II. Drupe. Albumen amylacé
4. Flagellariées. — Flagellaire ( Flagellaria ), Joinvillée (Joinvillea), Suse ( Susum ).
Affinités. — Avec l’extension qu’on lui donne ici, la famille des Joncacées
forme un groupe assez hétérogène, qui tient pour ainsi dire le milieu entre les Cypéracées et les Liliacées. Elle se lie aux Restiacées par son périanthe, aux Palmiers par ses types arborescents et par la nature habituellement charnue de son albumen.
ORDRE III LILIINÉES.
Caractères généraux. — G’est dans l’ordre des Liliinées que le type floral des Monocotylédones acquiert son développement le plus complet et le plus régulier. La fleur y comprend, en effet, normalement cinq verticilles réguliers et alternes, presque toujours ternaires, savoir : trois sépales, trois pétales alternes, trois étamines superposées aux sépales, trois étamines superposées aux pétales et trois carpelles épisépales fermés, portant sur chaque bord un rang d’ovules anatropes horizontaux, qui deviennent autant de graines albuminées. Le diagramme qui représente cette organisation générale a été donné déjà à la page 416, figure 270, et la formule qui l’exprime s’écrit : F = 3S + 3P + 3E + 3E' + 3C. Non seulement la corolle est pétaloïde, mais encore le calice est lui-même presque toujours coloré, ce qui donne à la fleur un plus grand célat.
Division de l’ordre des Liiliinées en cinq familles. — Ce type général Sfr modifie de diverses manières. La corolle est seule pétaloïde, ou bien le calice et la corolle le sont tous les deux et également. Les carpelles sont libres ou concrescents. L’albumen est amylacé, ou charnu, ou nul. Ces différences permettent de diviser l’ordre des Liliinées en cinq familles, que l’on peut définir comme il suit :
ALISMACÉES.
Lii.ii.nkks
Calice sépaloide, corolle pétaloïde Jml*
Albumeu ! amylacé. Ovule
^Calice et corolle pétaloïdes. Albu- ( amylacé men i charnu .
jorthotrope..
(anatrope . . .
Alismacées.
Commélinacées.
Xyridacdes.
Pontédériacées - Liliacées.
Alismacées.
Appareil végétatif. — Les Alismacées sont des plantes herbacées aquatiques ou marécageuses, vivaces, rendant quelquefois en tubercules amylacés et alimentaires les extrémités de leurs branches souterraines (Sagittaire, etc.). Les feuilles sont disposées en rosette et souvent de deux sortes: les unes dressées dans l’air, pétiolées, engainantes, à large limbe cordiforme ou sagitté, muni de nervures réticulées, les autres submergées, sessiles, rubanées et rectinerves (Sagittaire, etc.). Tige et feuilles ont leur parenchyme traversé non seulement par de larges canaux aérifères, mais encore par des •canaux oléorésineux, à suc souvent laiteux. Dans l’Hydroclée, la tige a ses faisceaux libéroligneux entourés par un endoderme propre et un péricycle particulier; en un mot, elle offre la structure astélique (voir p. 764).
Fleur. — Les fleurs sont groupées en grappes, en ombelles ou corymbes, quelquefois simples parce que les pédicelles primaires, disposés en verticilles ternaires, sont dépourvus de bractées (Sagittaire) ou n’en ont que de stériles (Echinodore parnassifolié), le plus souvent composés de cymes unipares scorpioïdes (Butome, etc.). Elles sont hermaphrodites, rarement unisexuées, monoïques (Sagittaire, Limnophyte) ou dioïques (Burnatie).
Le périanthe se compose d’un calice sépaloide à trois sépales ordinairement persistants dônt un antérieur, et d’une corolle pétaloïde à trois pétales le plus souvent caducs (fig. 991 et 992). L’androcée comprend tantôt six étamines superposées deux par deux aux sépales (Fluteau, fig. 992. Damasone, Échinodores indigènes), tantôt neuf étamines, parce qu’aux six précédentes •s’en ajoute un second verticille de trois superposées aux sépales (Butome, fig. 991, Echinodore parvule, etc.), tantôt 12 (Échinodore à bec) ou 15 (Sagittaire calicine) par addition d’un troisième ou d'un quatrième verticille ternaire, tantôt enfin un ■nombre plus considérable et jusqu’à 30 (Limnocharide, certains Echinodores et Sagittaires, etc.), parfois entourées d’une zone de staminodes ( Limnocharide ) ; toutes ces étamines sont libres, à anthères pourvues de quatre sacs polliniques •et s’ouvrant en long, extrorses (Fluteau, fig. 992, etc.) ou introrses (Butome,
Fig. 991. — Diagramme de la Fig. 992. — Diagramme de Heur du butome à ombelle/ la fleur du Fluteau plantain {Butomus umbellatus). ( Alisma Plantago).
MONOCOTYLÉDONES
fig. 991, etc.). Le pistil est formé d’au moins six carpelles, superposés aux sépales et aux pétales (fig. 991) (Butome, Damasone, etc) ; mais le plus souvent il y a multiplication, comme dans l’androcée, et l’on trouve 9 cerpelles, ou un nombre plus grand et indéterminé de carpelles insérés au sommet renflé (Sagittaire, Echinodore) ou aplati (Fluteau) (fig. 992) du pédicelle floral. Ces carpelles sont libres, rarement concrescents à la base (Damasone), terminés par un stigmate presque sessile; ils renferment tantôt un seul ovule anatrope basilaire dressé à raphe interne (Fluteau, fig. 992, Sagittaire, etc.) ou externe (Elisme, Burnatie, etc.), tantôt deux ovules superposés (Damasone), tantôt un grand nombre d’ovules insérés sur toute l'étendue des faces latérales des carpelles, anatropes (Butome, fig. 991, voir aussi fig. 238, p. 390) ou campylotropes (Limnocharide, Hydroclée). La formule florale est donc, pour les Butomes : F=r 3S + 3P + 3 x 2E + 3E' + 3 X 2C, et pour les Fluteaux : F 3S + 3P + 3 X 2E -f- oo G.
