CHAPITRE XI
POILS ET GLANDES
Les poils, qui constituent, non plus une armure, mais tout simplement des appendices ayant leurs analogues dans les aiguillons, présentent, dans leur plus grand état de simplicité, une seule et unique cellule, qui n’est que le prolongement d’une cellule de l’épiderme; mais le plus souvent ils sont constitués par plusieurs cellules superposées ou unisériées. Ils se trouvent sur toutes les parties des végétaux, tiges, feuilles, et même sur les différents organes de la fleur; les fruits et les graines en sont aussi parfois couverts. Ces poils sont simples ou en forme de cône allongé ou d’aiguilles, et sans aucune saillie ni aspérité le long de leur corps; parfois cependant, mais par exception, ils sont hérissés de petites saillies, et renflés même au sommet. Dans le locisa, où l’on trouve une grande variété de poils simples et cloisonnés, ainsi que de poils glanduleux, les poils qui hérissent le limbe de la corolle sont aigus, et garnis de petites aspérités dont la pointe est tournée en bas. Ce sont des poils glochiclés, qui se trouvent aussi sur les fruits de la cynoglosse officinale et du galium aparine. Les poils de 1 ’helminthia sont terminés par deux ou trois crochets très-aigus, qui hérissent toutes les parties de la plante; ils sont mêlés à des poils fort gros, et portés sur un renflement, sans pour cela qu’ils soient excréteurs.
On trouve, dans le sisymbrium sophia, des poils bifurques ; dans Xarabis alpina , ils sont rameux, c’est-à-dire qu’il part, de leur sommet, des branches qui affectent toutes les directions. Ces poils sont le plus communément formés d’une seule cellule allongée, qui fait saillie au-dessus des autres, et leur direction varie suivant les végétaux; ils sont dirigés en bas, ou appliqués sur la surface qu’ils tapissent, la pointe dirigée vers le sommet. On trouve, dans les poils unicellulés, peu de variété dans la forme, tandis que, dans les poils multicellulès , ils affectent la plus grande variété de formes : ce sont des cellules ajoutées bout à bout, souvent en forme de cône, quelquefois en massue, ou dont les diamètres sont égaux, comme dans ceux
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qui sont en chapelet. Ce n’est plus alors une cellule allongée; ce sont des cellules qui s’élèvent au-dessus de l’épiderme en diminuant successivement en nombre, et qui s’allongent quand elles se sont isolées de la masse cellulaire qui leur a donné naissance. On appelle ces poils, poils composés ou cloisonnés. La bryone offre l’exemple de poils cloisonnés simples ; on les retrouve dans un grand nombre de végétaux : tels sont les poils du calice du thymus acinos. Dans le cerastiumcirvense, les poils des divisions du calice sont simples; mais, au lieu d’être simplement coniques, ils sont terminés par un renflement. Il en est de même de la primevère des bois; seulement les poils du style sont quelquefois simplement bicellulés ou multicellulés, et presque moniliformes ; ceux du calice sont à longues cellules. Le loasa présente une singulière sorte de poils cloisonnés; iis sont, à chaque article, entourés de saillies épineuses à deux ou plusieurs pointes, formés par des cellules intercalaires : ce sont les plus communs ; les poils des filets sont surmontés d’une cellule globuleuse simple ou hérissée. Les poils de l’extérieur de la corolle de la courge sont crochus , bifurques, rameux, en massue; on trouve encore des poils rameux dans la corolle du nicandra anomala. Les poils du calice du galeopsis tetrahit sont surmontés d’une grosse cellule aplatie, qui déborde les cellules inférieures, et mêlés à d’autres poils aigus dont la surface est couverte d’aspérités, h’althœa rosea a des poils en étoile; le lychnis chalcedonica et la courge, tant sur la corolle que sur les filets staminaux, sont garnis de poils moniliformes ou en chapelet. On trouve dans Yelœagnus des poils en écailles, qui forment une espèce d’écusson rayonnant. On donne le nom de poils squameux ou écailleux aux petites squames ou écailles isolées, qui se trouvent à la surface des frondes de fougères.
