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LES DICOTYLÉDONES

Hais il y a d'autres cas oîi, comme dans les Rkus (dg. 422), certains membres (ici deux des trois carpelles qui ont d'abord apparu), ne s'atrophient que pendant le cours du développement ultérieur. Les fleurs du Crozophora tinctoria (Bg, 423) sont particulièrement instructives au point de vue qui nous

Fig. *Î3. -

occupe actuellement, car elles deviennent diclines parce que dans les unes (fleurs femelles) les élaroines se développent en staminodes stériles, ce qui doit ^tre considéré comme le premier degré de l'avortement, tandis que dans les autres (fleurs mâles), les trois carpelles sont remplacés par trois étamiaes fertiles (Payer).

Pu- lBt«Fp«taltlon d'étemiBca ■■»nméi«lFM. — Dans l'étude des caractères généraux des Angiospermes, nous avons déjà appelé l'attention sur l'interposition d'un cycle d'étamines entre les membres d'un cycle stamin^al déjà développé et nous avons fait remarquer que le cycle ainsi interposé est parfois incomplet. Ce genre de phénomènes se retrouve dans divers grands groupes de Dicotylédones (1).

La figure 424 montre, teintées de gris, les cinq élamines interposées des fleurs à dis étamines du groupe des Bicornes ; elles forment un cycle complet intercalé aux éléments du cycle primitif. Il en est de môme dans la plupart

ËpscriiUes.

VitU (An-

des plantes du groupe des Gruinales, parmi lesquelles les Balsaminées n'ont cependant que les cinq étamines typiques, tandis que les Linées et les Erodium présentent cinq élamines rudimenlaires interposées aux premières, et que dans les Peganum Harmala et les Momonia les membres du cycle ioter-

(I) Comme cela résulle des dessins da Payer. Parfois le cycle interposé, bien que né phu tard, eK situé plus eitérieurement que le cycle primitif j maisla chose prindpile.c'est que toutes les autres pvtiesde bfleur se comportent II tous égards comme si la cycle interposé n'eiislttt

743 LES PHANËROGAHES ANGIOSPERMES. [Gt.1.

posé et situé plus en dehors sont dédoublés. Sous ce rapport, un intérêt psiiculier s'attache à l'ordre des i&culinêes, dans les diverses familles duquel i cycle staminal interposé se trouve toujours incomplet (Acérinées, Hlppoo)taoées) (Bg. 495), de Taçon que le nombre total des étamioes de la fleut d's pas un mulliple du nombre fondamental du type, qui est ici de cinq. Diu encore signaler, parmi les fleurs quinaires, les Lythrariées, Crassuhcéesc Papiliouacées et parmi les quaternaires les CEoothérées, toutes bmilbdE lesquelles il y a interposition d'un cycle staminal complet.

Par forMalloB d'iteHiMCS attpcrpMAM sbx p^tal««. — Une des miaät

les plus remarquables dans les rapports de position des diverses feuiUalonla est celle que présentent un certain nombre de familles de DicotjliiloDa > l'unique verticille staminal a ses élémenls superposés aux pélales, cowKim les Bgures 426 et 427, comme aussi dans les Célastrinées et RbacDste^ les Bypéricioées k cinq faisceaux d'élamines, dans les riUa, etc. M. Min montré (1) que les deux cycles superposés des Ampélidées naissent sépiÉw' et en direction acropëte, tandis qu'au contraire dans les Primuiarteüii^ paraissent sous forme de cinq mamelons, dont chacun forme d'abocd ■ étamine et ne produit que plus tard un excroissance externe qui M^^ pétale (2).

Dans ces deux cas, on n'a pas de motif suffisant pour supposer quceilK" deux cycles superposés il en existe un autre qui a avorté; mais dannfW^ plantes cette hypothèse se trouve au contraire justifiée, ou du moiniM* très-vraisemblable. :Ainsi, par exemple, l'ordre des Caryophyllinées pts« des familles, des genres et des espèces où la corolle manque etoù les^iœic sont superposées aux sépales ; mais comme les mêmes groupes nilat^'"' ferment aussi des plantes ä corolle, on doit admettre que, là où la oi™' manque, c'est qu'elle a avorté. Le diagramme de la fleur de ces planK^^ en outre compliqué par une tendance au dédoublement des étanuMsl^* et 429) et même des carpelles.

Par nmllMtloB de« «tamtaM. — Quand il se développe dans uoeOnirp''^

d'étamines que de sépales et de pétales, cela peut provenir, ainsi qw l'avons déjà dîtj soit d'une multiplication des cycles staminaus comM ot^

(DPfeffeh :BoUm»cheZeituns,tS70, page 143 et JihrbOiber fUrwi

(!) Voir sur ce point ce qui est dit à ta p. «9*. Si cetta Ibéarie da li fleur des

s'établit définitive ment, il est dur qu'il faudra en écrire autronent ta fonnuls »

un peu le diagramme.

LVcir aussi sur ce point p. 622 et p. 6t&, en note. (Trad.)\

Cl. 13.] LES DICOTYLEDO.NES. 7S3

Agare 421, soit de l'iaterposition d'un cycle complet ou incomplel à l'intérieur du cycle normal, soit enfin du dédoublement des étamines comme dans les figures 438 et 429. Ces divers cas doivent ötre soigneusemeat distiogués de ceux où il naît un plus grand nombre d'étamines par suite de la ramification des étamines primordiales, phénomène qui se présente chez les Dicotylédones dans plusieurs divisions difTérentes, et qui se maintien t quelquefois constant dans des familles tout entières ; il en est ainsi par. exemple des Dilléniacées (fig.43I), des Aurantiacées [flg. 432), des Tiliacées (flg. 433), où chaque groupe d'anlbëres : apparlientà une seule étamine primordiale. Dans ces divers cas, le nombre des

' Fig. 411. — CandoJlea (D>1[«n»cén). Pig. 432. — C'frui (\uruiUac«CB|. rig. t3î. — TUia

étamines primordiales égale celui des sépales et des pétales, mais il peut arriver

- aussi qu'il soit inférieur à ce dernier, comme dans V Hypericum perforatam ' dont la fleur penLamëre ne renferme que trois étamines primordiales, et : qu'ainsi la multiplication des étamines coïncide en réalité avec une diminution

du nombre typique des feuilles staminales. Par ntmlflcation dei carpellei. — La ramification des carpelles est beau-

- coup plus rare que celle des étamines. On la rencontre cependant très-nettement exprimée dans les Malvacées. Dans cette famillle, il n'y a typiquement que cinq carpelles, qui se présentent assez souvent, comme daos les Hiètscus,

■ avec leur simplicité normale ; mais dans certains genres {-Galope, Malva, Attàesa, etc.), il apparaît d'abord cinq carpelles primordiaux sous forme d'autant de bourrelets surbaissés ; puis chacun de ces derniers ne tarde pas à former cAte à côte un grand nombre d'excroissances, dont chacune produit ensuite un style et une loge uni-ovulée du gynécée (1),

Eiempl«« d'oi-fKBiMtloBB florales différentea. — Ces courtes remarques suffiront ä montrer de quelles modifications sont capables les rapports de nombre et de position compris dans la formule générale : Kn Cn An(-}-» +•■■) Gn ( — m), formule qui embrasse principalement, comme nous l'avons déjà

' dit, les fleurs quinaires et réellement quaternaires.

