit encore, et le plus souvent sans di/Bcuite, la place où elle s'est séparée du funicule; cette place est appelée le*«^« Sonvent aussi on y reconnaît encore le micropyle qui, dans les graines analropes H campylotropes, est situé tout à côté du hile {Corydalis^ Faba^ Pkasffi^^ ^^ l'aspect d'une verrue creusée au centre. Si la graine présente une cxcroisa«' le long du raphé comme dans les Ckelidonium majus, Asarum, Viok, ett? ou une proéminence en forme de bourrelet qui recouvre le micropyle cooia« dans les Euphorbia, ces excroissances sont appelées crêtes, strophkkiy «^ cuks. Enfin nous avons déjà plusieurs fois signalé l'arille qui entoure cob** d'un manteau charnu la base de la graine mûre, ou cette graine tout entière' ^ qui se détache facilement de l'enveloppe séminale proprement dite.
Cf.. IS.] LES MONOCOTYLÈDONES. 70?
Les Honooo^Itdoiies.
ïi«Br«liie. — La graine mûre des Monocolylédones renferme ordinairement
un endosperme très- développé et
UQ embryon relativement petit.
Cette disproporlioQ entre l'endo-
sperme et l'embryon est surtout
frappante dans les grosses graines,
comine celles des Cocoi, Phcenix,
Phytekphoi, Crinum, etc. Dans les
Naîadées, Juncaginées, Alismacées
elOrchidées.rendosperme manque
dès l'origine. Enfin, dans les Scita-
rainées, où il ne se développe pas
davantage, il est remplacé par un
abondant périsperme.
Ki'embiTon. — L'embryon est le
plus souvent droit et cy!indro-co-
nique, quelquefois très-allongé et
alors recourbé en spirale ( Pota-
mogeion, Zanichellia); assez souvent
il prend la forme d'un cône renversé, par suite du considérable cpaisstssement du cotylédon qui forme son extrémité supérieure.
L'axe de l'embryon est ordinairement très-court et petit par rapport k la feuille cotylédonaire ; mais dans les Hélobiées, c'est au contraire l'axe qui forme la mas?e principale de l'embryon, qui est dit alors macropode.
A l'extrémité inférieure de l'axe se trouve l'origine de laracine principale, àCÔté de laquelle on voit eu- ng.asg.- Germinallon Ju/'fMii/jrrfnrn./Vfl-o-T
core, chez les Graminées, denr ou '"„[Ôliio'l' '»?'«'■"- ", m. iv,enta.<uic™'ir«dei»
plusieurs racines latérales enfermées r'-'^ •^'^ i*'- '"ir^"' i» l'sn« ^'x- ^,^uÔ^lt^,^\t de
comme la première dans une bourse ivïu"i"ni*i'^"i\'','jr/o^™™i™fl'7'^'.™Xu
(flg. il4). En outre, l'embryon des i^l-Ä^tr^di"' Äp^^^^
Graminées se dislingue encore de ^i™™"S™i'fe^e%uo\ïï!!^'c''^"'rTr*"dm
tousles autres par l'existence d'un KHi^'°;-'!.':i'^J^'''"'''*^^*'il'l"l<''' 'ï'""' '••=»-
corps particulier appelé ^CMJÄon," ce ,„ '..™, f ,' tl"''?'';"'^" "^ ™""'- "" «»li™
' "^ , "^f ' '""«rssle, le limbepiiiiii de auepremièn) feuille Terle.
corps est une excroissance de i axe
au-dessous de la feuille cotylédonaire, excroissance qui enveloppe l'embryon
708 LES PSANËROGAMES ANGIOSPERMES. ^t. S.
tout entier comme d'un mantean et qui forme sur sa face dorsale, la oii il ts
en cootact avec l'endosperme, une plaque épaisse en forme d'écnssoD (f). Dans les Orchidées, Apostasiées et Burmauniacées, l'embryon ne présot dans la graine mûre aucune trace de i\vsa en parties distinctes. 11 est simplement coostHi par une masse arrondie de tissa bomogexB c'est seulement à la germination qu'il s'y di» loppe un bourgeon.
«crmiMaiioB {%). ~- TantAt la getmiulM commence par l'allongement des racines. Qb les Graminées les racines déchirent, en se dt veloppaat, les poches oit elles étaient edtmh et qui, demeurant unies à l'axe de Veniinjas, forment autant de gaines ou cotéorkàanAox de leurs bases (fig. H3). Tantôt, et c'allt» le plus ordinaire, la partie inférieure de Uleallc cotjlédonaire s'allonge d'abord; elle poustltu de la graine l'extrémité de la racine et eo tot« temps la gemmule enfermée dans lagaludi cotylédon (flg. 389), Undis que la pirtie «frieure de la feuille cotylédonaire demeure ente dans l'endosperme, jusqu'à ce qu'il lil i^^ taleoient absorbé par elle. Dans les GnaiD» cependant, le bourgeon terminal tout wie J compris le cotylédon s'échappe de la graii», » l'écusson seul demeure pour absorber elW*" mettre à l'embryon les substances nutnüies^ l'endosperme.
Herne lorsqu'elle se développe puissaiinKii'
pendant la germination, comme dusl^^*
miers, les Liliacées, le ^eoi/aà, etc.,!"''""
principale des Monocotylédones cesse Iw»"'"'^
s'accroître. En môme temps il seiMW«^
racines latérales, qui s'échappent de li l'K' ^
sont d'autant plus fortes qu'elles s'j io*«"'
plus haut. Un système radical durable »" «
,„ la racine principale et de ses raraiBouons, W
il« enflnquelesGymnospermesetbeaucoiç*!*'
''■' cotylédones en possèdent, ne se renconW I*
chez les Monocotylédones . Parfois même il ne s'y forme de racines d'iu«*
(1) L'écuMon de l'embryon des Grtminées et le corps gui loi correspond chei to» ^^j^Z ne sont pas lolre choaa que U partie médiane, la limbe, du cotrtédon de co> plwiM* j* f^ qui entoure la gemmale et que H. J. Sachs regarde ici comme le cotylédon toai m"^ ^^ que 1b ligule très-déïeloppéa du cotylédon. Pour la démonswiion de ce '^"VT^jj«. TiEOBEH : Observation» anatotniques sur le cotylédon des Graminées st des Cj-p陫*' de» se. nat. &■ série, XV, IBlï). (r«rfJ
(I) VoirSiCHB iBotaniscbe Zeitung, ISGl et 1863.
rig. 3W. — A, plulole de PolygOHatam midtiflona», pendant m kcoiuI« um^.
Di tige fronifl de celte même pltntvle : — v, la laeJH prind|iale son ruaifUe ; m', ncinei lel^nl« iuu» de U tige (1; la feuille i«g«UUTe de Mconde année, k, le bourgeon ; c, eicatrloe d'inierlioB de U Feuille cotjlfdo-
mièrti gilne* foliicén qni prteMent U feuille Tert« i; I et II lei deni pü- MslolialrMqiiiiuccMenl ï c
Terle dam le bourgeon. (Voîi
Cl. 12.] LES HONOCOTYLËDONES. 709
espèce, comme c'est le cas pour certaines Orchidées faumicoles et dépourvaes de chlorophylle {Epipogum, CoraUorkàa), qui demearenl cimstamment dépourvues de racines.
