AVERTISSEMENT DE L’ÉDITEUR
Le Traité (le Botanique générale que nous publions offrirait un attrait et un caractère incontestablement supérieurs aux autres ouvrages qui ont paru sur le même sujet jusqu’à ce jour, rien que par la belle et savante iconographie micrographique qui raccompagne ; mais à cette supériorité qui frappe tout d’abord les yeux, il joint le mérite d’études étendues et approfondies, celui d’une originalité peu commune, d’un style souvent élevé, entraînant, et l’avantage d’embrasser toutes les' perspectives de la science botanique : notions préliminaires indiquant la marche à suivre pour étudier avec fruit, généralités de la science, géographie botanique, botanique comparée, fossile, chimie végétale; principes et détails de la science, organographie, organogénie, physiologie, anatomie, tératologie et pathologie végétales, phytographie , exposé des diverses méthodes et des divers systèmes proposés par les savants.
Nous avons trouvé l’aperçu de cet ouvrage dans un travail laissé par un botaniste micrographe, homme d’un esprit vif et brillant, d’un savoir fort étendu, polyglotte, qui était au courant des œuvres de botanique de tous les pays et de toutes les langues ;*mais ce travail n’était qu’une ébauche, et il fallait le dégrossir, le compléter, le soumettre à une méthode, le revoir partout, et le refaire souvent en entier. Nous n avons en conséquence acquis le travail de ce botaniste, prématurément
Bolan gén. T. I,
enlevé à la science, que sous bénétice d’inventaire et avec l’intention arrêtée et exprimée d’avance de ne l’utiliser que dans ses parties les meilleures, les plus savamment originales, et surtout dans sa micrographie végétale, aussi curieusement qu’habilement traitée, particulièrement en ce qui concerne les dessins dus à l’auteur ou faits sous sa direction, dessins auxquels nous avons dû en ajouter beaucoup qui ne le leur cèdent en rien.
M. le docteur et professeur Reveil, dont les connaissances en chimie et en botanique sont trop généralement appréciées dans le monde savant, pour que nous ayons à nous appesantir sur la valeur de sa collaboration, a entièrement fait la remarquable partie de la Chimie végétale de cet ouvrage, et a porté son attention sur les détails appartenant à la même science qui pouvaient se trouver dispersés dans les autres chapitres.
M. Hérincq, botaniste distingué, attaché au Muséum d’histoire naturelle, a revu avec soin YOrganographie et YOrganogènie végétales. Il a dû refaire complètement des parties de ces deux importantes branches de la botanique générale ; il a écrit en entier le chapitre plein d’intérêt sur l’accroissement des tiges qui termine le premier volume, et l’exposé de la méthode naturelle, en l’état présent de la science, que nous donnons dans le second volume.
Telle qu’elle est, notre publication est certainement, nous n’hésiterons pas à le répéter, la plus attrayante, la plus neuve et la plus originale qui ait encore paru, au moins en France, sur la matière dont elle traite.
Elle convient à tous les âges, à tous les esprits, au jeune homme que l’on veut initier à l’étude de la botanique, à l’homme qui a déjà beaucoup appris et qui veut pénétrer plus avant dans cette intéressante étude, en analysant et en comparant. Les femmes elles-mêmes rechercheront notre publication, parce qu’elle appartient à celle de toutes les sciences qui est le plus faite pour les flatter et les séduire. Quiconque aura ouvert une de nos iconographies ne la fermera pas sans