A ces fleurs tétramëres se rattachent, non-seulement les octomëres comme celles des Mickauxia, mais encore certaines fleurs dimères, parmi lesquelles il faut surtout citer les Œnotbérées. La fleur des FpUobium, par exemple, est construite suivant la formule : K2 -|- 2C X A4.4G4, celle des Circœa suivant la formule : K2 C2 A2 G2. Il faut encore rattacher ici la fleur du Trapa, dont la formule est : K2 + 2C X 4A 4G2. Quoique, dans les Epitobium et Trapa, le calice soit formé de deux cycles successifs, les verticilles qui suivent les deux

(I) Voir Pins : OrgEnogéoie, plinches 6 à 3.

744 LES PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [Gl S.

paires décussées de sépales se disposent comme si ces sépales formaient je. véritable verlicille quaternaire.

Dans d'autres fleurs binaires ou quaternaires, on remarque cependaDtd^ une différence considérable. Après deux cycles binaires formanlle périanÉ et qui se développent de la même manière en formant un calice ou nnt&xé quaternaire, y apparaît immédiatement un verticille de feuilles stamiailfi superposé au faux verticille constitué par ces deux paires décussées :c'eäk cas pour les Urtica et autres Urticées, ainsi que pour les Pretéacées, douta formule est K2 + 2k 401 (fig. 340).

Dans les fleurs binaires ou ternaires de l'ordre des PolycarpéesetdccAi des Coroliiflores, oui ce genre de fleurs est surtout complètement dé?eloppêJ voit prédominer la tendance à employer plus d'un cycle de feuilles pour ionBer le calice, la corolle, Tandrocée et parfois même le gynécée, cireoostaooe qu'on peut exprimer par la formule générale :

K/>(+p+...)C/>(4.p+...)Ap(+p + ...)Gp(+;) + ...)

Exemples : Fumariacées ; K2 C2 + 2 A2 + : G2

/ Fpimedium ; K2 + 2 C2 + 2 A2 + 2 61 Berbéridées : Berberîs ; R3 + 3 C3 + 3 A3 + 3 Gl

( Podophyllum : K3 C3 + 3« k2? + 3 61

Crucifères : K2 + 2C X 4A2 + 2«G2 (+ 2)

On trouve encore des exemples variés de cette formule générale dansliûmille des Ménispermées, où les cycles floraux sont tantôt binaires, tantdt lunaires, parfois môme à la fois binaires et ternaires dans une seale et ^ fleur, et où presque tous les membres sont susceptibles d'avorter tour à toorü).

Outre les fleurs ternaires que nous venons de nommer, il y en a aussi daß- 1res qui se rattachent simplement à la formule générale considérée tootai* bord : KnCnAn (-f- n)Gn( — m), comme celles des Rheum^ par exemple «^^^ A3^+ 3G3. Enfin d'autres fleurs, encore ternaires, semblent appart»^^*'^" troisième type, comme celles des Asarum : K3 A3 + 6 G6.

Quand le nombre des cycles de l'androcée devient considérable, ü ar^i« aäsez souvent que le nombre des membres change d'un verticille à ïa^^^^'f que ces verticilles suivent une loi d'alternance compliquée. Des fleöP^ ^ structure d'ailleurs très-différente se comportent sous ce rapport de la mêfflô manière, comme on le voit par les Papavéracées d'une part (fig. 434), et P* les Gistinées et beaucoup de Rosacées d'autre part.

Fleaim déirr^dées. — Comme nous l'avons vu chez les Monocotylédones^ arrive aussi chez beaucoup de Dicotylédones que la fleur se simplifie au ^ de ne renfermer plus qu'un ovaire avec une ou quelques étamines; silesfl^sont en outre diclines, l'une ne contient alors qu'un ovaire, l'autre qu'u^^ quelques étamines. Quant au périanthe, tantôt il manque compl^^®^ comme dans les Salix et les Pipéracées, tantôt il se réduit à une petite c#

(1) EiCHLER : Ueber die Menispermaceen (Denkschrift der K. bayer. Gesells. Regcnsbcirgi — Payba : Organogénie, PI. 45-49. — Eichlbr : Flora, 1865.

Cl. !3.] LES DICOTYLÉDONES. Ti3

(Poputus, fleur femelle des Cannabioées), ou à des sortes de poils qui séparent les organes sexués des diverses Qeurs dans l'inflorescence {Platanus). Ces sortes de fleurs dégradées sont ordinairement très-petiles et le plus souvent serrées en inflorescences nombreuses : capitules, épis et chatons. Dans certains cas, il peut mëmeMre mis en question si l'on a devant soi une inflorescence ou une simple fleur, comme dans les plantes du genre ^ , Euphorbia (1).

Le développement déflniUr des diverses parties de la fleur et la forme d'ensemble quelafleuracquierllorsdeson i

épanouissement sont sujets à tant de variations, qu'il est im- f

possible de dire quelque chose dégénérai à ce sujet. Bornonsnous à remarquer que la formation de fleurs périgynes, d'axes d'inflorescence creux, comme la Figue et autres corps analogues, enfin de cupules, productions qui se rattachent toutes ä la même cause, est un phénomène particulier aux Dicotylédones.

Les «TMlca. — Dans les diverses divisions des Dicolylé- ^. ^^^ p^ ^^^ dones, les ovules présentent toutes les différences de forme céa-.A.cheiidouma; et de structure que nous avons étudiées en général à la ".pi^rer. page .558. Il arrive souvent ici, notamment dans les Gamopétales, que le nuceile ne possède qu'un seul tégument, souvent très-épais avant la fécondation. D'autre part le troisième tégument, l'arille, se développe ici bien plus fréquemment que chez les Monocotylédones. S'il y a deux téguments, l'externe contribue à la formation du micropyle, contrairement à ce qui a lieu chez les Monocotylédones; il circonscrit une sorte d'antichambre en avant du micropyle, et constitue ['exostome.