Le bourgeon de l'embryon est le plus souTent complètement enveloppé par sa première et unique feuille engainante, c'est-à-dire par le cotylédon ; à la germination, le cotylédon ou bien demeure à l'éUt d'écaîUe ou devient, en se développant, la première feuille verte de la plante {Allium). En dedans du cotylédon, od rencontre ordinairement encore une seconde feuille, et parfois même comme chez les Graminées une troisième et une quatrième feuilles, qui pendant la germination se glissent hors de la gaine cotylédonaire en s'allongeant à leur base par voie d'accroissement intercalaire. Ces feuilles successives et toutes
«cite de 11 renillc 11 plus inlrrne du bulbe «1 né le bourgeon de remplucniciit i pour l'uinto prociMiM; l'ait de ce lKiur);eoii que t'^happe li rscin« te, — B, HclioD lopgïludinilc de li tigioa lerminile de ca
celles qui viennent après sont d'ailleurs d'autant plus grandes qu'elles apparaissent plus tard sur la tige de plus en plus vigoureuse. Cette tige demeure le plus souvent très-coutte pendaot la germination, sans former d'en Ire- nœuds nettement reconnaissables {Allium, Palmiers, etc.); mais quelquefois elle s'allonge davantage et se divise en entre-nœuds bien marqués {Zea Maïs et autres Graminées).
AeeroiMemeat nll^lcur de la plantalc. — L 'accroissement de vigueur de la plantule peut être accompagné du développement direct et progressif de l'axe embryonnaire lui-même, de façon que ce dernier arrive à constituer en definitive la tige principale de la plante adulte; il en est ainsi, par exemple, dans la plupart des Palmiers, dans les Aloe, Zea, etc. Si l'axe embryonnaire, tout en augmentant de vigueur, demeure très- court, il peut s'accroître considérablement en épaisseur et former un tubercule (flg. 380), ou, quand les bases des feuilles s'épaississent, un plateau de bulbe {Allium Cepa). Si l'axe s'allonge, au contraire, en une lige principale, que cette tige se dresse d'ail.
710 LES PHANËROGAHES ANGIOSPERMES. [Wt.
leurs ou rampe en forme de rhizome, il prend lout d'abord la forme ifin c6ne renversé qui, suivant la longueur des eQtre-Dœuds,est allongé oa sorbii» Cette forme particulière de tige, que les Moaocotylédones partagent avec les!'» gères, résulte du manque absolu d'épaississement ultérieur; les premiers eDh-
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nœuds de la lige conservenl en effet leur faible diamètre primilifi P*"*"" que chacun des entre-nœuds suivants esl un peu plus épais que ''*'''' ^"^ précède; les sections transversales de la tige vont doue en s'élargissinl'
Cl. \ï.] les UONOCOTYLÉDONES. 711
sure qu'on se rapproche du sommet. Aussi longtemps que cet élargissement a lieu, la plante s'accroît en viguenr. Mais, tftt ou lard, il arrive toujours un moment oîi chaque nouvel article de la tige présente le môme diamètre que le précédent; désormais la tige s'accroît en forme de cylindre, ou, si elle est aplatie comme dans certains rhizomes, sa largeur demeure constante. La plante est parvenue alors à son état stable et définitif. La même chose a lieu sur les branches latérales, quand elles se développent sur la région inférieure de la tige principale {Aloe, etc.).
Il n'est pas rare cependant que la pousse primaire issue de l'embryon n'ait qu'une existence éphémère, et qu'elle périsse après avoir donné naissance & des pousses latérales qui se développent plus vigoureusement qu'elle-même. A leur tour, ces pousses de premier ordre produisent des pousses de second ordre plus vigoureuses qu'elles-mêmes et périssent, et ainsi de suite. La plante produit ainsi de génération en génération des tiges plus épaisses, des feuilles plus grandes, des racines plus fortes, jusqu'à ce qu'enfin elle parvienne, ici aussi, à un étal slalionnaire, oti chaque génération de pousses n'est pas plus
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1, brac
Fig- 363. — Croc loDglIudinalc.—
vigoureuse que la génération qui lui a donné naissance. Ceci posé, si les portions d'axe de chaque pousse mère situées au-dessous du point d'origine des pousses filles se conservent après la destruction de la région supérieure de la pousse mère, ilnait un sympode, comme celui que présente la figure 135. Mais il arrive souvent que chaque pousse mÈre, après avoir produit, pour la remplacer, une pousse fille ou une géuêralion de pousses ûiles, périt tout entière. Il en est ainsi, par exemple, dans les Orciiidées tuberculeuses de nos pays (Gg. 130), le Frililiaria imperialis {lig. 391), le Colchicum aulumnaU (flg. 392), le Crocus vernm (fig. 393), etc. (1).
Bunifleatlun Bormale de la tige. — La ramification normale de la tige
(1) M . Irmiïch ■ Bipo»é en détail des modification» très-rariées de ce genre d'ace roi »se ment i Thilo Ihniscb : Knollen-und ZiriebelgeiBclise (Berlin, ISSO), M Biologie und Horphologia der Orcbideen (Lsiptig, 1SÖ3).
712 LES PHANËHOGAMES ANGIOSPERMES. [Gi. S.
des Monocotylédones est toujours moDopodîque et le pins sonrent inl-
laire (1). Ordinairement chaque feuille porte uu bourgeon à son aisselle, mù
souvent ce bourgeoa n'arrive pas à s'épanouir et il en résulte que le ooDibit
des branches visibles est souvent beaucoup plus petit que celui des reoDlB
{Agave, Aloe, /)racœna, Palmiers, beaucoup de Graminées, etc.). Parfois on r»
contre même plusieurs bourgeons situés c&te à cote dans la large aisselle it
la même feuille engainante ; c'est ce qui a lieu par exemple dans beaDcotp
de bulbes (lig. J2ä}. Dans ies Musa, de nombreuses fleurs naissent ainsi cAiel
c6le à l'aisselle d'une seule bractée loto
et le Muta entête produit nfinie lin
deux rangées de fleurs, l'une aa-dessK
de l'autre à l'aisselle d'une hmlie m
que (2).
