CHAPITRE SIXIÈME
LA SEXUALITE
Garaotéres essentiels de la sexualité.
Sexualtié. — L*essence de la sexualité réside en ceci, que, dans le cours d' son existence, la plante produit deux espèces de cellules, incapables de vin; isolément, mais dont la réunion matérielle engendre un produit capable k développement ultérieur.
Diff<éreacifttiom proi^'^MtTe des deux eellules sexuées. Dans des et
relativement peu nombreux et seulement chez des plantes de structure trbsimple, comme les Desmidiées, les Mésocarpées et les Yolvocinées, les desi cellules qui s'unissent ainsi ont même origine, même dimension, même fc^œ et se comportent de la même façon pendant leur réunion (1). Il est probabt« toutefois que, même dans ce cas, elles diffèrent par quelque caractère inténeor: car sans cela l'on ne concevrait pas la nécessité où elles sont de s'unir posr former un corps capable de développement, corps qu'on appelle ici une zfpspore.D'dns certaines autres Conjuguées, notamment dans les Spirogyres, cttt« différence interne commence à se manifester au dehors; l'une de^ cellules qai se conjuguent se déplace, en effet, vers l'autre qui demeure immobile, elie fait tout le chemin pour s'unir à sa congénère.
Le plus ordinairement toutefois, déjà dans un grand nombre d'Algues (Vaudieria, Œdogoniuniy Coleochœte, Fucus^ etc.) et de Champignons (Saproi^mées), mais surtout dans toutes les Characées, M uscinées et Cryptogames vasculaires, ainsi que chez les Phanérogames, les cellules sexuées présentent une foule de différences dans leur grandeur, leur forme, leur mobilité, leur origine et dans la part qu'elles prennent dans le produit définitif. Ces différences apparaissent peu à peu, notamment chez les Algues et les Champignons, et elles se développent par les degrés les plus insensibles, de telle sorte qu'entre la conjugaison de cellules de tout point semblables et la fécondation des oosphères par les anthérozoïdes, on observe des transitions sans nombre, qui font que toute limite parait artificielle et contraire à la nature.
Comme la différenciation extérieure et intérieure du corps de la plante en membres distincts, la différence des cellules sexuées elle-même n'apparaît donc
(1) De Bary : Die Familie der Conjugaten, p. 67. Leipzig, 18S8.» Pairgshbh: Monatsberiditd der Berliner Akademie, 1869.— Pfitzer : Botanische Abhandlangen ?on Hansteio, 1 871. Heß If.