Dans certaines plantes parasites, les ovules sont rudi mental res. Ils se réduisent, en effet, dans beaucoup de Balanophorées h un nuceile nu formé d'un petit nombre de cellules; chez les Loranthacées, ce nuceile nu est même confondu avec le tissu de l'axe floral dans l'ovaire inßre.

Le »me «■ibryonaalrei Miode de formatloB de l'endoiperme (2). — Dans la

majorité des Dicotylédones, le sac embryonnaire se comporte, avant et après la fécondation, comme chez les Monocotylédones. L'endosperme commence le plus souvent parune formation cellulaire libre qui, par une division répétée des cellules primaires ainsi constituées, devient un lissu plus ou moins cornpacte qui remplit le sac embryonnaire,' tantôt de très-bonne heure avant la formation de la petite sphère embryonnaire, tantôt seulement plus lard.

Mais dans un asseï grand nombre de familles, qui appartiennent d'ailleurs ä des groupes très-divers, les choses se passent un peu différemment. D'une part le sac embryonnaire présente des phénomènes particuliers d'accroissement, s'allongeant avant la fécondation jusqu'à prendre la forme d'un tube grêle, poussant après la fécondation un plus ou moins grand nombre d'appendices en coBCum qui pénètrent latéralement dans le tissu du nuceile et

{[) Voir P«yer, toe.eil., p. SÎ9.

(3) HoniEiSTEH : JahrbUcber fUr wiss. Botanik, l,p. ISS et Abhkndl. der L «acb9. Geaallscb. d. Wias., VI, p. S36.

746 LES PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [G&. 5.

des téguments en les détruisant, et qui se développent même librement en dehors de Tovule (Pediculaf^^ LoUhrœa^ Therium^ etc.). D'autre part l'endosperme de ces plantes procède du sac embryonnaire par voie de division, et sous ce rapport on observe d'après M. Hofmeister les différences suivantes : c La cavité tout entière du sac embryonnaire se comporte comme la cellule mère de l'endosperme dans les Asarinées, Aristolochiées, Balanophorées, Pyrolacées, Monotropées; la première division du sac s'y opère par une cloison transversale qui le partage en deux moitiés sensiblement égales» renfermant chacune un noyau et produisant chacune de nouveau au moins une génération de cellules Alles. Ailleurs, au contraire, la cellule mère de l'endosperme n'occupe que la partie supérieure du sac embryonnaire ; aussitôt fécondé, le sac embryonnaire est divisé par une cloison transversale en deux moitiés dont la supérieure seule, par une série de bipartitions successives, produit Tendosperme, tandis que l'inférieure ne subit aucune division ultérieure; il en est ainsi dans les Viscunif Thesium^ Lathrœa^ Rhinanthus^ Melampyrum, Globularia. Ailleurs les choses se passent de la môme manière, mais la cellule mère de l'endosperme occupe la région moyenne du sac embryonnaire {Veronica, Labiées yNemophUa^ PediculariSf Plantago, Campanula^ Loasa) ; ailleurs enfin elle est située dans sa région inférieure (Z.oran/^z«.9,i4canMtt«, Catalpa^ Hebenstreitia^ Verbena^ Vacctnium.i^

Dans les Nymphœa, Nuphar^ CeratophyUum, l'extrémité supérieure du sac embryonnaire se trouve, aussitôt après la fécondation, séparée du reste de la cavité par une cloison transversale, et c'est seulement dans cette région supérieure renfermant les vésicules embryonnaires, que s'opère la formation ultérieure des cellules filles endospermiques. Mais ce mode de développement de l'endosperme difißre de celui que présentent les Viscuniy Thesium^ etc . , par ce caractère important, que ces cellules endospermiques naissent ici par voie de formation libre et non par division dans la moitié supérieure du sac (M. Hofmeister).

A l'exception des Cuscuta, dont l'endosperme naît par formation cellulaire libre, la très-grande majorité des plantes vraiment parasites et humicoles produisent leur endosperme par voie de division.

Dans les Tropœolum et Trapa, la formation de l'endosperme n'est, d'après M. Hofmeister, que bien faiblement indiquée.

DéTeioppement de l'embryon. — Le mode de formation de l'embryon des Dicotylédones a déjà été exposé, d'après les recherches récentes de M. Hanstein, dans l'étude des caractères généraux des Angiospermes (p. 671, ûg. 373). Bornons-nous ici à remarquer encore que, dans les plantes parasites dépourvues de chlorophylle et dans quelques plantes humicoles, la maturité de la graine arrive avant que l'embryon ait dépassé l'état où il se compose d'une masse de tissu arrondie et, en apparence du moins, homogène {Monotropa, Pyrola^ Balanophorées, Rafflésiacées, Orobancke).

Prineipanz caractère» des Hmu« (1). — En ce qui concerne les propriétés anatomiques des Dicotylédones, je dois me borner à traiter ici : 1° la manière

(I)Uanstein : Jahrb. für iwiss. Botanik, I, p. 333 et Abhandlungen der Berliner Akademie, 1857, 1858. — Naegeu : Beiträge zur wiss. Botanik, I, 1858 et IV, 1864. — Sanio : BoUnische Zeitung, 1864, page 193 et 18G5, page 165. — Eiceleb : Denkschrift, d. k. bayer. Gesellsc., V» page 20. Regensburg, 18Gi.

Cl. (3.] LES DICOT\LÊDONES. 7iT

doQl se comportent les faisceaux vasciilaires dans la tige; 2° le mode d'accroissement en épaisseur de cette lige (I).

(OStraetaredelaraclHe. — LaradnedesDkotjrlédoDwel dei Gymnosparmes pr&ent« d'«bord Im uraclèreB gjnÉreQi de structure que nona avons ïu» (p. 108, note) appirtenir i toutes les wcines.

Elle se compose, en effet, d'un épidémie, d'une écorce ou ptrenebyme cortical limité en dedans par la membrane protectrice ou endoderme, et d'un cylindre central. Ce dernier commence par une assise périphérique, contre laquelle s'appuient en des points équidistants un certain nombre de bisceaui vascuiaires et autant de faisceaux libé- {.

centre par du tissu conjonctir(flg. i3tA, ßg. 431 a, 1 et Hg.iU C,l).

Elle partage en outre les trois caractères différentiels qui séparent la racine des Uonocotylédones de celle des Cryptogames vasculaires (voir p. 7i!>, note), savoir ; l* développement par un groupe de petites cellules ; !* formation des radicelles par l'assise péripliériquo du cylindre central, qui constitue une membrane rhiiogëne ; 3° orientation longitudinale des vaisseaux de la radicelle quand elle est binaire : trois caractères qui appartiennent ainsi au groupe tout entier des Plianérogames et le distinguent du groupe des Cryptogames vascuiaircs. En général les groupes de cellules rliizogèncs sont situés en face des faisceaux vasculairea, sur lesquels les radicelles s'insèrent directement en autant de rangées. Les Ombelliferes, les Araliacées et les PUtosporun^ font eicepiion, parce que, CODiDie nous l'avons vu (p. IGG, note), Is membrane rhiiogène s'y trouve creusée d'un arc de canaux sécréteurs en hce de chaque faisceau vasculaire.