Les bractées mères mangnal vss souvent au-dessous des pédicelln floraux dans les Spadiciflores (3); iloii ^ fleurs s'insèrent sur l'axe général i'm- Qoresceuce sans avoir rien an-dess« d'elles, mais elles n'en sont p»s am Fig. a«— ^HiufflCq«, bourgeon «Lue iiioiériour nettement d'origine latérale. CelU nd'un buibt, aprci miiiemeni d« tuoiqua du marque s'appUque aussi i la ramiücäU» L'i'fd'a'bu^JZ ;;,«:tô;'^J^;::n«'.^: ^es temna, plantes qui ne formenld'J-
quu. - A, IHiDtK «n Me Jitnbe. en lA la gaine IcUFS aUCUnC fcuilIC VégélaUTe. CbH
ai»H™unedMteiüu«i*g«ai™.-B,«pr«- gHgj jg corps végétatif coDsisle, en rf«i
rrn«'r:^r:^.:t''::«"rCgô™'J™^ en axes discoïdes «« «nnés. rid»
*', un bourgeon aiLiiaite*'. en chlorophyllc, quI procèdenl l"«"
ralemeut les uns des autres et se séparent complètement ou demeurent unis par d'étroits pédiceJles; le p'^" "' ramißcalion coïncide avec la surface du liquide où nage la plante. Cbigue branche ne produisant qu'un seul rameau, ou qu'une paire de ranjraM opposés, la ramiflcation est toujours en cyme, sympodique dans le prenne'"'**' dichasiale dans le second, dont le Lemna irisuka est un exemple.
Bnnrseona adventira. — Sur les feuilles. —Outre cetie ramifi««'»'' ^"'" maie de l'axe, il se forme aussi parfois des pousses adventives surlffi*™' des Monocotylédones, et ces bourgeons adventifs sonLun moyeûdeptop^S*"'"^ végétative. C'est ainsi que, d'après M. Doli, l'AyacinrAiwi^oaioAtï et certain« Orchidées produisent des bourgeons adventifs sur les bords de leurs lemliesU' nous devons faire aussi mention particulière des gros bourgeons qm ^
(I) D'sprésM.MsRnuBiBût. Zeiiung, 1869, p. HO), la fleur des Wy"« rai eurtemMi à«* & la place de la première fauiUe sur le rameau ; nul d'après es qui est dit 1 !■ f^ '*'' '^ ble qu'ella forme, avec le rameau qui la port«, les deui branches d'une dicbotoniie-
(3) On Observe souvent doux bourgeoiia collatéraux à l'aisselle de» faoille» da '*''"*'^ mintofl (Hordeum, eic.) ; cette dualité des bourgeons a'y montre déj* i Vù^i ^»"^ ligulaire du cotjlMon. (Trad.)
(3) Voir ce qui est dit h ce sujet k propga des Dicotylédones.
(!) Flora von Baden, p. 348.
a. 12.] LES MONOGOTYLÉDONES. 713
VAtherurus tematus^ une Aroïdée, naissent très-régulièrement sur la feuille à la limite de la gatne et du pétiole, et à la base du limbe. Les petits bulbilles qui se développentsur la tige aérienne du LiUum bulbiferum sont, au contraire, des bourgeons axillaires normaux et il en est vraisemblablement de môme des bulbilles qui se forment dans les inflorescences de certaines espèces d'Allium.
Sur ks racines. — M. Hofmeister a signalé dans YEpipactis microphylla une formation de bourgeons adventifs sur les racines.
DiqHMiitioii et 0triictiire des feiüilea. — Les feuilles des Monocotylédones sont rarement verticillées, disposition dont on voit des exemples dans les feuilles végétatives des Elodea et dans les bractées des Alisma. L'arrangement distique y est, au contraire, très-fréquent (Graminées, Iridées, Phormtum^ Clivta^ Typha, etc.)) soit qu'il s'impose à la tige tout entière et à ses branches de divers ordres, soit qu'il n^existe qu'au début pour se transformer plus tard en une disposition spiralée, qui conduit très-souvent à la formation de rosettes où les feuilles rayonnent en tous sens {Aloe^ voir p. 237 ; Palmiers, Agave^ etc.). La «disposition 1/3 est beaucoup plus rare; on l'observe dans certaines espèces à* Aloe, dans les Carex, les Pandanus, etc. Enfin on y rencontre parfois aussi des divergences plus petites que i/3; ainsi les Costus, par exemple, ont leurs feuilles végétatives arrangées suivant il^ ou 1/5, le Musa rubra développe, suivant M. A. Braun, ses feuilles végétatives suivant 3/7 et ses bractées suivant 4/11, etc.
Les pousses axillaires des Monocotylédones commencent ordinairement par une feuille, qui présente sa face dorsale à la branche mère contre laquelle elle s'appuie et dont la pression la rend le plus souvent bicarénée ; on la désigne sous le nom de préfeuille. La glumelle supérieure de la fleur des Graminées, par exemple, n'est pas autre chose que la préfeuille du rameau floral qui est lui-même axillaire de la glumelle inférieure. Si la disposition des feuilles est distique sur toutes les branches d'ordre successif, cette situation de la première feuille a pour conséquence, que le système ramifié s'étend indéflniment dans le plan qui coupe en deux toutes ses feuilles {Potamogeton^ Typha^ etc.).
L'insertion des écailles et des feuilles végétatives est d'ordinaire complètement, ou du moins en grande partie, embrassante (fig. 394) ; et il en est souvent de même des bractées, comme on le voit, par exemple, dans les spatbes dont Texistence est si fréquente. La partie inférieure de la feuille forme donc une gaine autour de la tige, et cette circonstance entraîne évidemment ici le manque de stipules, corps si fréquents chez les Dicotylédones (1). Les écailles et beaucoup de bractées sont le plus souvent réduites à cette gaîne basilaire et, dans les feuilles vertes, elle se -prolonge d'ordinaire immédiatement dans le limbe. Cependant dans les Cannées, Palmiers, Aroïdées, etc., il se développe entre la gaine et le limbe un pétiole allongé et relativement mince. Quand le pétiole manque et que le limbe est néanmoins nettement séparé de la gaine,
(I) Mais quand rinsertion de la feuille n'est pas engainante, des stipules peuvent se développer ici tout aussi bien que chez les Dicotylédones, comme on le voit chez les Polamogeton par exemple, et comme c'est le cas pour la première feuille ou cotylédon des Graminées et des * Cypéracées. [Trad.)
7J4 LES PHANËROGAHES ANGIOSPERMES. [G>. i.
il n'est pas rare de rencontrer, sur la ligne de séparation, une ligule comme dans les Graminées et les Allium (fig. 395).
Le limbe est ordinairement entier et très-simple de contour, sonvenl kif et étroit, en forme de ruban, rarement arrondi en forme de disque (Byiveharu), ou cordiforme, ou sagitté {SagiOaria, certii- * ' nés Aroldées). La ramification du limbe est une usa
rare exception chez les Monocotylédones, et elle i> manifeste alors soit par des lobes lai^menl 11113 entre eux, soit moins souvent par une partitioa fiofoude comme dans certaines AroTdées {Anwflaphallus (fig. 133), Atheruna, Sauromatum). Les feuilles palmées ou pennées des Palmiers doJTsil lear partition, non à une ramification portant sur le premier âge de la feuille, mais à une série de détèinres régulières opérées pendant l'épanouissemeil, A amenées par la dessiccation de certaioes budesde tissu à l'intérieur du limbe d'abord entier A logement plissé. C'est, au contraire, semble-t-tl, f« une ramîBcation véritable du pétiole, que prenMOî oaissaoce les vrilles des Smilax.
