‹ Traité de botanique généraleChapitre 5 sur 174 · SOIR · texte numérisé non relu

SOIR

De 5 à 6 heures.

Le Pourpier.

L ’ Hypochceris chondrilloides.

De 1 à 2 heures.

La Scille poméridienne, 1

La Mauve à feuilles rondes, > se ferment.

L’Œillet prolifère, i

L’OEnothère odorante s’ouvre.

Le Nénuphar blanc se ferme.

De G ai heures.

La Belle-de-nuit,

L’OEnothère à 4 ailes,

| s’ouvrent.

De 2 à 3 heures.

La Piloselle,

La Pulmonaire,

se ferment.

De 3 à 4 heures.

Le Souci des champs se ferme.

De 4 à b heures.

Le Silène noctiflore s’ouvre.

Les Gorteria,

La Belle-de-jour,

se ferment.

De 7 à 8 heures.

Le Cactus à grandes fleurs s’ouvre.

L’Hémérocalle se ferme.

Le Pélargonium triste répand son odeur parfumée.

A 9 heures.

Le Ntjctanthes arbor tristis s’ouvre.

A 10 heures.

Le Liseron à fleurs pourpres s’ouvre.

se redressent et s’appliquent l’une contre l’autre quand le temps est à l’orage. L’érophüe printanière, petite crucifère distraite du genre draba, à cause de ses pétales fendus en deux, incline sensiblement sa petite ombelle quand la pluie menace. Si le temps est beau, le liseron des haies, qui n’épanouit sa grande fleur blanche que le soir, reste ouvert le matin jusqu’à dix heures, et se ferme si la pluie menace. Le sonchus sibiricus indique, au contraire, quand il se ferme à l’approche de la nuit, que le jour du lendemain sera beau ; et si, au contraire, il doit y avoir de la pluie le jour suivant, il s’épanouit.

On peut encore mettre au nombre des plantes hygroscopiques les longues barbes soyeuses du stipa penncita, qui sont droites pendant les temps humides, et contractées et enroulées en spirales si le temps est sec ; les folioles involucrales du carlina acaulis, dressées pendant la sécheresse, s’épanouissent à l’humidité. On peut encore se servir comme d’hygromètres des arêtes de l’avoine, qui se contournent pendant la sécheresse ; de la columelle des végétaux de la famille des mousses, de la rose de Jéricho ( anastcitica. hierochuntica) , et d’une espèce de fucus, la laminaria saccharina, dont la fronde s’allonge par la pluie et se raccourcit par la sécheresse.

Nous ne répéterons pas ici ce qui a été dit [précédemment sur la chaleur qui se développe dans certaines fleurs pendant l’anthèse.

Sous le rapport de la durée, l’anthèse présente des variations nombreuses. Tandis que le lilas, le marronnier d’Inde ont presque leurs fleurs épanouies en même temps, les œnothères, ayant une végétation successive, restent plus longtemps en fleur. Les crucifères épanouissent successivement les leurs, mais en peu de jours. Quelques végétaux, parmi lesquels on peut citer certaines espèces de véroniques, donnent des fleurs dès leur premier développement, et continuent d’en donner jusqu’à la fin de la saison. On trouve des exemples semblables, de floraison prolongée, dans certaines caryophyllées des genres cerastium, alsine et arenaria. Les primevères officinale et des jardins ne restent que peu de jours en fleurs, tandis que la primevère de Chine fleurit pendant une saison tout entière.

Le phénomène qui frappe le plus, dans la floraison, est le rôle de la corolle, qui n’est que l’enveloppe protectrice des organes générateurs pendant leur développement, mais qui perd toute son im-

ORGANES DE LA REPRODUCTION

portance dès qu’ils ont acquis leur perfectionnement. Dans certaines fleurs la corolle persiste jusqu’à la perfection du fruit ; dans d’autres, tels sont les pavots, les pétales tombent peu de temps après leur développement; la corolle des campanules se dessèche sans tomber, dès que la fécondation est accomplie : c’est ce qu’on appelle marcescence . Mais, dans la plupart des cas, le moment de la fécondation est le signal de la mort de la corolle, qui perd ses couleurs brillantes, se flétrit et laisse à nu, en tombant, l’ovaire qui n’a plus besoin de protection.

L’époque de la floraison dépend essentiellement des climats, pour les végétaux qui croissent spontanément ou que la culture a rendus indigènes, et la connaissance en est indispensable aux personnes qui s’occupent d’agriculture et d’horticulture, ainsi qu’à celles qui récoltent des plantes médicinales. Les tableaux donnés par la plupart des auteurs étant en grande partie inexacts, nous avons cru devoir reprendre ce travail et le compléter, sans lui donner pourtant trop de développement.

Nous appellerons l’attention des amis de la nature sur l’idée qu’avait Linné de prendre pour guide, dans les opérations les plus importantes de l’agriculture, qui exigent pour réussir des conditions particulières, le moment de la floraison de certaines plantes, dont la croissance est spontanée, et qui peuvent servir d’indicateur précis dans la marche ascendante ou décroissante des saisons.

Floraison des principales espèces végétales qui croissent spontanément ou sont cultivées sous le climat de Paris L

Page 1