Hais tandis que la racine des Hooocolylédunesconserveiniléflnimentcelle organisation primaire, il arrive toujours

des Dicotylédones et des Gymno- i""

tpermei se complique par la formatiun P'"

de productions secondaires qui l'épais- ^°'

rissent plus ou moins et dort l'ap- ""J psriiiün constante caractérise ces deux classes par rapport ï la première.

Ces productions secondaires (llg. i34 B, □ ei

43t A. — SMtioni lr»in«r«l« de U jeiœ« raci»« (Us roi; lédonti. — I.pirol ds Beta vulgarü ; II, rscineadvenifl de VArtùnlht rtonffala .■ ê, iTuil-dcmiâ» usiu du pnncbyna cortical ; p, mcmbnn« protectrice au endodcrina. rnièrs u«ïte de ce p«reiich)Die, dont les eellules porlenl >iu

lU tebelonnil!

ncmbraDcpCrïpbériquedu

t formées par des arcs géaé<

748 Lli:S PHANÉROGAMES ANGIOSPERHBS. [Gn. S. ^

Hkrcke de» fBUccKnx prlHalrea A>u 1> tlga. — Dans quelqaes plaates

rtteun qai se déTsloppent sur la f*ce iateroe des fusceaai libériens primiiiri (g, ûg. 434 A) ; osa ircs se rejoigoent en dehors des Tusceaui vssculiires, tu moyen d'un déboubleoienL des cellules de l'uiise rhiiogène, pour former un tnneau générateur continu el dont le Jeu est double, ceutripète en debora, centriruge en déduis. Les secteura intral[bériens de cet uineau produisant d«t fsisceani doubles, libériens en dehors f, Tisculiirei en dedans u', et cei TuKeiai libéroligneai

Fig. 431 B. — Seclioni truuTïnaln d'une racine »drcnlivc de Oiwcioe [Tropirolum majiu) : I, »nol Vipparilioo de« produclions Hcoodurel ; II, iprci U (Onulion d» diui (aiiccam liUmligimii Hsondum.

secondaires refoulenl en dehors, ï mesure qu'ils s'épaississent, les fsiscesuK libériens prinùtiri/. Les secteurs eitravsscuilires de i'mneau générateur, untAt ne forment que des nyons conjonctifs parench y miteux r' qui séparent les différents TaiBCeiui libéroligneuii secondaires, untAt se comportent comme les arcs inlralibériens eui-mémes et produisent arec oux un anneau libéroligneui secondaire complet, extérieur aui faisceaux vasculaires primitifs, intérieur aui libérieui. En mCme temps, la membrane rhÎEogène divise tous ses éléments de manière ï former une

I ir

des foTtnatîûDS HCDadsircA ; II, aprèi le dâTcloppemenl dei FiIkoiui libâroli^ïui eecoadairei et l'cibLitHoa du pareDchvcne cürlieal primurc, qui e»t remplaeâ par le porcocliynie earLical »ecoDdtire e' el pu la coucha (uMreuKi.

lone génératrice périphérique, qui produit sur son bord externe et de dehors on dedans une couche aubéreule i, et sur son bord interne et de dedans en dehors un parenchyme cortic«! MCondiiree, qui continue celui des rayons quand ils existent. TantAt l'écorce primaire subsiste en se prilant k l'extension du cylindre central ; tantOt elle est de bonne heure exfoliée jusques et y compris l'endoderme [Rg. 434 C, II).

C'est donc par la seule existence de cette période secondaire, que la racine des Dicotylédonw et des Gymnospermes se distingue de celle des Monocotylédones.

Poar plus de détûU sur la structure de la meine Aea Dicotylédones et dsi Gymnosperraei, voir : Rechercbes sur la symétrie de structure des plantes Tasculaires, [. La Racine {Ana. de* te. nal., S* série. Bol., XIU, p. lBâ-î81). {Trad.)

— Cl. 13.] LES DICOTYLÉDONES. H9

aquatiques de structure trës-sicnpie, la tige est traversée par un cylindre fibro- Tasculaire axile qui lui appartient ea propre, qui s'allonge continuellemeat à son sommet et auquel vieuaent plus tard se rattacher les faisceaux propres des feuilles {äippwis, Aläi-ovandia, Ceralophyllum et ea partie aussi Trapa d'après M. Sanio).

Mais si l'on fait abstraction de ces plantes dégradées, c'est une règle générale cliez les Dicotylédones qu'il nait d'abord des faisceaux communs à la tige et aux feuilles. Les portions ascendantes de ces faisceaux pénètrent plu- ' sieurs ä la fois dans les feuilles, s'il s'agit de grandes feuilles végétatives, pour y cheminer côte à côte et isolés le plus souvent dans le pétiole et dans la nervure médiane (1) et venir se répandre et se ramiQer dans le limbe dont ils forment les nervures.

Les portions de ces faisceaux qui descendent dans la tige, parcourent ris.m.—SaminiauEbuiiu.—Qmntäiatx\stttia

souvent plusieurs entre-nœuds avant roUaire» i tmendcm enlre-nœiidj.iiel»lifB; iU

de venir se juxtaposer latéralement r^io^iî^ d™ rpir^tC°«Th.q^ '^!^t

aux parties supérieures des faisceaux nonui porte dem reuiii« opposées d cbuiua ät «■

qui descendent de feuilles plus âgées J^"^'" ^i,'J°f.l'jî.',^,''|°iJ'^"f^" ","'" '^' * "

el de se souder avec elles; chemin dan» icJr ™ur«7Zrnd.' J'aÙ n:'v«ù d'«™'^

faisant, ils se divisent parfois (flg. 435). •"i-uit, cet raiicciui m dédoublent et leurs bria-