La nervation des feuilles végétatives s'écacU de celle de la plupart des Dicotylédones en ceci, 4« les nervures les plus faibles ne proémiDeDtpasd'tfdinaire sur la face inférieure de Js feuille, <Ba cbeminent i l'intérieur du mésophylle. L<s pelil" feuilles vertes manquent même de nerrure médi» r.g. 3«5. - L« Mib dAHi«, gaulante, mais dans les grandes feuilles pélioli««)» lon^uT: j, 1^ éi^MioX " Spadiciflores el des Scitamiaées, cette nerrare»' giinc, qui piui uH, iprèa u puissamment développée et traversée par de "O"' t^lT" u7tü^'ä^,'Xl ''""^ faisceaux vasculaires. Si la feuille eslii'*u« des (uniques du' bulbe », géc 60 ruban et fixée par une large iosertiWi i* paHion mcmhnncuM de U faisccaux vasculaires y courent presque /an"*' îîw%''f.c"bi*r""^'dB li" •"^"^ '""" * ''»"''■^ : si la feuille est plusli^*«"* b«; î, là Uguit. posséder de nervure médiann, ils décri«"!*
ligne médiane vers le bord des arcs conta«"" hiut {Convaliaria). Mais si le large limbe est traversé par une forlene""'"'' diane comme daos les ilusa, etc., les faisceaux qui composent celle i^""" produisent latéralement de minces fascicules qui coureat parallÈiemeullu" l'autre vers le bord de la feuille , ces nervures 'latérales parallèles sont pan* reliées perpendiculairement par de courtes branches d'anastomose eu un «" seau à mailles rectangulaires, comme dans les Alisota el Castus, ainsi que l'Ouvi'randra, où le mésophjlle manque dans les mailles. Dans d'autres o» plus rares, il s'écbappe de la nervure médiane des nervures latérales saiP" qui, à leur tour, émettent de chaque côté des branches unies en o» "^ plus délicat (certaines Aroïdées). j,
OFfaniiattvM «e U lenr. — Vrpe ■«»!. — La fleur des UonocotJ
Cl. 12.] LES MONOCOTVLÉDOMES. 715
dones consiste ordinairement en cinq verUcilles alternes contenant le même nombre de feuilles, savoir : an périanthe externe et un périanttie interne, un verticille staminal externe et un second plus intérieur, enflu un cycle de carpelles qui n'est soivi d'un second cycle que dans les flears polycarpiennes des
Fig. SM- — Seirpat.
Fig. aOT. — liiiée».
Alismacëes et des Joncaginées. La formule typique la plus generale de cette classe de plantes est donc ; Kb Cn An + n Gn (-j- n). C'est seulement chez les Hydrocbaridées et dans quelques autres cas isolés, qu'il y a multiplication des cycles staminaax; ailleurs, quand ily a, comme chez les Butomus, augmenta-
lion numérique des étamines, c'est par voie de dédoublement dans le mCme verttcille, non par multiplication des verticilles (Sg. 401 ,<4).
Dans quelques cas isolés, et qui se trouvent d'ailleurs disséminés dans les familles les plus diverses, le nombre des pièces de chaque rerticille est de 2,
comme dans le Majantkemum et plusieurs Ënantioblastées, dont la formule florale devient ; K2C2 A2 -t- 2G2; ou bien il est de4etmémede 5, comme dans le Ports qwadrifoUa et certaines Oronliacées. Mais le nombre ordinaire des pièces de chaque verlicille est de 3, et par conséquent la formule typique s'écrit;: K3C3 A3 -f 3 G3 (+ 3;.
7f6 LES PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [Gr. 5.
ModilcattoBs d« type par aTortemeHt. — Dans Tordre des LiliiflOKS, dans certaines Spadiciflores, dans beaucoup d'Énantioblaslées, de Joncaginées et d'Alismacées (1), cette formule florale est donnée immédiatemeot par l'observation, elle est à la fois empirique et typique. Dans la plupart des autres Monocotylédones, au contraire, certaines pièces d*un yerticille oa ce^ tains verticilles tout entiers manquent dans la fleur; mais, par la disposition de ceux qui restent, il est facile, le plus souvent, de s'assurer que les membres absents ont avorté. Chez les Scitaminées, qui n'ont qu'une anthère ou même seulement une demi-anthère (fig. 399, fig. 400), les autres membres de l'androcée ne manquent pas pour cela, ou ne manquent qu'en partie, mais JUs sont transformés en autant de staminodes pétalo!des.
Nous avons déjà vu plus haut comment la fleur des Graminées et desOrcludées se laisse ramener au type pentacyclique trimère. Les diagrammes théoriques ci-joints (fig. 396-403) établiront le même résultat pour quelqoes-oaes des autres familles les plus importantes de cette classe.
Si donc Ton regarde la fleur pentacyclique de formule Kn Cn An -f- n G« (+ «) comme la fleur type des Monocotylédoncs, on voit que la grande majorité des familles où les relations de nombre sont différentes ne s'éloignent da tjpeqœ par l'absence de certains membres, ou de certains cycles tout entiers, sans que les rapports normaux de situation des autres membres ou des autres cjcte soient pour cela altérés. L'avortement (2) exerce donc une inflaence prépondérante dans cette classe, et c'est son action inégale qui y détermine la diversité des formes florales. Il en résulte qu'il n'est pas rare de rencontrer parmi les Monocotylédoncs des cas où Tavortement envahit la fleur à ce point, qu'il ne reste en déûnitive de tout l'organisme floral qu'un seul et amqtte carpelle ou qu'une seule et unique étamine; cela se voit notamment dans on grand nombre d'Aroïdées, famille dans laquelle on rencontre aussi des fleuß complètes et normalement construites reliées à ces cas extrêmes par les transitions les plus variées résultant d'un avortement incomplet, famille oô, par conséquent, la vraie signiOcation des choses peut être facilement ^öblie. C'est d'ailleurs principalement dans les fleurs petites et étroitemeol serrées sur l'axe qui les porte, que l'on observe cette réduction pro/ondedu nombre normal des parties (Spadiciflores, Glumacéees, etc.); les fleorsgrandes et plus écartées sur l'axe qui les produit sont, au contraire, le plus souvent complètes et ont môme quelquefois des membres surnuméraires {Bulomtö,B}iif^ charis), et si, elles s'écartent du type, c'est principalement parce que, ailliez des étamines fertiles, il s'y forme des staminodes pétaloïdes (Scitaminées). Lavortement si profond qui frappe les petites fleurs peut, dans certaines circonstances, rendre assez difGcile de décider si un composé d'étamines et àt carpelles est une simple fleur, ou une inflorescence dont chaque fleur se troafe simplifiée par avortement; il en est ainsi par exemple dans les Lemna,
(1) La fleur dimère des Potamogelon :K^C'2A2 + 2G4 (voir Hbgelmatbi : BoUmscbe Zatung, 1870, p. 287), ne diffère du type que par cette circonstance que les quatre carpelles je* simultanés et placés diagonalement par rapport aux deux paires d'étamines.
