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Osmondacées

Voici maintenant, d'après le travail de Mettenius, les caractères de ces familles; j'y ajoute quelques faits qui pourront servir à compléter les obserratioDS morphologiques exposées plus haut.

1. Hyménophyilacées. — Les sporanges des Hyménophyilacées ont an anneau complet, oblique ou transversal, s'ouvrent, par conséquent, par une fente longitudinale, et sont insérés sur un prolongement de la nervure fertile au delà du bord de la feuille, prolongement appelé columelle et qui est ealooré par une indusie cupuliforme.

Les anthéridies et les archégones naissent principalement sur les prothalles lamelliformes et aux dépens de leurs cellules marginales. Pour porter lesarclé* gones, il se forme un coussinet basilaire à plusieurs épaisseurs de cellules- La mésophylle des feuilles consiste le plus souvent en une seule assise cellQlaire, et naturellement il est alors dépourvu de stomates ;mais on rencoob« des stomates dans les Loxosoma où le limbe foliaire a plusieurs assises cellD' laires. — La tige, fréquemment rampante, est le plus souvent très-mince et pourvue d'un seul faisceau fibro-vasculaire axile. — Toutes les espèces n'ont pas de vraies racines ; quand les racines manquent, c'est la tige elle-même qm porte les poils radicaux. Ainsi Mettenius a signalé, comme totalement privées déracines, de nombreuses espèces de Trickomanes^ et chez toutes, les ramifie^'

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lions de la tige prennent une trompeuse analogie avec des racines. A cet effet, Jes axes se développent beaucoup plus rapidement que les feuilles; ordinairement même plusieurs entre-nœuds ont entièrement terminé leur allongement, quand les feuilles qui leur appartiennent sont encore très-petiles et à peine visibles ; ces rameaux, en apparence et peut-être quelquefois en réalité, dépourvus de feuilles se ramifient souvent encore un grand nombre de fois. — La formation du tissu dans les plantes de cette famille présente aussi bien des particularités, pour lesquelles on consultera le travail de Mellenius {loc, cit.).

L'extrémité fertile des nervures^ longuement prolongée au delà du bord du limbe, c'est-à-dire la columelle, s'allonge panaccroissement intercalaire, et par conséquent les nouveaux sporanges s'y succèdent en direction basipète ; ils s'insèrent tous d'ailleurs en série spiralée le long de la columelle. Les sporanges, qui paraissent sessiles, sont bi-convexes et attachés à la columelle par une de leurs convexilés ; l'anneau qui sépare les deux faces convexes, et qui proémine en forme de bourrelet, est le plus souvent oblique et partage le contour en deux moitiés inégaies. Dans les Loxosoma, les sporanges sont pyriformes et nettement pédicellés. On ne rencontre de paraphyses que dans certaines espèces à'Bymenophyllum.

2. csielchéniacées. — Les Gleichéniacées ont des sporanges sessiles à anneau transversal complet et, par suite, à déhiscence longitudinale. Les sores sont dorsaux, sans indusie, le plus souvent composés d'un petit nombre de sporanges, parfois même de trois ou quatre seulement. Le bourgeonnement du limbe foliaire a été signalé plus haut; le pétiole n'est pas articulé.

•3. uchlueaeées. — Les sporanges ovoïdes ou pyriformes des Schizœacées sont sessiles ou brièvement pédicellés ; l'anneau forme une zone terminale en forme de calotte et est complet; la déhiscence est par conséquent longitudinale. Dans toutes les espèces, le pétiole ne renferme qu'un seul faisceau vascu/aire. Dans les Lygodium le pétiole, doué d'un allongement indéfini, est volubile, et ses premières ramifications terminent leur accroissement en formant une lamelle non enroulée^ qui dans le L. tenue peut se transformer en un pétiole doué d'allongement indéfini; les deux folioles situées à la base de chaque ramification primaire de la feuille ont un limbe élargi dont l'accroissement est déterminé. Les segments fertiles sont spiciformes et portent, sur leur ace inférieure, chacun deux rangées de sporanges ; chaque sporange est niché lans une excroissance en forme de poche du tissu de la feuille. A ce groupe pparliennent aussi les Schizœa et Aneimia,

4. Osmondaeées. — Les sporanges des Osmondacées sont brièvement péîceilés^ arrondis et dissymétriques, ayant au lieu d'anneau un groupe de celiles conformées d'une façon particulière et situé latéralement au-dessous du ^mmet ; ils s'ouvrent longitudinalement du côté opposé. Les folioles fertiles is Osmunda sont contractées, c'est-à-dire n'ont jias leur mésopbylle déloppé ; celles des Todea ressemblent aux folioles stériles. 5. C?T«thèiicée«. — Les sporanges des Cyathéacées ont un anneau complet, lique^ excentrique et une déhiscence transversale; l'indusie est de forme rîable ou n'existe pas ; le sore est fréquemment porté sur un réceptacle forte- ;nt développé. Le pétiole non articulé se continue sans interruption avec la

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