Quelquefois, dans les 76cm. par »^''^^«1111 '^.'"J^Td» ?d"e!S^^^^^

exemple, chaque faisceau subit dans iiiiDce>>',i';auir<Hiienli>ù ilg •'incunenlpoureD-

la tiEe une torsion toujours dans le "*'' ^*^ '■ '•"'""■ ™ '■■"*'" aaïujKm œ-

° , , , aemble par un >rc borinmial et de cet arc aqulamo-

mème sens, de sorte que les sym- «q«e « d«aci«iii i« faL^a«. qui Tont ,u. rtip,i» podes produits par la fusion des fais- n, ». D'aprèt h. gusieinceaux qui descendent de feuilles situées ä diverses hauteurs sont enroulés en spirale au-dessous de l'écorce de la tige. Mais souvent ils cheminent parallëfement à l'axe de la tige,jusqu'ä ce qu'ils s'anastomosent â leur partie inférieure avec des faisceaux plus bas. Z^es faisceaux foliaires ne s'incurvent pas profondément dans le tissu interne de la tige; une fois entrés, ils s'y dirigent brusquement vers le bas et descendent parallèlement entre eux et toujours à égale distance de la surface de la tige, de sorte qu'ils forment tous ensemble une couche concentrique à cette surface. Sur la section transversale, la couche des faisceaux forme un anneau qui sépare le parenchyme fondamental de la tige en moelle et écorce primaire. Les portions du tissu fondamental situées entre les faisceaux paraissent, sur la coupe transversale, n'être que des communications radiales entre l'écorce

(I) Quind il pénètre pliuieun r»lscMax dans on pétiole, ils y demeorent ordiiuiireinent sépuéa pu du tista rondunenl*! ; mai» ptrfoii. comme dins le Fieia Carica, ils te Mirent cdl« h c6te et forment, sur Im «ection tran»Tersale dn pétiole, un anneiu Terme qui >ép«re la tlHU foDdament*) en moelle et écorce.

750 L£S PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [Gm. 3.

et la moelle, ou, comme on les appelle, des rayons médullaires primaires {\\

M«4e 4'ép*lMlMeiBeiit de la tl^e i productions secoMdftires losnes d«

eomUam. — - Si iaiige n'est pas le siège d'un épaississement ultérieur, les choses en restent à cet état. Mais ordinairement, même dans les plantes annuelles {Helicmthui^Bramca\ et toujours dans les tiges et branches des plantes ligneuses. il s'opère, après rallongement des entre-nœuds, un épaississement ultérieur. Entre le liber et le bois, il se forme alors dans chaque faisceau un air cambial ou générateur. Placés côte à côte sur un même cercle, les arcs cambiaoi de tous les faisceaux sont séparés au début par les rayons médullaires, mais îb ne tardent pas à se réunir en un manteau cambial fermé ; les cellules des rajo:2i médullaires situées entre les arcs générateurs des faisceaux se divisent, en effet, de manière à former des arcs cambiaux interfasciculaires, qui s'intercalent au

(1) ComparolooB do la Jon no tl^o o4 do la Jeviio raclao. — Comme la ndoe (voir p. 190 et p. 747,110168), la tige des Dicotylédones se compose d'un épiderme, d*aiie ^'coroe ou p&renchyme cortical limité en dedans par une membrane protectrice ou endoderme, ei d'e cylindre central. C'est par la structure de ce cylindre central que la tige diflFère de la racine.

Le cylindre central de la tige se compose bien encore, il est vrai^ d'une membrane rhizL^s-s, de faisceaux libériens, de faisceaux vasculaires e^ de tissu conjonctif. Mais, au lieu d'ètr« separés et d'alterner côte à côte sur un môme cercle^W faisceaux libérions et Tasculaires jstsx superposés chacun à chacun dans le sens du rayon, le libérien en dehors, le TascuUlr« es dedans et intimement accouplés en faisceaux doubles libéro vasculaires. Ce sont ces f^isc^^ui libérovasculaires que le tissu cuiijonctif relie en un tout continu. Ces faisceaux UbéroUpeai sont en général disposés en un cercle unique à la périphérie du tissu conjonctif et dû«etemont adossés k l'endoderme par leur région libérienne. La membrane rhizogène est |»roKiskfquent discontinue dans la tige et ne règne qu'à la surface du tissu conjonctif, dans les istavalles entre les faisceaux. On peut donc, si l'on veut, séparer par la pensée ce tissu conj^fKof en une région centrale on moelle et en portions interfasciculaires ou rayons médullaires ; mis cette distinction est sans valeur anatoniique et ne doit pas ôtre assimilée k la séparation rték et double, que l'endoderme et la membrane rhizogène tracent entre le tissu conjonctif tout asstf et le tissu cortical. — En général plus développé dans la tige que dans la racine à cause ds plas grand diamètre du cylindre central, le tissu conjonctif demeure le plus souvent pareocbTmimx dans toute son étendue, comme cela arrive aussi dans les grosses racines. Mais il ne mxaqttt pas de tiges dicotylédonées où le cylindre central est fort étroit ; le tissu conJoactiTy est alors très-réduit et en même temps ses cellules, plus étroites et plus longues, deviennent proseochychymateuses et se lignifient quelquefois, il ressemble alors au tissu conjonctif de la plupart des racines. Ce ne sont là évidemment que des différences secondaires.

Le parenchyme cortical de la jeune racine est toujours dénué de faisceaux, soit Ubérîeas, soh ligneux. Celui de la jeune tige est aussi le plus souvent dépourvu de faisceaux libérthl.gneax, parce que les faisceaux qui, à chaque nœud, s'échappent du cylindre central pour entier dans la feuille ne font que le traverser horizontalement. Mais quelquefois, au contraire, on voit quelques faisceaux, après avoir quitté le cylindre central et avant d'entrer dans la feuille, cheminer dans le parenchyme cortical l'espace de plusieurs entre*nœnds; chaque fenllle reçoit alors, ootf une partie de ces faisceaux corticaux, un ou plusieurs faisceaux directement issus du cyliodn central au nœud môme.

Ici, comme chez les Monocotylédones, c'est à l'ensemble hétérogène formé par le tissa C8^ tical et par le tissu conjonctif, que M. J. Sachs donne dans la tige le nom de tissa fondameuci!, et nous pourrions répéter ici ce qui a été dit sur ce point à la page 731, en note.

En attendant le mémoire détaillé que je prépare sur la structure de la tige comparée à eaito de la racine, aussi bien chez les Dicotylédones et les Gymnospermes que chez les Monoo^rièdones et les Cryptogames vasculaires^ je renvoie le lecteur au travail suivant : Mémoire sir les canaux sécréteurs des plantes {Ann, des se. naL, 5« série. Bot., XVI, p. 96), où la questioo est traitée en particulier à propos des Composées, notamment à ta page 11). {Trad,)

Cl. 13.] LES DICOTYLÉDONES. 751

arcs fasciculaires et les relient en une couche génératrice continue (voir flg. 82, p. 128). L'anneau cambial ainsi constitué produit ensuite vers Fextérieur des couches de liber, vers Tintérieur des couches de bois, en môme temps qu'il continue lui-même à s'étendre en surface (1).

