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VAS

de fruit sec, monosperme, dont le péricarpe est peu développé, bien que distinct, et ne fait corps intimement, ni avec le tégument séminal,

ni avec le tube du calice. On l’emploie aussi pour désigner la petite capsule qui renferme les sporules des piaules cryptogames.

VAGINELLE (de vaginella, petite gaine, fait de vagina, gaine). De Candolle a désigné sous ce nom la petite gaine membraneuse qui, dans les diverses espèces de pins, entoure la base de chaque faisceau de feuilles.

VAG1NULE (même étymologie). Petite gaine qui embrasse la base du pédicelle de l’urne des mousses. Necker désignait sous ce nom les corolles tubuleuses ou les fleurons des composées flosculeuses, mais les botanistes n’ont pas accepté cette application.

VAISSEAUX (du latin vas, vasis, vase). En botanique, tuyaux, tubes grêles et allongés qui sont destinés à charrier dans les végétaux les sucs nécessaires à leur existence et à leur accroissement; ils forment l’un des trois éléments constitutifs de l’organisation végétale. Ils sont formés par des cellules placées bout à bout, et dont la membrane transversale est oblitérée. On distingue plusieurs sortes de vaisseaux, vaisseaux simples ou tubes , vaisseaux poreux, vaisseaux mixtes, vaisseaux trachées ou simplement trachées , vaisseaux réticulés ou fausses trachées, que l’on désigne aussi quelquefois sous le nom de vaisseaux annulaires, vaisseaux rayés et vaisseaux ponctués, vaisseaux lactiferes, que Schultz avait été jusqu’à nommer vaisseaux vitaux, mais qui ne sont plus considérés que comme des pseudovaisseaux ou faux vaisseaux.

VALÉRIANÉES. Famille de plantes dicotylédones ayant pour type le genre valériane.

VALLÉCULE (de vallicula, petite vallée).

Intervalle déprimé qui sépare deux côtes dans le fruit des ombellifères , et dans lequel sont situés ordinairement les canaux résinifères colorés nommés bandelettes ( vittæ ).

VALLÉCULE, E. Qui présente des vallécules.

VALVAIRE. Qui appartient aux valves. Le calice et la corolle sont dits à préfloraison vulvaire, quand les sépales ou les pétales s’appliquent dans le bouton l’un contre l’autre, en se touchant seulement par leurs bords, sans empiéter l’un sur l’autre, et sans se replier ni en dedans, ni en dehors, comme dans le calice des malvacées, de la clématite. Cloisons volvaires, d’après de Candolle, celles qui sont formées par le bord rentrant des valves, comme dans le rhododendrum. Placentation valvaire, celle qui s’attache aux valves d’un péricarpe déhiscent. Valvaire se dit quelquefois aussi de la graine fixée aux valves.

VALVES (en latin valvæ ). Mot employé en botanique pour désigner diverses pièces qui entrent dans la formation des péricarpes, et qui, le plus souvent, s’ouvrent et s’isolent lors de la maturité des fruits, Quand le péricarpe est formé d’une seule pièce , partout continue et sans sutures, pièce qui ne s’ouvre pas régulièrement à sa maturité , on le dit évalue ou sans valves; quand il s’ouvre par une seule suture ou en une seule pièce, comme dans les follicules des apocynées et des aselépiadées, on ledit uni valve. Les épithètes de bivalves, trivalves, quadrivalves, quinquevalves, etc., multivalves, s’appliquent aux péricarpes qui s’ouvrent en trois, quatre, cinq, etc., ou plusieurs valves. Le mol valves a donné lieu à d’autres emplois impropres : c’est ainsi que, dans la botanique descriptive, on s’en sert souvent pour désigner les diverses bractées ou folioles qui entrent dans la composition des spathes; c’est ainsi encore que l’on en use pour désigner les folioles des glurnes des graminées, et que l’on dit une spathe univalve, bivalve, etc., pour une spathe à une, d deux folioles, etc.

VALVULE. Petite valve. Les lobes de certains anthères s’ouvrent par des valvules ; ainsi la déhiscence de l’anthère du berberis se fait, de bas thi haut, en deux petits panneaux ou valvules.

VARIÉTÉ. Manière d’être, avec de légères modifications, des nuances, quelquefois difficiles à saisir, d’une même espèce. Cette espèce se reproduit par graine avec les mêmes caractères essentiels, qui sont néanmoins susceptibles de varier dans certaines limites, par la dimension, la couleur, l’aspect et le port, chez les individus provenant d’une, même espèce. C’est surtout par les semis faits artificiellement, selon certaines conditions de culture , que l’on obtient des variétés, ce qui est le propre d’un horticulteur habile. Abandonnées au semis naturel, les variétés reviennent au type normal de l’espèce. On les fixe par les boutures et marcottes; par ce moyen, on conserve facilement et l’on multiplie les variétés à fleurs doubles, à fleurs panachées, pour lesquelles les graines sont un moyen de multiplication trèsincertain. II y a des sous-variétés ou variétés du second degré.

VASCULAIRE (de vasculum, petit vaisseau). Qui est composé de vaisseaux, qui contient des vaisseaux. Tissu vasculaire ou tubulaire, végétaux vasculaires, ceux dont le tissu est consli-

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