Il ne faut pas croire que les poils soient toujours externes ; on en voit dans l’intérieur des lacunes de la tige et du pétiole des nuphars et du nymphœa alba. On ne paraît pas en avoir trouvé dans les autres genres de nymphæacées et autres végétaux aquatiques. Ces poils sont fort aigus et portés sur un large épatement; ils sont presque semblables aux poils en étoiles. On les trouve depuis la base du pétiole jusqu’à la corolle ; mais ils manquent dans la racine. Des organes analogues ont été trouvés dans le myriophyllum.
Les poils se trouvent sur toutes les parties des plantes : ils tapissent les tiges herbacées et les jeunes rameaux; mais ils sont plus
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répandus sur les feuilles, dont ils revêtent les deux surfaces, surtout la face inférieure. Quelquefois il n’y a que les nervures qui soient villeuses. On ne trouve que rarement des poils sur les rameaux adultes ou sur les parties ligneuses des végétaux : dans ce cas, ils se convertissent en aiguillons.
On n’a généralement pas égard, dans la description des plantes, à la figure des poils, parce que rarement on peut la déterminer avec le simple secours de la loupe; c’est pourquoi on ne parle que de la vestiture des organes et de l’aspect extérieur qu’ils présentent.
On donne le nom de glabres aux surfaces entièrement dépourvues de poils; de poilues à celles qui sont parsemées de poils longs ou peu roides. On appelle pubescents les organes garnis d’un duvet léger semblable à celui qui couvre le fruit du pêcher, sans cependant que les poils soient pressés; velus, ceux qui ont des poils longs, doux et couchés, mais sans pour cela être laineux; soyeux, ceux dont les poils longs et couchés ont l’aspect brillant et métallique de la soie; hispides, ceux hérissés de poils roides; hirsuteux , lorsque ces poils sont moins roides, mais manquent néanmoins de souplesse. Yelouté exprime une surface garnie d’un duvet ras comme du velours : telles sont plusieurs espèces du genre verbascum , entre autres, notre bouillon-blanc. Aranéeux se dit des organes villeux, lorsque les poils entre-croisés imitent la toile d’une araignée, comme cela se voit dans une joubarbe et quelques cirses; tomenteux , de ceux dans lesquels on reconnaît une apparence feutrée aux poils entremêlés, qui sont courts et serrés ; lorsqu’ils sont doux et crépus, la surface est dite . cotonneuse : les filago, appelés cotonnières, en présentent un exemple ; laineuse , lorsque ces mêmes poils sont entre-croisés : on en trouve un exemple dans une espèce de stachys, dans le salvia lanata, la centaurea benedicta. Les poils en écusson des chalefs sont dits scutiformes , et ceux qui sont scarieux sont appelés ramentacés . On appelle chevelus les végétaux qui, comme le cereus senilis, sont recouverts d’une véritable chevelure.
Lorsque les poils, au lieu de garnir une surface, n’en garnissent que les bords, ils prennent le nom de cils ; s’ils sont disposés en touffes, ils sont dits barbus : le crassula barbata en présente un exemple. Ils sont pénicillés, ou en pinceaux, dans une espèce de croton.
On a fait de chacune de ces épithètes des diminutifs, comme gla-
briuscules, hispidiuscules, ciliolés, etc., pour indiquer que ces qualités n’existent qu’à un degré peu prononcé.
Les poils sont encore disposés de diverses manières sur les végétaux : tantôt ils sont dispersés sans ordre, d’autres fois ils affectent une disposition symétrique. Ainsi, dans la veronica chamœdrys, ils sont sur deux rangs; dans Xalsine media, ils sont sur un seul rang et alternant d’un nœud à l’autre.