On^pipeWe écorce secondaire ioui le tissu produit par la couche génératrice sur sa face externe ou corticale, et bois secondaire tout ce que cette couche engendre par sa face interne ou ligneuse ; et cela par opposition avec l'écorce primaire, composée exclusivement par une portion de tissu fondamental, et avec le bois primaire, formé de toutes les moitiés ligneuses des faisceaux foliaires isolés dont l'existence est antérieure à la constitution de l'anneau de cambium. Le bois secondaire issu de cet anneau forme un cylindre creux, sur la face interne duquel proéminent tous ces faisceaux ligneux primaires qui, faisant saillie dans la moelle, donnent à celle-ci une forme étoilée. L'ensemble de ces faisceaux ligneux primaires est souvent désigné sous le nom d* étui médullaire et

' Ton peut, dans le môme sens, nommer avec M. Nägeli étui cortical l'ensemble des moitiés libériennes des faisceaux primaires, situées à la limite de l'écorce primaire et de l'écorce secondaire. Étui médullaire et étui cortical constituent

: à eux deux l'ensemble du système fibro-vascuiaire de la tige, tel qu'il existait avant Tapparition de la couche génératrice. Ils ont tous deux suivi l'accroissement en longueur des entre-nœuds de la tige, et par conséquent ils sont composés d'éléments le plus souvent très-longs; l'étui médullaire renferme, en effet, des vaisseaux annelés, spirales et réticulés à articles très-allongés, entremêlés de longues fibres ligneuses, et de son côté l'étui cortical, dans les faisceaux libériens primaires qui le constituent et qui sont de plus en plus écartés l'un de l'autre par l'épaississement de la tige, contient de longues fibres libériennes le plus souvent fort épaissies, mais flexibles, auxquelles s'ajoutent de longues cellules cambiformes et des vaisseaux grillagés ou criblés à articles très-allongés.

Issus de la couche génératrice, les éléments constitutifs de l'écorce secondaire et du bois secondaire sont, au contraire, beaucoup plus courts. Le bois secondaire ne possède pas de vaisseaux annelés et spirales ; ils y sont remplacés désormais par des vaisseaux ponctués aréoles, plus larges et à articles courts, entourés de fibres ligneuses et entremêlés de parenchyme ligneux (voir p. 132). L'écorce secondaire se compose, soit d'une alternance de couches

;. de fibres libériennes épaissies et de couches de cellules libériennes à paroi

^ mince et en partie parenchymateuses, soit exclusivement de ces dernières cellules, soit enfin d'un mélange irrégulier de ces deux espèces d'éléments (voir p, 134). Finalement, l'écorce primaire, et avec elle l'épiderme, se trouve

(1) L*accroissement en épaisseur s*opère donc exactement de la même manière dans la tige et dans lancine des Dicotylédones et des Gymnospermes (voir p. 190 et p. 748, note). Des deux parts les arcs générateurs d^abord isolés occupent le bord interne des faisceaux libériens^ que ceux-ci soient séparés des faisceaux vasculaires, comme dans la racine, ou qu'ils soient intimement accouplés à ces faisceaux vasculaii^es, comme dans la tige^ pour former autant de faisceaux Ubéro-ligneux. Des deux parts aussi, c'est par l'intermédiaire des cellules de l'assise périphérique du cylindre central, c'est-à-dire de la membrane rbizogène^ que ces arcs générateurs se réunis* sent bientôt en un anneau cambial continu. (Trad,)

752 LES PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [Gi. 3.

exfoliée par la formation du périderme et du rhytidome ; quelquefois cepe&dant elle peut suivre^ sans se déchirer, l'accroissement diamétral de la tige^ grâce aux divisions longitudinales radiales qui s'opèrent dans ses cellola {Viscuniy Helianthus annuusj etc.).

Les masses ligneuses et libériennes issues de l'activité de l'anneau génénteur se montrent fendues radialement en longueur et traversées pardesrajou médullaires secondaires. Ces rayons consistent en cellules étendues horizonlilement^ qui ne sont pas toujours lignifiées dans le. bois et qui dans le liber demeurent molles et parenchymateuses. Chacun d'eux se compose de dm parties placées bout à bout, un rayon ligneux et un rayon libérien, et ils soqi toujours destinés à emmagasiner des substances assimilées. Leur nombre augmente à mesure que l'anneau cambial s'étend en surface, de sorte que plos une couche de bois est âgée, plus nombreux sont les rayons qui la traTcrsent. Épais d'une ou de quelques assises cellulaires, ils forment des lames uoiocies en hautet en bas qui, sur les coupes longitudinales radiales, ont i'aspedde rubans horizontaux. Sur les coupes tangentielles, on voit les masses fibro-nsctilaires se fendre dans leur longueur en un point, pour se rejoindre de dootw plus haut et former ainsi un réseau à mailles étroites et très-alloogées, réseau dont les tiges de Chou macérées fournissent de beaux exemples. Comme te masses fibrovasculaires où ils sont encastrés, les rayons s'accroissent vers l'intérieur et vers l'extérieur aux dépens de l'anneau générateur et, à messit que ran'neau s'agrandit, il s'en intercale de nouveaux entre les anciens.

Lorsque l'accroissement en épaisseur de la tige cesse périodiquement ^ reprendre à nouveau au début de la nouvelle période végétative, comme c'est le cas pour les plantes ligneuses de nos contrées, il se forme dans le coars de chaque période végétative annuelle une couche de bois secondaire etsoaveot aussi une couche d'écorce secondaire ; chacune de ces couches de bois, très-o^t* tement séparée de celle qui précède et de celle qui suit, est donc unecoocbe annuelle. D'ordinaire, sur la section transversale d'un arbre, on distiDgne immédiatement à l'œil nu les couches annuelles du bois ; cela tient à ce^e le bois formé au début de chaque période végétative a un tout autre a^<^^ celui qui se constitue vers la un de cette période ; le bois de printemps est en effet plus lâche et renferme ordinairement beaucoup plus de vaisseaux, le bois d'automne est plus compacte et contient beaucoup plus de fibres. Us cellules sont plus larges dans te bois de printemps que dans le bois d'aotoino<<> et c'est surtout dans le sens du rayon de la tige que la différence est frappa^»' Les cellules formées en automne sont, en effet, comprimées de dehors ea dedans et élargies tangentiellement, leurs cavités sont plus petites et par coa* séquent, toutes choses égales d'ailleurs, leurs parois sont plus épaisses; û^ volume donné de bois d'automne est donc plus dense qu'un volume égal bois de printemps (1).

