CAM
RUTOMACÉES ou BUTOMÉES. Famille de
plantes monocotylédones, établie par Cl. Richard et qui a pour type le genre butorne (butomus), vulgairement jonc fleuri.
BYSSOIDÉES (du grec puacrc >ç, lin très-fin, byssus, bysse ) , nom sous lequel Agardh comprend plusieurs productions cryptogamiques filamenteuses qui se rattachent au règne végétal, mais que l’absence ou le défaut d’apparence de fructification ne permettent pas de rapporter à un genre de byssus déjà connu. On range
assez volontiers dans les byssoïdées tout ce qui, dans les plus bas degrés de la cryptogamie, ne peut trouver place ailleurs.
BYTTiVÉRIACÉES OU BUTTNÉRIACÉF.S, famille de plantes dicotylédones, créée aux dépens du groupe des malvacées auquel elle se rattache, et qui a pour type le genre buttneria ou byttneria , lequel doit son nom à David- Siegmund-Auguste Bültner, professeur de botanique allemand. Le cacao appartient à cette famille.
CABOMBACÉES ou CABOMBÉÉS. Petite famille de plantes monocotylédones, propre aux eaux douces, qui a pour type le genre cabomba. Plusieurs botanistes la considèrent comme une simple tribu des nymphéacées.
CACTACÉES, CACTÉES, CACTOIDÉES, famille de plantes dicotylédones, appelée aussi nopalées, qui renferme tous les genres de cactus; on la comprend souvent dans celle des opuiTtiacées, qui a pour type le genre opuntia.
CADUC (du latin cadere, tomber). Organe caduc, qui se détache spontanément et avant le temps de la tige. Feuilles caduques, celles qui tombent peu après leur naissance. Calice caduc, qui se détache aussitôt que la corolle s’est épanouie. Presque tous les organes appendiculaires, ceux qui dérivent de la feuille, sont caducs. Dans la plupart des arbres dicotylédonés, les feuilles sont caduques.
CAIEU, et non cayeu, petit bulbe, bulbille, né à l’aisselle des écailles d’un bulbe.
CALATHIDE (du grec Xaflo-, corbeille), nom générique sous lequel on désigne les plantes à fleurs composées. Ce mot est synonyme d’antliode et de capitule, de glomérule , de cépholanthe.
CALCAR , mot latin qui signifie éperon. (Voir Éperon.)
CALCÉIFORME (du latin calccolus, chaussure, sabot), qui a la forme d’un sabot.
CALICAL, expression employée par quelques botanistes comme synonyme de périgyne (voir ce mot).
CALICE (du grec xâX uÇ, et du latin calix, gobelet, tasse), enveloppe ordinairement herbacée de la fleur, qui présente, à l’œil comme le prolongement ou l’épanouissement de l’écorce du pédoncule. Linné a donné le nom de périanthe aux enveloppes florales ; le calice, dans ce cas, est le périanthe externe, et la corolle est le périanthe interne. Le calice est l’enveloppe la plus extérieure de la fleur dans celle où le périanthe est double; il est l’enveloppe unique dans la fleur dont le périanthe est simple. Enfin le calice est le verticille extérieur de
la fleur et est formé de folioles en nombre variable nommées sépales.
CAL1CÉ, environné d’un calice.
CAL1CIFLORE (de calix et de jlos , fleur). Sous le nom de végétaux caliciflores, De Candolle, dans sa division primaire du règne végétal, avait groupé toutes les familles à plusieurs pétales libres ou soudés et attachés au calice.
CALICIFORME, en forme de calice.
CALICINAL, qui appartient au calice, qui tient lieu de calice. Au pluriel, calicinaux.
CALICINIEN, qui a le caractère d’un calice.
CALICüLE (caliculus, petit calice). On donne ce nom à un ensemble de petites bractées placé immédiatement au-dessous du calice, de manière à sembler en former un second extérieur.
CALICULÉ, calice accompjagné d’un pâli— cule, comme dans la mauve, etc.
CALLEUX, CALLIFÈRE {callosus , calliferus), qui présente, qui porle des aspérités dures, des callosités.
CAMARE (du grec jcap.âpa , chambre voûtée), expression appliquée par de Mirbel à une grande division des fruits provenant de plusieurs petits pistils contenus dans une meme fleur; la camare est une boîte péricarpienne ; sa signification correspond au carpelle de De Candolle.
CAMBIUM, expression de laquelle est sortie toute une école de botanistes , l’école du cambium, dont M. de Mirbel fut le fondateur. Le cambium est un fluide visqueux, une sève mucilagineuse, élaborée, épaissie, propre à former une couche d’aubier. Selon la même école, c’est l’origine du bois et de l’écorce. Mais l’école du cambium est rudement battue en brèche par celle dont M. Gaudichaud, après Aubert Dupetit-Thouars, s’est fait le chef.
CAMPAM1 ORME, CAMPAM LACÉ, CAM- PANULÉ, CAMPANULAIRE (du latin campana, cloche, forma, forme), se dit de certains champignons qui ont la forme d’une cloche, des fleurs dont le calice et la corolle affectent cette forme, les campanules, par exemple. Tour.