‹ Traité de botanique généraleChapitre 174 sur 174 · VIT · texte numérisé non relu

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cavités creusées dans le tissu même des organes des plantes, surtout des feuilles, et dans lesquelles s’amassent des liquides spéciaux, tels que les huiles essentielles, qui sont Je résultat de la sécrétion des tissus glanduleux ambiants.

VÉSICULE (même étymologie). Organe membraneux en forme de petite vessie. Vésicule embryonnaire, vésicule membraneuse, très-mince, de laquelle naît l’embryon et qui est contenue dans le sac embryonnaire. Les vésicules sont aussi des renflements pleins d’air que présentent certaines plantes aquatiques , et qui forment pour elles des sortes de vessies nataloires. De Candolle oppose ces vésicules développées sur les organes foliacés aux ampoules qui se forment, dit-il, sur les racines; et il cite, comme exemple des premières, les renflements creux et clos de certains fucus, celui que présente le trapa natans. On peut juger par là que l’emploi du mot vésicules est assez arbitraire parmi les botanistes , qui désignent ainsi, plus vaguement encore, diverses cavités closes, divers organes creux de natures fort différentes.

VÉS1ÇÜLEUX , SE (même étymologie). En forme de vésicule. Se dit surtout d’un calice membraneux et renflé, comme dans \e silene inflata.

VESPERTUXE (de vesper, soir). Se dit de la fleur qui s’épanouit après le coucher du soleil. Peu usité.

VEXILLAIRE (de vexillum, étendard). S’applique particulièrement au mode d’estivation ou de préfloraison des corolles papilionacées, dans lesquelles le pétale supérieur et impair, dont les dimensions dépassent en général celles des ailes et de la carène , protège et recouvre ces dernières en se ployant sur la médiane.

VEXILLTJM. Mot latin qui signifie étendard. En botanique , pétale supérieur de la corolle des papilionacées, plus souvent désigné par le mot français étendard.

VILLOSITÉ (du latin villus, poil). Qualité d’une tige, d’une feuille velue.

VIHEXS. Mot latin qui signifie verdoyant, d’où l’on a fait le mot sempervirens, toujours vert, appliqué aux plantes à feuilles persistantes.

VIRF.UX, SE (de virus, venin, poison). D’une odeur ou d’une saveur vireuse, ce qui est le propre de certaines plantes narcotiques plus ou moins vénéneuses. Plantes viveuses.

VISQUEUX, SE (du latin viscosus , gluant, tenace). Se dit de l’espèce d’enduit de consistance sirupeuse ou gluante qui recouvre les stigmates , et parfois certains autres organes des plantes.

VITTA, au pluriel vittæ, Mot latin qui signifie bandelettes. Canaux résinifères, c’est-à-

dire remplis d’un liquide brunâtre, de nature résineuse. Vaisseaux des sucs propres des graines des ombellifères. On emploie le mot latin vittatus, d’où l’on pourrait former le néologisme vitté pour qualifier un fruit muni de canaux résinifères et aussi pour dire rayé de bandes colorées. V. Vallécules.

VIVACE. S’applique à la plante dont la souche vit un nombre indéterminé d’années, que les tiges aériennes soient elles-mêmes persistantes, ou que, périssant chaque année, elles ne deviennent jamais ligneuses. 11 suffit, pour qu’une plante soit dite vivace , que la vie se conserve dans sa portion souterraine.

VIVIPARE (du latin viviparus, fait de viuus, vivant, et de parère, engendrer). Plante vivipare, celle sur laquelle naissent, dans diverses parties, des bulbilles qui la reproduisent.

VOLURILE (du latin volubilis, qui signifie tourner aisément). Se dit d’une tige, d’une vrille, etc., qui s’enroule en spirale autour des tiges voisines, dont elle se fait ainsi des supports. il y a des tiges volubiles de droite à gauche, et d’autres de gauche à droite.

VOLUTE (du latin voluta , fait de volpere, tourner, rouler). Se dit, en botanique, de la feuille roulée en crosse, en volute. On en a fait l’adjectif voluté, e, qui a la même signification.