(1) La cause de celte différence est inconnae jusqu'à présent. Je crois cependW q«" ^ chercher simplement dans les différences de pression que le cambium et le bois subissea part de i'écorce aux diverses époques de l'année. Cette pression est moindre »u ^^^^ va sans cesse en au gmenunt jusqu'à l'automne. Je n'ai pas, il est vrai, fait à cet égtrd sures directes, mais je conclus ceci de ce fait, que les fentes longitudinales de I'écorce cit

Cl.. 13.] LES DICOTYLÉDONES. 753

Par ce mode d'accroissement en épaisseur de leur lige, les Dicotylédones s'écartent beaucoup des Monocotylédones, mais, en reyanche, elles viennent, précisément par ce caractère, se rattacher presque complètement aux Gymnospermes. La seule différence est que ces dernières ont leur bois secondaire dépourvu de larges vaisseaux à petites ponctuations et à articles courts ; et même, d*après H« Mohl, les Ephedra réalisent à cet égard le passage vers les Dicotylédones. A en juger par la plus grande diversité des formes cellulaires qui entrent dans la constitution de leur bois et de leur liber secondaire, les Dicotylédones semblent aussi posséder une organisation plus perfectionnée que les Gymnospermes.

Anomalies de ttrueture de la. ti|pe dans quelques faniilles. -— Vi|^des

fitapindaeées. — A la Structure normale que nous venons d'exposer, les Sapindacées présentent une très-remarquable exception. Certaines d'entre elles sont, il est vrai, organisées de tout point comme les autres Dicotylédones ; mais, chez d'autres, une section transversale de la lige, outre l'anneau ligneux ordinaire, embrasse encore plusieurs anneaux ligneux plus petits, de contour divers, et situés dans Técorce secondaire. Comme l'anneau normal, chacun de ces derniers s'accroît en épaisseur au moyen d'une couche génératrice. M. Nägeli admet que la cause première de cette disposition réside en ceci, que les faisceaux primaires de la tige, au lieu de former un seul cercle sur la coupe transversale, y sont disposés par groupes, les uns plus en dehors, les autres plus en dedans. Quand donc les ponts de tissu générateur se forment dans le tissu fondamental pour réunir entre eux les arcs générateurs des faisceaux primaires jusque-là isolés, cette réunion s'opère, suivant leur mode de groupement sur la section transversale, soit en un seul cercle normal {Paullinia)^ soit en plusieurs cercles fermés {Serjania) .

i^nomalles résultant du développement de falseeaux surnunàéralres. — ^

L'exception présentée par les Sapindacées n'est pas la seule. Un grand nombre de déviations par rapport au type normal de structure sont amenées, chez les familles les plus différentes d'ailleurs, par la circonstance suivante. Outre les faisceaux foliaires, il se forme plus tard dans la tige des faisceaux qui lui appartiennent en propre et qui sont situés, tantôt en dedans de l'anneau normal, c'est-à-dire dans la moelle, tantôt en dehors de cet anneau, c'est-à-dire dans l'écorce. On doit une connaissance exacte de ce genre d'anomalies d'abord à M. Nägeli, mais surtout aux recherches très-détaillées de M. Sanio. C'est sur le

l'élargisâont en février et mars, comme on le voit nettement dans les Quercusy Acer^ Popuius^ fuglans, etc. D'où résulte cet élargissement ? C'est ce que Je ne veux pas rechercher icL Touours est-il, que le rbytidome, dont les crevasses se sont ainsi élargies pendant l'hiver, exercera iu printemps une moindre pression sur le cambium et que, par conséquent, les cellules ligneuses lées à cette époque pourront plus facilement s'étendre dans le sens du rayon. Par l'épaissiasenent de l'anneau ligneux d'une part, par la dessiccation du rhytidome en été d'autre part, la pression que l'écorce crevassée exerce sur le cambium doit aller ensuite toujours croissant et apposer, par conséquent, à l'accroissement radial des cellules ligneuses, une résistance de plus m plas grande qui atteint son maximum en automne. Des recherches ultérieures, auxquelles e me prépare, montreront si ma théorie est exacte. — Déjà exprimée dans la première édition le ce Traité, cette manière de voir a reçu, des recherches récentes de M. Hugo de Vries, une »atière confirmation. Voir Flora, 1872 et notre Livre III, § 15.

Sachs* — Traité de Botanique^ 4^

754 LES PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES. [Gft.5.

travail de M. Sanio» joint à mes obeerrations personnelles, que je m'appuie principalement dans le court résumé qui va suivre.

Les diverses anomalies de structure que nous considérons ici se rattacha) à deux groupes distincts, suivant que les faisceaux secondaires propres lli Uge se développent à Tintérieur on à l'extérieur du cercle des faisœani biliaires; suivant que, pour employer Texpression de M. Sanio, laformatioDfa faisceaux surnuméraires est endogène ou exogène.

faisceaux secondaires propres à la tige se développent en dehors du cercle^ | faisceaux' foliaires ; leur formation est exogène.

a. Les faisceaux foliaires sont rapprochés de l'axe de la tige et demeorEs: plus ou moins isolés, tandis que les faisceaux secondaires propres à la t« appartiennent à un anneau générateur fermé et qui s'accroît vers Ytäntsi {MiraMiê^ Amaranttu, AtripleXy Phytolacca).

b. Les faisceaux foliaires sont disposés en un anneau sur la section transversale et s'accroissent par un anneau cambial fermée dont l'activité s'Mènt de bonne heure. Ensuite, en dehors de l'anneau générateur éteint, il s'en foroe un second qui s'épuise à son tour, et qui est suivi d'un troisième plus ex)^ rieur et ainsi de suite. Il se constitue de la sorte plusieurs cercles de faisceau vasculaires de plus en plus larges et contenant un nombre de plus eopte grand de faisceaux. Chez beaucoup de Ménispermées, par exemple chez > Coceu/tij, chaque nouveau cercle de faisceaux vasculaires, y compris son aooese cambial, se développe dans un anneau de méristème préexistant, lequel a pii naissance dans l'écorce primaire, c'est-à-dire en dehors du liber prinui^;^^ pour suffire à cette production répétée de nouveaux anneaux de méristèioede plus en plus externes, cette écorce primaire se développe à mesure (M. iNiS^r Dans le Phytolacca^ au contraire, et aussi, d'après M. Ëicbler, dans les iHléniacées, Bauhiniées, Polygalées {Securidaca^ Comesperma), Ci$mtif^ crene, c'est dans Técorce secondaire que prennent naissance les cerclessoctf^* sifs de faisceaux surnuméraires. En outre, \e Phytolacca se rattache eoeo/v'o premier cas (a), parce que ses faisceaux primaires sont isolés dans hiBoäß^^ que le premier anneau fermé qui les enveloppe est déjà une prodori/oosecoodaire de l'accroissement en épaisseur.

