‹ Traité de botanique générale (volume 2)Chapitre 61 sur 64 · ASSIMILATION · texte numérisé non relu

ASSIMILATION

La question de l'accroissement et de l’entretien de la vie, dans les végétaux, est une des plus ardues de la physiologie végétale, et nous n’en savons guère plus sur ce point que sur la physiologie animale, où tout est incertitude. La vie ne se continue, cependant, que par la mise en œuvre des matériaux de nutrition qui ont subi les divers degrés d’élaboration dont il a été question dans les chapitres précédents.

Le fluide nourricier, charrié dans toutes les parties de la plante, sert à leur accroissement ou à la réparation des pertes qui résultent de l’activité des fonctions vitales. La dernière de ces fonctions, celle qui préside à la création ou à la régénération des tissus, porte le nom d 'assimilation : elle agit en vertu de lois qui nous sont inconnues. Ce que nous suivons de l’œil et de la pensée, c’est la transformation successive des premiers fluides nourriciers en matériaux d’assimilation. Nous ne chercherons pas à expliquer ce phénomène, qui est encore enveloppé de mystère. Tant que nous ne connaîtrons pas le véritable mode d’accroissement des cellules, nous serons dans l’ignorance réelle de la transformation des matériaux de nutrition en tissu. 11 semble cependant que le mode primitif, le plus naturel, est celui des végétaux inférieurs. Dans les conferves, les spores ovoïdes se multiplient par une sorte de dédoublement : il se forme une cloison au milieu de la cellule, et celle-ci se trouve doublée quand la cloison est complète. Dans les mêmes végétaux il y a aussi la multiplication ou l’accroissement par gemmation ; car dans les êtres de cette classe, les deux mots sont synonymes; il se forme un bourgeon latéral qui reste en rapport avec la cellule mère et se trouve, ensuite, séparé par un étranglement qui le rend indépendant. Il faut étudier l’accroissement des cellules dans les conferves, les zygnema , les osci Ilaires, les bangia , et ces infiniment petits qui se rapprochent des animaux, à tel point que leur place est encore incertaine. La multi-

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