(2) Voir ce qui est dit au sujet de l'avortement à la page 273 et à l'exposition des carsclèr« généraux des Angiospermes.
Cl. 12.] LES MONOCOTYLËDONES. 717
PériAMthe. — Quand les deux cycles du périanthe sont développés, ils ont en général la môme structure. Dans les grandes fleurs,cette structure est ordinairement délicate, pétaloïde, sans principes colorants ou brillamment colorée (Liliacées, Orchidées, etc.); dans les petites fleurs, au contraire, elle est ferme, sèche, membraneuse (Joncées, Ériocaulonées, etc.).
Parfois cependant le cycle externe du périanthe est vert, sépalolde, et le cycle interne plus grand, délicat et pétaloïde (Cannaj Alwna, Tradescantia). Dans les fleurs très-petites et très-serrées des Glumacées, les feuilles du périanthe^ autant du moins qu'elles sont développées, prennent la forme de poils (fig. 396), ou de petites écailles membraneuses (Graminées).
ABdrocée. — Les étamines consistent en un filet allongé portant une anthère à quatre loges ; mais on y observe bien des modifications, notamment dans la forme du filet et du connectif. La plus frappante de ces modifications a lieu chez les Cannées et les Zingibéracées, où la plupart des étamines sont transformées en staminodes pétaloîdes. Nous avons déjà vu plus haut que la nature foliaire de Tétamine souffre peut-ôtrè une exception dans les Najas d'après M. Magnus, et dans les Typha d'après M. Rohrbach.
La ramification des étamines, si fréquente chez les Dicotylédones, ne se rencontre presque pas chez les Monocotylédones, circonstance qui est en rapport avec l'absence de ramification des autres espèces de feuilles dans cette classe. Si le diagramme de la fleur des Canna représenté ûg. 400 d'après les assertions de Payer est exact, les staminodes pétaloîdes y sont ramifiés. Dans le Typha rétamine, axile suivant M. Rohrbach, est aussi ramifiée.
Ciymécée. — Le gynécée se compose ordinairement d'un ovaire triloculaire ; plus rarement il est uniloculaire trimère. Dans les deux cas, il peut être supère ou infère, mais ce dernier cas ne se présente que dans les plantes à grandes fleurs {Hydrocharis, Iridées, Âmaryllidées, Scitaminées, Gynandrées). La formation d'ovaires monomères au nombre de trois ou davantage, et par conséquent de fleurs polycarpiennes, est limitée aux deux groupes des Alismacées et des Jcncaginées; dans ces deux familles le nombre ordinaire des membres et des cycles du gynécée se trouve en môme temps dépassé, circonstance qui rappelle le groupe des Polycarpées parmi les Dicotylédones.
Soudures et dépiacemcnto. — Les soudures et les déplacements ne sont, dans les fleurs de Monocotylédones, ni aussi fréquents, ni aussi compliqués, ni aussi constants à l'intérieur des familles naturelles que chez les Dicotylédones. Les phénomènes les plus frappants dans ce genre sont la formation du gynostème des Orchidées, la soudure des six feuilles du périanthe en un tube dans les Byadnthusy Convallaria^ Colchicum^ etc., enfin la situation épisépale et épipétale des étamines dans ces mômes genres et dans d'autres encore. Les fleurs des Monocotylédones terminent très-rarement la tige principale feuillée; les inflorescences terminales y sont au contraire fréquentes.
La forme d'ensemble de la fleur, surtout à mesure que celle-ci devient plus grande, acquiert une tendance au zygomorphisme, tendance faiblement marquée le plus souvent, mais qui dans les Scitaminées et les Orchidées atteint son plus haut degré de développement.
OtuIm. — Les ovules des Monocotylédones naissent ordinairement sur les
718 LES PHANËBOGAMES ANGIOSPERMES. [Gk. S.
bords des carpelles, rarement sur toute leur surface interne (/^uiomui). Dans les Najas suivant M. Magnus, dans les Typha suivant M. Rohrbach, Taniqüe ovule orthotrope provient de la transformation du sommet même de l'axe floral. Dans l'ovaire uniloculaire de certaines Aroîdées et des Lemna, les ovules sont insérés isolément ou plusieurs ensemble au fond môme de la cavité ovarienne.
La forme de beaucoup prédominante est la forme, anatrope. Mais onobsem aussi dans les Scitaminées, les Graminées et ailleurs, des ovules campylotropes. Enfin dans quelques Aroîdées et dans les Énantioblastées, les ovules sont orthotropes, dressés ou pendants.
Le nucelle y est enveloppé de deux téguments, et cette règle est presque sans exception ; les ovules des Crinum n'ont toutefois qu'un seul tépment.
Mme embrionnaire. — Le sac embryonnaire demeure ordinairement meloppé, jusqu'au moment de la fécondation, par une couche de tissa nacdlûre. Parfois cependant le sommet du nucelle est détruit et le sac embryonnaire B hernie au dehors {Hemerocallis^ Crocus^ GladioluSj etc.) ; ailleurs c'est au cootrai^e précisément le sommet du nucelle qui persiste seul, en coiffant le sac em* bryonnaire d'une sorte de calotte (certaines Aroîdées et Liliacées); enfin dans les Orchidées le sac embryonnaire détruit toute la couche de tissa siluéen dehors de lui, y compris le sommet du nucelle. Ce dernier résultat estameaé d'ailleurs, mais seulement après la fécondation, dans toutes les Monocoijl^ dones pourvues d'endosperme, et parfois même le développement du saccaibryonnaire envahit en outre le tégument interne qu'il détruit (Alaumoéa^i Ophrydées).
DéTeloppemeni de PeadospcFine. — Dans la majorité des Honocotylédooe», il s'opère rapidement, après la fécondation, un abondant développement ii« cellules endospermiques à l'intérieur du sac embryonnaire. Ces cellules oai^ sent partout par voie de formation libre et simultanée dans le protoplaso»]^' riétal du sac. Quand elles sont dès le début très-rapprochées, elles setoa«ft«ßl bientôt en formant une assise de tissu; et pendant qu'elles s'allongent ti^o^'^ sens du rayon et qu'elles se divisent par des cloisons tangentielles, ilse/orni«. sur la face interne de la première assise, de nouvelles cellules libres q«' se comportent de la môme manière, jusqu'à ce qu'enfin le sac soit coœpl'^®^^ rempli de séries cellulaires radiales issues par division d'autant de celiol^ libres initiales. Si le sac embryonnaire est étroit, il est déjà totalement retnp» par l'accroissement radial des cellules de la première assise pariétale. W' quefois les cellules' libres, nées dans le protoplasma pariétal, forment d'ibow une bouillie déliée qui remplit le sac embryonnaire et qui ne se condensée! ne se resserre que plus tard en un tissu compacte {Gagea, i«/«3;»m). Enfin» sac embryonnaire étroit des Pistia est rempli par une rangée de larges cellul« discoïdes, superposées comme autant de compartiments et qui naissent f^ bablement par division du sac lui-môme.