SecoBd frovpe. — liC« faisceaux mnnnmèrmÈrem mbA eatf «c^^*' " '^^ faisceaux secondaires propres à la tige naissent de bonne heure après les aSceaux primaires et plus loin vers l'intérieur que ces derniers, plus presque de Taxe de la tige ; leur formation est endogène.

a. Comme les faisceaux foliaires, les faisceaux secondaires endogène "^ meurent isolés, et ne sont pas reliés en un anneau gén érateur fermé, niai^ s'anastomosent entre eux {Cucurbita^ Nymphéacées, Papaverî)] ^ ^^ transversale de la tige ressemble plus ou moins à une section ie\ip^^ cotylédonée, surtout chez les Nymphéacées.

b. Les faisceaux foliaires sont disposés sur la coupe transversale en un'» neau et réunis entre eux par une couche génératrice. Les faisceaux secoofl»®

. propres à la tige naissent de bonne heure dans la moelle et demeurent ^ et dissémijiés sur la section transversale; aux nœuds, ils s'aflâstomo**

Cl. i3.] LES DICOTYLÉDONES. 755

entre eux et avec les faisceaux foliaires (Pipéracées, Bégoniacées, Aralia}»

l^lspoflltloii anomale du liber daas le« falseeattz Bormauz on suramaé-

ratres. — Les diverses formes de cellules qui entrent dans la composition du liber et du bois des Dicotylédones ont été déjà caractérisées d'une façon générale au § 16 du livre I, p. 133 et suiv. Bornons-nous à signaler ici à ce sujet deux particularités remarquables.

Dans les Cucurbitacées, certaines Solanées, le Nerium^ à certains égards aussi dans le Tecoma radtcanSy et dans d'autres plantes encore, on trouve nonseulement à la face externe^ mais aussi à la face interne des faisceaux fibrovasculaires, un faisceau de cellules libériennes^ qui est surtout fortement développé dans les Gucurbitacées.

Les faisceaux isolés situés dans la moelle de certaines tiges anormales .et enveloppés par l'anneau ligneux présentent quelquefois dans leur liber et dans leur bois une disposition inverse de la disposition normale. Ainsi VAralia racemosa possède, d'après M. Sanio, en dedans du cercle normal de faisceaux foliaires qui s'accroît par un anneau de cambium,un cercle endogène de faisceaux surnuméraires fermés et dans lesquels le bois est tourné vers la périphérie de la tige et le liber vers son axe. Les faisceaux isolés dans la moelle du Phytolacca dûncay au contraire, consistent, d'après M« Nägeli, en un cylindre creux de bois qui entoure de tout côté le liber et qui est traversé par des rayons ligneux. Les faisceaux isolés dans la moelle de l'axe d'inflorescence du Ricinus commums se composent aussi d'un mince faisceau azile de liber (?) entouré par un étui de bois (?) dont les cellules sont disposées en séries rayonnantes.

Il est très-fréquent de rencontrer chez les Dicotylédones une couche de collenchyme, étendue au-dessous de l'épiderme des entre*nœuds et des pétioles.

CiaMiiieailoB de« Dicotyiédoae«. — Dans l'état actuel de la science, le groupement systématique des plantes de la classe des Dicotylédones laisse encore beaucoup à désirer. Les petits groupes appelés familles (1), et qui n'embrassent ordinairement que des genres très-voisins, ont été, il est vrai^ réunis en groupes plus vastes ou ordres^ de sorte que peu de familles demeurent aujourd'hui isolées. A leur tour, la plupart de ces ordres ont été disposés en un certain nombre de groupes plus compréhensifs, dont tous les membres sont unis entre eux par une parenté réelle. Mais combien y a-t-il de ces groupes naturels à établir, en d'autres termes, quelle doit être, d'après les données scientifiques, la division delà classé tout entière en groupes primordiaux? Cette question n'est pas résolue jusqu'à présent.

Le groupement de toutes les Dicotylédones en trois divisions : les Apétales, les Gamopétales et les Éleuthéropétales, établi par De Candolle et Endlicher (2), est aujourd'hui assez généralement abandonné^ bien que fort usité encore pour les applications pratiques. M . A. Braun (3) a rattaché aux Éleuthéropétales

(1) Pour rétude des caractères des familles naturelles, je ne saurais trop recommander le Traité général de Botanique descriptive et analytique de MM.Dbcaisne eiLe Maout. Paris, ld68, ouTrage accompagné de très-nombreuses et très-belles figures.

(2)£ndlichbr : Genera plantarum secundum ordines naturales disposita, 1836-1840, et Enchiridion botanicum, 1841.

(3) A. Brauîi : Uebersicht des nat. Systems (Flora der Provinz Brandenbourg von AncHBR50N.18G4).

756 LES PHANEROGAMES ANGIOSPERMES. [(a. ^

la plus grande partie des anciennes apétales, et M. Hanstein (I) a achevé de le j répartir; de sorte que la classe tout entière ne renferme aujoard'haiqv deux sous-classes : les Gamopétales et les Éleuthéropétales. Mais cette dinsioi donne une place trop grande, une signification beaucoup trop importante i« caractère, qu'une plante dicotylédonée a une corolle gamopétale oa uneconlk éleuthéropétale. Il suffit, pour s'en convaincre, de considérer d'une part qoeii division des Éleuthéropétales renferme des types floraux qui non-sealeoat par ce caractère, mais encore sous tous les autres rapports, diffèrent profond ment les uns des autres, tandis que, d'autre part, il existe entre certains grouf« d'Éleuthéropétales et certains groupes de Gamopétales les liens de pareüt les plus intimes. Je crois donc préférable d'établir les divisions primordià de notre classe sur d'autres caractères et de n'employer rargamenttiredeb soudure ou de l'indépendance des pétales que pour subdiviser le plosoui des groupes principaux ainsi obtenus, lequel est pourvu de deux cfàts ac périanthe.

Dans la classification qui va suivre, la classe des Dicotylédones sepuUp tout d'abord en cinq divisions d'égale importance morphologique ou sjsttei* tique, divisions qu'il faut disposer parla pensée, non pas simplement à la $kI< l'une de Tautre en une série continue, mais bien plutôt en plusieurs séries pirallèles. Cette classification me paraît avoir aussi un avantage pratique, cirlf nombre extraordinairement grand de familles et d'ordres que renfenne cette classe sera plus facilement saisi par l'imagination et retenu par htûé^^ si ces familles et ces ordres viennent tous se ranger dans un petit oombR^^ groupes compréhensifs et de môme importance.

DICOTYLÉDOINISS.

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