AGA
des citrons. L’acide malique existe dans presque tous les végétaux , mais particulièrement dans le fruit du pommier. Les végétaux produisent d’autres genres d’acides qui trouvent naturellement leur place dans la partie Chimie végétale du Traité de botanique générale.
ACINACIFORME (du grec oui và/.Yi;, cimeterre, sabre). Quelques botanistes appellent/olia acinaciforrnia , feuilles acinacifonnes, celles qui sont allongées et plus ou moins charnues, et qui ont un de leurs bords épais, obtus, tandis que l’autre est délié et tranchant.
ACINE (du latin admis, acinum , pépin de raisin), nom donné par Gœrtner aux baies molles et transparentes, renfermant des graines recouvertes d’un tégument coriaee, comme le raisin.
ACONITINE , terme de chimie végétale, poison extrait de l’aconit.
ACOTVLÉ, A COTYLEDON , ACOTYLÉ- DONE, ACOTYLÉDONÉ (d’à privatif, x.otu- Aïxîtov, creux, cavité, ou de xo'-ruXaç, xotûXyi, eotyle, écuelle, par extension botanique, articulation creuse, petite feuille), termes qui s’appliquent aux plantes dont l’embryon est dépourvu de lobes (voir ce mot), de cotylédons.
ACOTYLÉDONIE (même étymologie) , nom de l’une des trois grandes divisions du règne végétal, établies par de Jussieu. On comprend dans celle-ci toutes les plantes dont l’embryon est dépourvu de lobes ; elle renferme tous les cryptogames de Linné.
ACROGÈNES {acrogenæ , du grec ccxpo' , sommet, ^svvxw, engendrer, ou -vév o-, progéniture, par extension botanique, croissance ), plantes qui croissent par le sommet uniquement. Lindley a introduit ce terme en botanique pour désigner la division des acotylédones de Jussieu, par opposition aux termes d’endogènes et d’exogènes (voir ces mots) donnés par de Candolle aux monocotylédones et dicotylédones.
ACELÉIFORME (du latin aculus, aiguillon , forma, forme, en forme d’aiguillon), se dit, en botanique, des rameaux roides et aigus , des stipules persistantes, roides et pointues, comme les rameaux du prunellier, les stipules de l’épine-vinette.
ACEMINÉ (du grec &ei;, pointe, et du latin acumerï, qui signifie aussi pointe) , épithète que l’on applique à une feuille, à un pétale ou à tout autre organe végétal foliacé, qui se termine brusquement au sommet en pointe. 11 ne faut pas confondre la feuille acuminée ( folium acuminatum ) avec la feuille simplement aiguë ( folium acutum ). Le peuplier d’Italie a la feuille acuminée, de même celle du noisetier, tandis que la feuille du laurier-rose est aiguë.
ACETANGELÉ (du latin acutus, aigu , angulus, angle), terme qui s’applique à tout organe qui présente des angles aigus, et qui présente l’idée inverse du mot obtusangulé[\o\v ce Jnot).
ADHÉRENT, ADHÉRENCE ( adhærens , adhœrentia) , union ou soudure de parties ordinairement distinctes. La soudure des étamines avec la corolle est une adhérence. Le calice est adhérent à l’ovaire quand son tube est soudé avec la substance de l’ovaire. (Voir les mots Calice, Ovaire .)
ADMINICULE [adminiculum ) , terme peu usité et qui désigne les caractères spécifiques d’une importance secondaire.
ADNE ( adnatus ou cidnexus, annexé) , qui adhère immédiatement, qui fait corps avec autre chose. On dit d’un organe qu’il est adné quand il est soudé dans sa longueur à un autre, de manière à sembler en être l’appendice. On appelle aussi anthères adnées celles qui sont attachées sur le côté ou sur la partie moyenne des filets, et qui y adhèrent dans toute leur longueur, comme dans la plupart des plantes de la famille des renonculaeées. Les stipules sont adnées ou soudées au pétiole dans plusieurs genres de la famille des rosacées.
ADONISTES. On a longtemps donné ce nom à ceux qui faisaient le catalogue des plantes exotiques cultivées dans tels ou tels jardins botaniques, comme on donnait celui A'adonide au jardin lui-même dans lequel on cultivait ces plantes, et près duquel se trouvaient des serres propres à les recevoir et à les hiverner.
ADVENTIF ( advenlitius , qui survient inopinément). Se dit en général de tout organe superflu et naissant hors de sa place normale. Dupetit-Thouars a nommé bourgeons adventifs ceux qui se développent accidentellement sur les tiges des végétaux , comme les bourgeons qui produisent des fleurs sur les troncs des arbres-de-Judée déjà vieux. On appelle racines adventives , les racines surnuméraires qui se produisent sur les tiges.
AÉRIENS, AÉRIENNES, épithète qui s’applique aux vaisseaux dans lesquels circule l’air, aux parties des plantes qui sont au-dessus du sol, aux tiges qui croissent hors de terre, par opposition aux tiges souterraines ou rhizomes, à certaines racines surnuméraires ou adventives , aux feuilles des plantes aquatiques qui ne sont pas submergées, etc.
AG AMES (du grec à privatif, yetg.o;, noces, par extension, sans organes de reproduction), terme dont se sont servis certains botanistes pour désigner les cryptogames de Linné et les acotijlédonés de Jussieu ; mais le mot de cryptogames, qui indique seulement que l’acte de la fécondation n’est pas manifeste , a continué de prévaloir, comme celui d 'acotylédonés, qui signale la structure de la graine.
AGAMIE, nom donné par Cl. Richard à la vingt-cinquième et dernière classe du système de Linné réformé, classe qui correspond purement et simplement à la cryptogamie du célèbre botaniste suédois.
AGARIC. Dioscoride est le premier qui paraisse avoir employé ce terme* et l’on suppose