Dans les Aroîdées, une partie seulement du sac embryonnaire est remp par l'endosperme ; l'autre partie demeure vide.
Après le remplissage du sac, l'endosperme conünue à s'accroître, pend»»^
Cu 12.] LES MONOCOTYLÉDONES. 719
qae la graine qu'il remplit augmente de volume ; nous avons déjà dit eombîen cet accroissement est considérable dans les Crinum,
Dans toutes lesMonocotylédones endospermées, l'endosperme forme un tissu continu, qui vient toucher Tembryon et qui l'enveloppe complètement avant que ce dernier ait achevé son accroissement. L'embryon continuant ensuite à s'agrandir, il faut qu'une portion de l'endosperme qui l'entoure soit de nouveau résorbée. C'est d'une pareille résorption que résultent, d'une part la situation latérale de l'embryon des Graminées, qui dans la graine mûre est placé à c6té et en dehors de l'endosperme, d'autre part l'absence totale d'endosperme dans la graine mûre de certaines Aroïdées. Mais dans les autres Monocotylédones sans endosperme, les Naladées, Potamées, Joncaginées, Alismacées, Cannées, Orchidées, il ne se forme réellement pas d'endosperme du tout, ou bien il n'en apparaît qu'une indication fugitive.
Pour ce qui regarde les premiers développements de l'embryon, il faut se reporter à ce qui en a été dit aux caractères généraux des Angiospermes (p. 669). En ce qui concerne la formation primitive, aux dépens du tissu à petites cellules du corps de l'embryon, du bourgeon terminal, de l'écusson des Graminées, et de la racine, bien des points demeurent encore douteux.
Caractères prineipaux des tiMiis(l). — Au point de vue anatomique, les Monocotylédones se distinguent principalement des Dicotylédones et des Gymnospermes par la course des faisceaux vasculaires dans la tige et par l'absence d'une vraie couche génératrice (2).
iTarche des faisceaux dans la tige. — Communs à la tige et aux feuilles, les faisceaux qui descendent de chaque feuille'pénètrent en grand nombre côte à côte dans la tige par la large surface d'insertion foliaire ; ils s'y enfoncent d'abord obliquement et profondément, pour s'incurver de nouveau en dehors à mesure qu'ils descendent, et se rapprocher de plus en plus de la surface. C'est dans sa courbure située profondément dans le tissu de la tige, que le fais« ceau présente d'ordinaire son épaisseur la plus grande et sa structure la plus complète; à partir de cette région, il va s'amincissant et s'appauvrissant, soit qu'il monte dans la feuille, soit qu'il descende dans la tige. Une section transversale de la tige rencontre donc les divers faisceaux venant des feuilles en divers points de leur parcours ; les faisceaux qu'on y observe sont; par conséquent, de grosseur et de structure très-différentes.
Une section longitudinale rad>ale à travers un bourgeon, ou à travers une tige développée à entre-nœuds courts (Palmiers, rhizomes épais, plateaux des bulbes, etc.), montre comment les faisceaux qui descendent des diverses feuilles, et dont les courbures s'opèrent par conséquent à des hauteurs différentes, se croisent en direction radiale, les uns se dirigeant encore en dedans à une hauteur où les autres s'incurvent déjà en dehors. Dans les longs
(1) H.v. Mohl: Bau des Palmenstammes (YermiBchte Schriften, p. 139}. — Nagkli : Beiträge zur wissensch. Botanik, Heft I. — Millardbt : Mémoires de la Société des sc, nau de Cher^ bourg, XI, 1865.
(2) Strnetare de la racine. — La racine des Monocotylédones présente d*abord les caractères généraux de structure que nous avons tus (p. 199, note) appartenir à toutes les racines. Elle se compose en effet d'un épiderme, d'une écorce limitée en dedans par la membrane pro«
720 LES PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [Gi.S.
entre-nœuds, comme ceux de la tige des Graminées et d^ certains Mmiœ (fialamut), comme les longs pédoncules floraux des Aläam, etc., les fliiceiin
tectrice oa eodtrferme, et d'un cjUndre centril. Ce dernier comnieiice çu nne «Mi« pöv phérique contre laquelle s'ippuîent en des point» équidisunU des f»isce»uiTweuliir»a»
Hg. «3 A. — S«li™ Inni ebym* corliolip, memb wr leari rue« liUnl« dei mirqua
I, binde lucul^re totitée de deui H
I, I, deui fiitcuiu dt «Uulei liWric
tig. Wî B. — SMiion tmuittTMle d'un
le cjlindrc central tUnt bciaconp pi m
1 ÜMaconJonRifllfr*«"
Kg. 401 C — SecUon langitudi Ungoilielle t tnnn le pi chyme cortinl d'une ruine, ren
ea Ttce des faiice^ux libéc
Cïractères propres qui U dislinguent, d'abord commf»'*'^' vis-à-vis des Cryptogwnes vssculurw, puii '^'l-.ii. cotylédone vivà-vis des Gymnospermes « W l"^'
*'''"*"' «iMä»
Par rapport aux Cryplogaraes »aKui»ire>i " "^^ Monocotylédones présente trois différences ■ ''^' j^ au sommet pu- un massif de cellules et nos ftr me «^ lermiDale. S* C'est l'assise périphériqne dn '7'i'^^^ et non l'endoderme, qui contiant Iescelliilesg*"'*''r^ radicelles, dont il faut plusieurs cDio i ci« P*»* une radicelle Undis qu'une seuln ^ufflsiii clml''|'^ gsmes vasculairesi on peut donc appliquer» ceUe»»^ riphériqua le nom de membrane rhiiogène. En g*«* cellules rhiiogènes sont s:tuées en face ia *'^**"j^ laires, mais les Graminées font eicepliOB. L'w«« ^^^ que y est réguliÈrement inlerrompue en de!W »»^^^ vasculaires et, par conséquent, les f«dic«llM s/ P^ 3« Quand l'organisation du cyUadre central «le ■• "'"^
Cl. «2.] LES MONOCOTYLÉDONES. 721
cheminent, au contraire, presque parallèlement Tun à l'autre et à la surface de la tige. Les courbures et croisements de faisceaux^ qu'il est facile de recoonattre encore dans l'extrémité végétative de ces sortes de tiges, s'opèrent alors et se localisent dans les planchers horizontaux non allongés qui séparent les entre-nœuds, c'est-à-dire dans les nœuds; ces nœuds sont même souvent traversés par un réseau de faisceaux horizontaux, comme cela se voit très-nettement dans le Maïs.
