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DES CLASSES

La classe est la réunion de plusieurs familles; elle est fondée sur des caractères plus généraux et d’une plus grande valeur que ceux delà famille.

On ne connaissait, à l’époque de Jussieu, que quinze classes arbitraires et dont l’ensemble constituait la clef de sa méthode ; les botanistes qui l’ont suivi ont toujours donné ce nom à certaines associations générales comprenant un nombre plus ou moins grand de familles. Dans ces derniers temps on a réuni ces familles par groupes similaires auxquels on a donné le nom de classes, ce qui les élève à un nombre aussi grand que l’était autrefois celui des familles; mais le nombre varie suivant les auteurs, et ne répond pas toujours à des types fondés sur des idées d’un même ordre : c’est ainsi que nous trouvons dans Endlicher une classe des agrégées, fondée sur la réunion des fleurs dans une enveloppe commune ; les aquatiques, dont le nom est pris dans le genre de vie des végétaux qui la composent, quoiqu’en général le nom des classes soit emprunté à celui de la famille principale ou dominatrice des groupes. Ainsi la classe des caryophy llinées se compose des mésembrianthémées, des portulacées, des caryophyllées, des phytolaccacées. M. Ad. Brongniart, qui a également une classe des caryophyllinées, y introduit les nyctaginées, les chénopodées, les amarantacées, qui sont des oléracées pour Endlicher, et rejette les mésembrianthémées dans les cactoïdées.

On ne peut cependant nier qu’il y ait dans ces associations générales une heureuse idée ; mais, faute d’une clef, on est obligé de s’en tenir à certains caractères systématiques, et les classes modernes répondent aux grandes associations qui constituaient les groupes appelés familles.

Les associations végétales, en commençant par les plus importantes, sont, d’après Endlicher :

1° La région, ou le groupe le plus général.

246 TAXONOMIE VÉGÉTALE

2° La section, ou groupe de second ordre.

3° La classe.

4° h' ordre ou famille.

5° Le sous-ordre.

6° La tribu.

T La sous-tribu .

8° La division.

9° La sous-division.

10° V espèce.

11° La race.

\ 2° La variété.

13° La sous-variété .

\ 4° La variation.

15° \i individu.

Ces divisions multipliées peuvent au premier abord paraître méthodiques ; mais elles sont plus propres à jeter la confusion dans l’esprit qu’à y porter la lumière. Nous croyons qu’on doit éviter ces dénominations taxonomiques trop multipliées et se rapprocher de la méthode des zoologistes. Ainsi, nous appellerons avec eux :

1° Embranchement, le groupe le plus général. Tels sont les acotylédones, les monocotylédones, les dicotylédones, qui répondent aux embranchements des vertébrés et des invertébrés.

2° Classe, les divisions de l’embranchement : ce sont les associations végétales qui comprennent des types de forme. Telles sont, dans les monocotylédones, les glumacées, les joncinées ou coronariées, les bromélioïdées ou ensatées ; dans les dicotylédones, les malvoïdées ou columniférées, les æsculinées ou acérés. Ce qui répond aux divisions des vertébrés en quatre classes ; les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les poissons.

3° Ordres : tels sont, en ornithologie, les oiseaux de proie, les passereaux, les gallinacés, les échassiers, les palmipèdes. En botanique, ce sont les composées, les rosacées, les légumineuses qui sont des familles pour certains botanistes.

4° Familles : ce sont les divisions des ordres en groupes inférieurs. Tels sont les oiseaux de proie en deux familles : les diurnes et les nocturnes , les passereaux en dentirostres, fîssirostres, conirostres, etc. Ainsi, les composées divisées en chicoracées, carduacées et

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