VOLVA. Mol latin. Membrane en forme de sac, qui renferme le champignon durant la première période de sa végétation. Cette enveloppe persiste plus ou moins, puis se rompt quand le développement pris par le végétal exige qu’il en sorte. On emploie souvent aussi le mot bourse.

VOUTE. S’applique, en botanique, à la partie supérieure interne de l’ovaire ; cette partie prend le nom de voûte ovarienne. S’applique aussi à la lèvre supérieure voûtée de la corolle bilabiée.

VRILLE. Dans le sens général, instrument qui sei t à percer, à forer. En botanique, organe, appendice filiforme qui s’enroule en spirale autour des corps voisins et sert à soutenir la plante qui en est munie, comme cela a lieu pour la vigne, la bryone, etc. Les feuilles et les rameaux peuvent se terminer en vrille ou en prendre la forme. La nervure moyenne de la feuille ou rachis se termine en vrille dans beaucoup de légumineuses. Les vrilles de la vigne sont formées parla rafle, de grappes qui tantôt ont avorté complètement, tantôt ont conservé quelque* grains à l’extrémité de celte rafle. La vrille n’est pas un organe particulier : elle provient généralement de l’avortement ou de la dégénérescence d’autres organes, du prolongement des nervures, etc.

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XANTHOXYLÉES ( de ÇavOî’ç , jaune , ÇuXov , bois). Famille de plantes dicotylédones, à fleurs unisexuées qui a pour type le genre xanthoxy Ion. On écrit moins bien zanthoxylées.

XÉROTE, E (du grec %r,poç, sec, aride). Qui croît dans les lieux secs. Peu usité, sauf pour

désigner la tribu des xérotées, de la famille des liliacées.

XYLOLITHE (de i-ûXov, bois, Xtôoç, pierre). Bois pétrifié.

XYLOPHILE (de i-ûXov, bois, cptXew, j’aime, ami du bois). Se dit quelquefois de champignons qui végètent sur le bois pourri. Peu usité.

ZANTHOX YLÉES. V. XANTHOXYLÉES.

ZONE (du grec Çwv/j, ceinture). Dans les végétaux dicotylédones, les parties conslituantes de la tige, écorce et corps ligneux, sont disposées par zones ou couches circulaires concentriques.

ZONE, E. S’applique à une feuille qui présente une tache transversale en forme de zone.

ZOOSPORE (de Çüov , animal, aixoaâ. , semence). Nom donné à des sortes d’animalcules végétaux renfermés dans les organes désignés sous le nom de sporidées, et qui existent chez des plantes de la famille desalgues. A une époque déterminée de la vie de certaines algues, la matière verte contenue dans les cellules ou dans les tubes qui constituent les plantes , subit une modification organique profonde, par suite de laquelle elle se transforme en corpuscules mobiles nommés zoospores, par MM. De-

caisne et Thuret. Ces corpuscules sont globuleux ou ovoïdes et munis d’un appendice en forme de bec, qui est pourvu de cils vibratiles ou organes de locomotion. Là les cils tombent, le corpuscule s’allonge, germe en un mot, et reproduit une plante semblable à celle qui lui a donné naissance. Les mouvements commencent dans l’intérieur des tubes. Devenus libres (par leur sortie de la cellule), les zoospores s’agitent et s’abandonnent à des mouvements rapides, toujours dirigés vers la lumière, et qui paraissent instinctifs et volontaires. Ces mouvements, après avoir duré l’espace d’environ un quart d’heure, ne cessent qu’au moment où les zoospores se sont fixés sur les corps environnants. V. Spermatozoïdes et Sporozoïdes.

Z Y G OP H YT LLÉES (de Çu-yriç, paire, deux par deux, cpûXXcv, feuille). Famille de plantes dicotylédones créée par Robert Brown , et qui a pour type le genre zygophyllum (fabagelie).

EiN DU DICTIONNAIRE DES TERMES DE BOTANIQUE.

Paris. — lmp. P. A. BOURDIER et Ce 6, rue des Poitevins.

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