De la marche des faisceaux, telle que nous venons de la décrire, il résulte que le tissu fondamental de la tige des Monocotylédones ne se partage pas en moelle et écorce, au sens où l'on emploie ces mots dans les Conifères et les Dicotylédones. Ici le tissu fondamental parenchymateux remplit également tous les intervalles entre les faisceaux souvent nombreux de la tige. Mais il n'est pas rare cependant qu'il se trouve séparé en une couche externe périphérique et en une masse intérieure, par une assise de cellules épaissies et lignifiées d'une façon particulière; c'est le cas, par exemple, dans la plupart des gros rhizomes, dans la tige creuse des AUium^ etc. (1).
réduite à sa plus simple expression , c'est-à-dire binaire, il y a an faisceau yascalaire en haut et un en bas ; en d'autres termes, le plan des vaisseaux de la radicelle passe par l'axe de la racine mère (fig. 403 C, I), au lieu de lui être perpendiculaire comme chez les Cryptogames vasculaires (ßg. 403 G, II).
Par rapport aux Gymnospermes et aux Dicotylédones, il n'y a qu'une différence. Elle consiste dans l'absence totale d'arcs générateurs sur la face interne des faisceaux libériens, et par conséquent dans le défaut de formations secondaires. La racine des Monocotylédones conserve donc indéfiniment son organisation primaire ; elle ne s'épaissit pas.
Pour plus de détails sur la structure de la racine des Monocotylédones, voir : Recherches sur la symétrie de structure des plantes vasculaires. I. La Racine (Ann, des se. nat,f S* série Bo^XllI,p. 123-185). {Trad,)
(1) Comparaison anatoBilqae de la tii^e aTee la racine. — Comme la racine (voir p. 190 et p. 719, notes), la tige des Monocotylédones se compose d'un épiderme, d'une écorce ou parenchyme cortical limité en dedans par la membrane protectrice ou endoderme, et d'an cylindre centraL C'est par la structure du cylindre central que la tige diffère de la racine.
Le cylindre central de la tige se comjiose bien encore, il est vrai^ de faisceaux fîbériens, de faisceaux vasculaires et de tissu conjonctif . Mais, au lieu d'être séparés et d'alterner côte à côte sur un même cercle, les faisceaux libériens et vasculaires y sont superposés chacun à chacun dans le sens du rayon, le libérien en dehors, le vasculaire en dedans et intimement accouplés en faisceaux doubles, libéro- vasculaires. Ce sont ces faisceaux libéro- vasculaires que le tissu conjonctif relie en un tout continu. — Ces faisceaux libéro-ligneux sont tantôt disposés en un seul cercle à la périphérie du tissu conjonctif qui se laisse diviser alors, comme dans la tige des Dicotylédones, en moelle et rayons médullaires. Tantôt ils forment plusieurs cercles concentriques et alternes ; il n'y a plus alors de rayons proprement dits et la moelle est plus restreinte. Tantôt enfin ils sont assez nombreux et leur course est assez flexueuse pour qu'ils paraissent disséminés dans toute l'étendue de la section transversale ; il n^y a plus alors ni moelle ni rayons méduUaires, mais seulement du tissu conjonctif interfasciculaire. Ce sont là des variations sans grande importance. — En général plus développé dans la tige que dans la racine, à cause du plus grand diamètre du cylindre central, le tissu conjonctif demeure souvent parenchymateux dans toute son étendue. Mais souvent aussi il est parenchymateux au centre et fibreux à la périphérie où il forme une zone lignifiée dans laquelle sont plongés tous les faisceaux externes ; il ressemble alors au tissu conjonctif de beaucoup de grosses racines. Parfois« enfin, s'il est peu développé, il est prosenchymateux dans toute son étendue comme le tissu conjonctif de la plupart des racines. Ce sont encore là des différences d'ordre tout à fait secondaires.
Le parenchyme cortical de la racine est toujours dénué de faisceaux, soit libériens, soit
Sachs. — Traäe de Botanique, 46
722 LES PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [Gl S.
Abflemce de eoveke générwAwïee intrafascicnlmire. — A cause de leur COQR
non parallèle et de leur distribution irréguliëre sur la section transyerale,l6 faisceaux de la tige des Monocotylédones sont incapables de se réunir, pards arcs cambiaux interfasciculaires, en un manteau générateur fermé, conus cela a lieu dans les autres Phanérogames. Il en résulte qu'ils ne possèdent pe non plus d'arc générateur interne entre le liber et le bois : ce sont doue è faisceaux fermés. Dès que l'accroissement en longueur d'une portion im de la tige a pris fin, tout le tissu des faisceaux situés dans cette région se tn& forme en tissu définitif (voir par exemple la fig. 81) ; il n'y a donc ordinairesBi pas d*épaississement ultérieur. Une fois formée, toute portion de la tige enserve indéfiniment le [diamètre qu'elle avait acquis déjà àTinténeor dul)Oi> geon, au voisinage du sommet végétatif (1).
tasculaires. Celai de la Uge est le plus souvent aussi dépourvu de faisceaux libén>4i§B»x F ce que les faisceaux qui, à chaque nœud, s'échappent du cylindre centrai pour eotr«r dsss^ feuille, ne font que le traverser horizontalement. Quelquefois, au contraire, un certaioMok! de ces faisceaux, après avoir quitté le cylindre central et avant d'entrer dans la feaiUe,(i*' nent dans le parenchyme cortical l'espace de plusieurs entre-nœuds ; chaque feaille reçoit lin outre quelques-uns de ces faisceaux corticaux, un ou plusieurs faisceaux directement isai» cylindre central au nœud môme.
C'est l'ensemble hétérogène formé par le tissu cortical et par le tissu conjonctif, que V> ^»^ désigne, dans la tige, sous le nom de tissu fondamental. Mais ces deux tissus ont ooe onF différente puisqu'ils proviennent, le premier de tout le périblème, et le second de iipvù^ plérome qui ne s'est pas différenciée en faisceaux libéro-ligneux ; ils conservent pluttri^ propriétés plus ou moins dissemblables; enfin l'endoderme trace entre eux une limite p^ Je crois donc qu'il est utile de ne pas les confondre sous une seule et même dénomioiti«*
Dans la racine, dont M. J. Sachs considère le cylindre central tout entier comme ob s^P faisceau équivalant à l'un quelconque des faisceaux , libéro-ligneux de la tige (p. l'U^^ fondamental se réduit au tissu cortical. Ainsi comprise, la notion de tissu fondsoeotilfl«* donc entre la tige et la racine une différence profonde, mais dépourvue de toute réiUK «F* tive, différence que de nombreuses observations recueillies depuis plusieurs aooées X P mettent aujourd'hui de faire disparaître. Ces observations seront consignées dans on pv*^ mémoire sur la tige, destiné à faire suite à mon mémoire sur la racine.
