‹ Traité de botanique générale (volume 2)Chapitre 29 sur 64 · TYPE IDÉAL DU VÉGÉTAL · texte numérisé non relu

TYPE IDÉAL DU VÉGÉTAL

Avant de faire connaître dans leurs détails intimes les différentes parties qui concourent par leur réunion à former le végétal, il importe, pour qu’une idée d’ensemble fasse connaître ce que c’est qu’une plante, et de quelles parties essentielles elle se compose dans son état parfait, de présenter une plante-type servant d’idéal en montrant la métamorphose successive de la feuille pour en former les différentes parties, de sorte qu’on ne distingue que deux organes : l’organe axille ou axe, et l’organe appendiculaire porté par l’axe.

Nous empruntons à M. Schleiden le type qu’il a figuré (PL 20).

La graine, déposée dans le sol, brise son enveloppe et plonge dans la terre une partie conique ayant pour fonction de fixer la plante et de recueillir les matériaux de nutrition : c’est la radicule, qui devient, en se développant, une racine entourée de racines plus petites ou radicelles. Elle a pour propriété de plonger dans le sol, quand elle est, comme à son origine, la racine du bourgeon primitif ; car, dans les bourgeons postérieurs, elle pénètre dans la substance même de la plante. Au-dessus de la racine, avant le bourgeon, est le collet ; système indifférent, intermédiaire entre la racine et la tige, au-dessus duquel apparaît un petit corps cylindrique, qui est lé rudiment de la tige : c’est le bourgeon primitif, composé de feuilles rudimentaires soudées dans leur partie inférieure ; il en résulte que la tige se compose de la base des feuilles, des racines, des bourgeons et du tissu cellulaire, qui en remplit toutes les cavités; de chaque côté s’étalent les deux valves de la graine ou cotylédons, qui doivent servir au premier développement du végétal, et font l’office de mamelles fournissant à la jeune plante sa première nourriture. Au centre se développent les premières feuilles, qui naissent d’un bourgeon central; depuis la première foliation jusqu’à la floraison, c’est de nœud en nœud la répétition des mêmes phénomènes ; mais les bourgeons deviennent latéraux pour former les organes appendiculaires ; car, outre le bourgeon terminal qui sert à l’élongation de la plante, il se déve-

ORGANES bE LA VÉGÉTATION.

loppe, dans l'aisselle des feuilles, des bourgeons axillaires, destinés à devenir des rameaux. Arrivé au terme de son développement le bourgeon terminal devient fleur, et c'est dans l'aisselle de la feuille lorifeie ou apparaît le bouton. Les feuilles changent alors de figure et de fonction, et forment une première enveloppe florale, qui est le calice ou premier verticille; en dedans de celui-ci des fenil fe c

d’ürtTssfd r ÏrentT ent UniSecond verticale, appelé la'corolle, mais

Cille , et presque toujours coloré; un troisième verti-

cilie, de figure plus différente encore, est le premier organe de la

comDoseès n d' nai fiTf da " S raiSSe " e d “ péla ' e ; ce sont les «lamines,

renfermmtle n T SUPP ° rte U " e masse eiIi PSOïde à deux loges i en fermant le pollen ; le quatrième verticille est le fruit qui se corn

pose de feuilles séminifères formant le péricarpe, et au centre un

Cinquième verticille, qui est le placenta, porta,,! ! s graines o ’ser-

ven a la reproduction de la plante. La vie du végétal est donc un

surface U de r iTt°e dU, V eS “ êmes ^phénomènes, et perpétue ainsi à la urface de la terre la nature vivante. Il y a cinq phases évolutives

pour le développement de la plante depuis la germination jusqu’à la

four cinq phases d ’ évoiution *+*

sJhfeT* l idée d “ Végéta ' 16 plUS com P Iexe ’ «elui qui réunit l'ensemble des organes appartenant aux êtres les plus parfaits du règne

getal, il nous reste maintenant à étudier séparément chacune des pai hes qu, e composent, en l'envisageant sous un triple point de vue • le caractère extérieur; 2° la structure; 3° la fonction

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