La soie isolée, qu’il ne faut pas confondre avec la villosité dite soyeuse, et qui se présente sous la forme d’un poil roide comme une soie de porc, termine toujours une partie, comme on le voit dans les graminées : c’est une nervure faisant saillie hors du tissu; il ne faut donc voir dans la soie qu’un prolongement de la nervure. L’arête est l’angle saillant formé par la rencontre de deux plans, et la barbe est une soie présentant à sa base un renflement ou un amincissement qui fait soupçonner l’existence d’une articulation. En effet, quelquefois la barbe se détache., ce qui n’arrive ni à la soie ni à l’arête. Ces deux derniers genres de poils se trouvent dans les graminées et les cypéracées.
La fonction des poils n’est pas connue, on les regarde comme des appareils d’absorption et de transpiration ; mais rien ne prouve que cette théorie soit fondée ; ils paraîtraient plutôt être destinés à entretenir la température à un certain degré d’élévation, et ils feraient dans ce cas les fonctions de mauvais conducteurs du calorique. Ce qui semblerait confirmer cette opinion, c’est que les végétaux qui croissent dans les lieux élevés et battus par les vents sont villeux. Quelquefois cependant ils paraissent résulter d’une surabondance de fluides nourriciers : ainsi, dans le rhus cotinus, les pédicelles dont les fruits avortent, deviennent poilus; les étamines des verbascum et des tradescantia sont dans le même cas. On ne peut s’étendre longuement sur ce sujet, qui a été l’objet de vives controverses, parce qu’on substituerait une hypothèse à une autre, sans profit pour la vérité.
Le passage des poils aux glandes véritables sont les poils glanduleux, qui, tout en ayant la même forme que les poils proprement dits, sont cependant terminés par un renflement qui contient le plus souvent un liquide coloré ; ils sont unicellulés dans le sisymbrium chilense ; pluricellulés et terminés par un réservoir de sécrétion, dans le muflier ; à réservoir double dans la lysimachie vulgaire ; dans la
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benoîte, la glande terminale est composée de plusieurs loges superposées.
On doit regarder comme de véritables glandes les poils sécrétants des orties, des loasa et des malpigbiacées. Ces poils versent ordinairement, dans la blessure qu’ils ont faite, un liquide brûlant qui cause une vive démangeaison et quelquefois une irritation persistante. On a reconnu que le liquide caustique de l’ortie est contenu dans un petit renflement qui termine le poil, et qui le plus souvent se casse et reste dans la piqûre. Le poil des loasa, terminé en pointe, repose sur une grosse glande composée de cellules nombreuses, et sa piqûre semblerait être de même nature que celle de la vipère, à moins que ce ne soit la pointe à plusieurs crochets des poils mêlés aux poils glanduleux qui cause l’irritation produite par la piqûre, ce qui ne paraît pas être. Lé poil glanduleux du malpighia urens est couché sur une glande placée dans une cavité du tissu, comme serait l’aiguille d’une boussole sur son pivot, et la douleur que cause sa piqûre ne paraît due qu’à la lésion des tissus, sans qu’aucun fluide irritant ne soit versé dans la blessure.
Les poils glanduleux du pois chiche suintent une liqueur acide, qui a été appelée acide cicérique, mais qu’on a reconnue depuis pour un mélange d’acides malique, oxalique et acétique.
Les poils excrétoires de l’ortie, du jatropha urens et du loasa, sécrètent un liquide caustique qui cause une vive douleur.
Les poils du drosera, du cerastium viscosum, de la salvia glutinosa, du cuphea viscosa, fournissent un liquide visqueux assez abondant.
Des poils glanduleux aux glandes, la transition est peu sensible.
Les glandes sont de petits corps vésiculeux, communément arrondis et non pédicellés, mais de forme assez variable, qui se trouvent sur les tiges, les feuilles et les fleurs des plantes. Elles sont, en général, composées de tissu cellulaire lâche, et paraissent avoir pour fonction de sécréter des fluides particuliers, souvent des huiles essentielles odorantes, bien que ce ne soit pas toujours le cas. Les unes sont renfermées dans des lacunes du tissu même; d’autres, au contraire, font saillie au dehors.