On trouvera d'ailleurs un grand nombre de faits relatifs à la structure des ndne«,*^'*'"^ et surtout des tiges des Monocotylédones dans Ph. Van Tiegebm : Recherches sur ^ s^'f^^ des Aroidées,des Typhacées et des Pandanées (ilnii. c/f« se. nat^ 5« série. Botn^t^^^ '' (1) Comparaison de la Jeaae ilfe des MoBocotylédones avec celle ^c*' ^ tylédonea. — Comparons maintenant la jeune tige des Monocotylédones à ta i*""*^!]!^^ Gymnospermes et des Dicotylédones ; nous y trouvons une complète anatopß ^ sW*»^ Même épiderme; même écorce ou parenchyme cortical^ limité en dedans pir©®®*""^ traversé ou non par des faisceaux libéro-ligneux; enfin même cylindre central, fo«*^ * ceaux libéro-ligneux généralement disposés ici en un seul cercle k la périphérie d'as conjonctif qui se laisse diviser, par conséquent, en moelle et rayons médullaires.
Toute la différence est donc, pour la tige comme pour la racine, dans la P'^*"^'^
Gymnospermes et les Dicotylédones, d'un arc générateur sur U face interne du groape ©f^
de chaque faisceau Ubéro-ligneux, et dans l'absence d'un pareü arc générateur cbei l«^
cotylôdones. Je ne crois pas cependant qu'on puisse, comme le fait ici M. J. Sechs, i«»^
cette absence d'arcs générateurs & l'impuissance où seraient ces arcs, s'il« existaient, «
réunir entre eux à travers le tissu conjonctif en un anneau générateur continu, à cae««
dissémination des faisceaux sur la section transversale. D'abord, rien ne les «nP*^""!j?L
réunir en zigzag. Ensuite, il ne manque pas d'axes monocotylédones où ces toceani S^
ngneux sont disposés côte à côte en un cercle unique, comme che« les Dicotylédones; i^
«res générateurs pourraient alors tout aussi facilement, s'ils existaien^ s'onir entre eai»»'
Cl. 12.] LES MONOCOTYLÉDONES. 753
Mode d'épalMlMem«nt de la tige dans le« Draennfes [et A1oVm^«s. >—
Dans quelques Liliacées cependant, les Dracœnay Aloe^ Yucca^ il se produit plus tard, à une certaine distance du bourgeon terminal, un nouvel accroissement en épaisseur qui peut même se prolonger pendant des siècles et amener un accroissement diamétral considérable, quoique très-lent, de la tige tout entière. Mais cet épaississement ultérieur s'opère ici d'une tout autre manière que chez les Gymnospermes et les Dicotylédones.
C'est une assise du tissu fondamental, parallèle à la surface de la tige, qui se transforme en tissu générateur et qui produit continuellement de nouveaux faisceaux fermés et, entre eux, de nouveau parenchyme (fig. 91). Il se forme ainsi un réseau de faisceaux grêles et anastomosés, composé d'un plus ou moins grand nombre de couches superposées. La disposition et le mode d'union de ces faisceaux anastomosés se reconnaissent facilement sur les tiges pourries, où le parenchyme qui remt)lissait les mailles du réseau a totalement disparu. Ce réseau de faisceaux ûbro-vasculaires fermés et étroitement serrés forme donc une sorte de bois secondaire qui enveloppe d'un cylindre creux l'espace où les faisceaux primaires delà tige, c'est-à-dire les faisceaux qui descendent des feuilles, cheminent comme autant de longs filaments isolés.
La masse d'épaississement des Monocotylédones arborescentes dont il est ici question appartient d'ailleurs tout entière et en propre à la tige ; elle n'a aucune relation avec les feuilles, contrairement à ce qui a lieu pour les faisceaux primaires, qui sont communs à la tige et aux feuilles. Par ce caractère, elle ressemble au corps ligneux secondaire des Conifères et des Dicotylédones.
Structure de la tige des plantes submergées. ^- Les plantes aquatiques
submergées, comme les Hydrillées, les Polamogeton, etc., font exception à la structure ordinaire des Monocotylédones. D'après M. Sanio (4), leur tige possède un unique faisceau axile, qui lui appartient en propre et s'allonge continuellement avec elle. Les faisceaux des feuilles ne viennent qu'ultérieurement s'unir au faisceau de la tige, et cette circonstance, qui se retrouve d'ailleurs aussi chez quelques Dicotylédones aquatiques, rappelle la structure analogue observée déjà par nous chez les Selaginella.
Cia^siilcatioii des Monocotylédones. — L'énumération systématique des divisions que l'on trace dans la classe des Monocotylédones est exposée ici, d'après M. A. Braun (2), avec cette modification cependant, que l'ordre des Hélobiées de M. Braun se trouve ici subdivisé en une série d'ordres distincts et que ses autres ordres ont été réunis ici en un certain nombre de séries.
Les courtes diagnoses des ordres ne comprendront que quelques-uns des caractères les plus importants au point de vue de la Classification naturelle, et l'on indiquera par des chiffres entre parenthèses celles des familles de Tordre auxquelles les caractères donnés manquent ou conviennent.
Il eût été possible, il est vrai, arec l'espace dont nous disposons dans ce
vers les rayons médalUires en un anneaa continu. Ils ne s'en développent cependant pas da* vantage. {Jrad,)
(1) Sanio : Botanische Zeitung, 1864, page 220 et ibid. 1865^ page 18 i.
(2) AscHERBOR : Flora der Provinz Brandenburg. Berlin, 1864.
n^ LES PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [Gb.S.
Traité, de donner les caractères des diverses familles delà classe des Monocotylédones; mais nous n'aurions pas pu entrer dans un développement analogue pour la classe des Dicotylédones sans dépasser de beaucoup les limite de ce livre. Pour ne pas rompre l'uniformité de Texposition, nous soMe donc obligés de nous réduire, dans les deux cas, à la simple déQominalionfe familles.
SÉRIE I. — HËLOBIÉËS.
Plantes aquatiques avec endosperme très-réduit ou sans endospcrmc ü région hypocotylée de Taxe de l'embryon est fortement développée, en d'anl» termes, l'embryon est macropode. Les relations de nombre des diverses paA de la fleur diffèrent ordinairement du type normal des Monocolylédones.
Ordre 1. Centrotpermées. Ainsi nommées à cause de la position ceoln^ de la graine dans (i) et dans le Najas. Fleurs incomplètes, tifesimples, le plus souvent sans périanthe: dans (i) c'est un disposé (fleur ou inflorescence) de deux étamines et d'an ootit uniloculaire qui renferme un à six ovules basilaires, le tout enveloppé d'une gaîne (périanthe ou spathe); en outre, lagraineaiß endosperme très-réduit; dans (2) l'ovaire est uniloculaire cl ordinairement uniovulé. — Les Lemnacées ont de petits corps végétatifs nageants, ramifiés, dépourvus de feuilles et munis le p souvent de vraies racines pendantes. Les Naïadées sont desplantß submergées, à tige grêle et rameuse, à feuilles allongées; ^ famille est impossible à définir nettement et devrait être partage en plusieurs familles distinctes. Les Lemnacées doivent peot-^ être rangées parmi les Aroïdées.
[7 Familles : 1. Lemnacées.