Résinifères baccifères . Genévrier, térébinthe
76. Ayant des affinités avec les résinifères.. . If, bruyère.
Méthode de Linné .
Après Magnol, qui essaya, quoique avec un succès qui ne répondit pas à ses vues élevées, d’établir une méthode fondée sur les affinités naturelles, nous retrouvons dans divers auteurs, tels que Boerhaave, Pontedera, des groupes qui répondent à nos familles ; et le savant Burckhard, à qui l’on attribue non-seulement la découverte du sexe des plantes, mais encore le système fondé sur cette découverte, a exposé dans une lettre à Leibnitz (. Epistola ad Leibnitzium), écrite en 1702 et publiée par Heister en 1750 seulement, l’idée de la méthode naturelle. « Celui, dit-il, qui veut pénétrer dans le sanctuaire delà « science, doit faire choix d’une méthode, pour n’être pas accablé « par la multitude des objets qu’il veut connaître. Mais cette méthode « n’est pas celle qui est fondée sur des principes arbitraires, quelque « ingénieux qu’ils puissent être ; c’est la disposition tracée par la « nature, qui réunit tous les êtres conformes, et qui sépare ceux qui « n’ont aucune affinité. A la vérité, le nombre des plantes est im- « mense ; mais si nous faisons attention que l’Auteur de l’univers « les a réunies par familles qui se lient les unes aux autres, nous « sentirons alors l’importance de l’ordre naturel. Un des grands « avantages qu’il présente, c’est de nous conduire sûrement à la « connaissance des vertus des plantes, puisque celles qui se rappro- « client par leurs caractères sont le plus souvent conformes par leurs « propriétés. »
11 est impossible d’être plus catégorique que Burckhard, ce qui n’empêcha pas qu’il ne fallût près d’un demi-siècle pour qu’il parût •un botaniste qui essayât de former des groupes par affinités; mais, entraîné par le succès prodigieux de son système sexuel, Linné n’apporta pas à la méthode naturelle toute l’attention dont il était capable, ce qui explique en partie ses défectuosités.
Voici comment ce grand naturaliste appréciait la méthode natu-