On a distingué les glandes en cellulaires et vasculaires. Elles sont dites cellulaires quand elles sont formées d’un tissu utriculaire trèsdélié, sans rapport avec les vaisseaux. Elles paraissent destinées à
rejeter au dehors des sucs particuliers, ce qui les a fait considérer comme des glandes excrétoires. Quand elles sont placées sur la fleur, on les appelle glandes nectarifères. Les glandes vasculaires diffèrent des précédentes, en ce qu’elles sont traversées par des vaisseaux et n’excrètent aucun suc visible; elles paraissent être sécrétoires : les glandes urcéolaires sont dans ce cas.
Suivant la position qu’elles affectent, elles prennent des épithètes différentes : elles sont appelées caulinaires quand elles naissent sur la tige des végétaux ou sur leurs branches, comme cela a lieu dans le bauhinia aculeata ; foliaires, lorsqu’elles sont sur les feuilles, comme cela se voit dans les drosera, dont le limbe de la feuille en est chargé ; pétiolaires, quand elles sont portées par le pétiole, comme cela se voit dans le ricin; axillaires, lorsqu’elles sont placées dans l’aisselle des feuilles : telles sont celles des apocynées. Les glandes qui se trouvent sur les enveloppes de la fleur portent le nom commun de florales.
Sous le rapport de la forme, les glandes sont divisées en sept catégories, qui ne sont pas très-rigoureusement déterminables, car elles se confondent souvent, et le passage des unes aux autres est difficile à tracer. Une définition aussi précise que possible permettra de les déterminer.
1° Glandes miliaires. Ces sortes de glandes sont très-petites, et couvrent tantôt en séries régulières, tantôt, au contraire, irrégulièrement, les parties vertes du végétal, comme cela se voit dans le sapin et le cyprès. Quelquefois elles sont surmontées d’un ou plusieurs poils très-courts.
2° Vésiculaires. Ce sont de petites vésicules remplies d’huile essentielle qui se trouvent dans l’épaisseur des feuilles, comme dans la rue, le myrte ; ou dans toutes les parties des feuilles, de la fleur et du fruit : le citronnier et l’oranger.
3° Globulaires. Ce sont des globules souvent brillants et colorés qui se trouvent logés dans de petites fossettes, et affectent toutes les parties de la plante. On en trouve jusque sur les anthères des labiées. Desvaux ne les regarde pas comme des glandes, et les confond avec la poussière glauque qui couvre certains fruits, les feuilles du chêne, la tige du ricin et un grand nombre d’autres plantes, et qu’il appelle pruine ou poussière glauque.
4° Ampullaires ou utriculaires. Grosses vésicules transparentes.
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dont on a un exemple très-frappant dans la glaciale. Desvaux les regarde comme des papules, et non comme des glandes réelles.
5° Papillaires. On leur a donné ce nom à cause de leur ressemblance avec les papilles de la langue. On les trouve en grand nombre sur les rameaux et les feuilles des rliododendnim ponticum.
6° Lenticulaires. Ces glandes, rudes au toucher et remplies d’un suc résineux, ont la forme aplatie des lentilles, quoiqu’elles ne soient pas toujours discoïdes; on en trouve un exemple dans 1 epsoralea bituminosa.
7° Urcéolaires, cyathiformes ou en godet. Disques renflés et charnus, creusés au centre d’une fossette, au fond de laquelle se trouve une liqueur visqueuse. Elles sont fort apparentes dans le prunier, le pêcher et les autres fruits à noyau, où elles sont placées sur le pétiole ; les feuilles des saules et des peupliers en portent au bord des dentelures inférieures. Un grand nombre de papilionacées ont des glandes pétiolaires; on en voit de semblables autour de l’ovaire du cobœa scandens.
Quant aux glandes squamaires des fougères, ce sont les enveloppes des organes de la fructification, et l’on ne peut leur donner le nom de glandes, ce qui indique toujours un appareil de sécrétion.
On. a trouvé, dans les lacunes aériennes des colla, des glandes qui rappellent les poils intérieurs des nymphœa , et dont la fonction est inconnue et même la structure mal connue.
La fraxinelle exhale, sous forme de gaz, une huile volatile qui produit une flamme vive et légère quand on en approche une bougie allumée ; elle est sécrétée par les petites glandes qui couvrent la tige et les fleurs.
Les glandes stipitées du tristegis glutinosa, de la famille des graminées, excrètent une matière gluante.
Les glandes des labiées excrètent une substance résineuse qui se voit à la surface des feuilles; les glandes qui se voient sur le pétiole et le bord des feuilles des rosacées sont dans le même cas. Les glandes à godet qui se voient à la base des pétioles communs des mimosées, suintent une humeur sensible; dans les groseilliers à fruits noirs, c’est une matière résineuse due à des glandes sessiles. La face interne du calice des alkékenges est le siège d’une sécrétion amère due à de petites glandes.
Les jeunes rameaux du robinia viscosa sont couverts de glandes superficielles qui sécrètent un suc visqueux et gluant.
Dans les fritillaires, la glande nectarifère, qui est à la base des pétales, sert à distinguer ce genre des genres voisins. On trouve au fond de la corolle du mélianthe une grosse glande sécrétant une liqueur noire qui peut servir à écrire.
Il ne faut pas confondre avec les glandes, qui sont de véritables appareils de sécrétion, le mamelon, qui est une protubérance solitaire au centre d’une partie, comme dans certains agarics; Y apophyse, saillie irrégulière qui n’est quelquefois qu’un accident ; la verrue, corps granuleux qui couvre une surface, comme dans Yaloes margaritifera; la 'papille, ressemblant à la verrue, mais de forme plus allongée ; la papule , qui garnit les feuilles et les tiges des tétragones. En un mot, chaque fois qu’une saillie n’est pas un véritable appareil sécréteur, il ne faut pas la regarder comme une glande.
On a constaté que, dans la plupart des cas, les glandes sont enfoncées dans le parenchyme cortical, en faisant une légère saillie audessus, mais le plus souvent accompagnées par l’épiderme qui se moule sur leurs aspérités.
La structure des glandes sécrétantes (telles sont celles dites vésiculaires) est facile à vérifier au moyen de la plus modeste amplification. On distingue, au milieu du tissu de la feuille, une glande formée de grosses cellules transparentes, disposées en cercle, et laissant à leur centre une lacune ou vide qui repose sur la couche épidermique inférieure, et qui est recouverte extérieurement par l’épiderme supérieur. Ce sont les cellules périphériques qui sécrètent le liquide volatil, et la lacune centrale qui leur sert de réservoir. On distingue à l’œil nu les glandes sécrétantes sur la corolle de l’oranger, à leur couleur verdâtre qui tranche sur le blanc mat des pétales. Quelle que soit la nature de la glande, elle a toujours une structure anatomique propre, et son tissu est toujours exclusivement cellulaire; c’est à tort et théoriquement qu’on a avancé que les trachées viennent s’épanouir dans l’intérieur des glandes; elles se voient dans le tissu voisin, mais jamais elles n’ont été aperçues dans l’intérieur même de la glande.
On peut sans doute mettre après les glandes, et regarder comme des organes semblables, les lacunes creusées dans l’épaisseur des
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tissus, et qui se remplissent des sucs propres dont ils sont les véritables réservoirs. On constate cependant que ces réservoirs sont composés d’un tissu à mailles plus serrées, qui servent de foyer à la sécrétion ou au liquide épanché, sans présenter, comme les glandes véritables, un réservoir central.