Fruit et graine. — Le fruit est un polyakène quand les carpelles sont nombreux et uniovulés (Fluteau, Sagittaire, etc,); dans les Damasones, bien que polysperme, le fruit est indéhiscent ou ne s’ouvre que tardivement par une fente circulaire à la base; dans les Butomes, Limnocharides, etc., il se compose de follicules. La graine est dépourvue d’albumen et renferme un embryon recourbé dans son plan médian, qui coïncide avec le plan de symétrie de l’ovule, rarement droit (Butome).
Principaux genres. — Cette petite famille renferme 12 genres avec environ 00 espèces, répandues dans les eaux douces de toutes les régions du globe, à l’exception des pays froids. Les couches tertiaires ont fourni les débris d’un Fluteau, d’une Sagittaire, d’un Butome et d’un Hydroclée.
D’après le nombre et l’insertion des ovules, et d’après la nature du fruit, les genres peuvent être groupés en deux tribus:
1. Alismées. — Ovule solitaire, akène : Fluteau (A/isma). Élisme ( Elisma ), Limuophyte • ( Limnophyton ), Sagittaire ( Sagittaria ), Echinodore ( Echinodorus ), Burnatie [Burnatia],
Wiesnérie ( Wiesneria ), Damasone ( Damasonium ).
2. Butomées. — Ovules nombreux, pariétaux, follicule : Butome ( Butomus ) , Butomopse
[Butomopsis), Limnocharide (Limnocharis), Hydroclée ( Hydrocleis ).
Affinités. — Par l’indépendance des carpelles, l’absence d’albumen et le
milieu de végétation, les Alismacées se relient intimement aux Triglochinées
etauxNaïadacées. Elles sont, dans l’ordre des Liliinées,ce que les Triglochinées
sont dans celui des Joncinées, ce que les Naïadacées sont dans celui des
Gramininées.
FAMILLE 16 Commélinacées.
Appareil végétatif. — Les Commélinacées sont des plantes à tige ordinairement herbacée, cylindrique, renflée aux nœuds, simple ou ramifiée, souvent rampante ou munie d'un rhizome tuberculeux quelquefois comestible (Comméline tubéreuse, etc.), rarement ligneuse. Les faisceaux libéroligneux y sont disposés sur la section transversale en deux cercles concentriques, comme il a été dit page 757. Les feuilles sont spiralées, engainantes, sessiles, à limbe mou, entier, rectinerve.
COMMÉUNACÉES.
Hg. 993. — Diagramme de la Heur de la Tradescantie de Virginie ( Tradescantia viryinica) ; les étamines sont barbues, à large connectif.
Fleur. — Les fleurs sont rarement solitaires axillaires, le plus souvent groupées en cymes unipares héliçoïdes, simples ou géminées et disposées en ziz-zagà l’aisselle soit des feuilles ordinaires, soit de bractées en épi (Dichorisandre). Dans la cyme, les deux séries de fleurs inclinent leurs pédicelles tantôt en dehors (Tradescantie), tantôt en dedans (Comméline), Chaque pédicelie porte une bractée latérale rudimentaire (Tradescantie de Virginie, etc.) ou complètement avortée (Comméline céleste, etc.); le sépale médian, qui est le troisième, est antérieur (fig. 993).
La fleur se compose ordinairement de cinq verticiles alternes, ternaires, rarement binaires (certaines Callisies); elle est tantôt 0
régulière (Tradescantie, fig. 993, etc.), tantôt zygomorphe (Comméline, etc.) ; dans ce dernier cas, le plan de symétrie passe par le milieu du premier sépale et se trouve par conséquent incliné de 60 degrés sur le plan médian de la fleur. Le calice est sépaloïde : le premier sépale est souvent plus grand que les deux autres (Campélie, Dichorisandre, etc.), qui sont plus ou moins concrescents dans les Commélines. La corolle est pétaloïde; le premier pétale y est souvent autrement conformé que les autres, parfois rudimentaire (Dichorisandre) ou tout à fait avorté (Comméline) ; dans les Callisies, la corolle tout entière est rudimentaire. L’androcée offre de nombreuses variations.
Dans les Tradescanties, les six étamines sont égales et fertiles, à filet tantôt velu (fig. 993), tantôt glabre; dans les Dichorisandres, elles sont encore toutes fertiles, mais les intérieures sont plus grandes; dans les Commélines, les trois qui correspondent au premier pétale sont seules fertiles et la médiane est plus’ grande; les trois autres sont stériles, ou même la médiane avorte complètement; dans le Cochliostème, c’est tout l’inverse; dans la Callisie, le rang interne avorte et le verticille externe est parfois incomplet. Dans tous les cas, les anthères sont biloculaires, à large connectif, ordinairement introrses, à déhiscence longitudinale. Le pistil est supère, formé de trois carpelles concrescents jusqu’à l’extrémité des styles, fermés et contenant chacun soit de nombreux ovules, soit seulement un ou deux ovules orthotropes ; dans les Commélines de la section Hétérocarpe, un ou deux carpelles avortent.
Fruit et graine. — Le fruit est d’ordinaire une capsule loculicide, quelque fois un akène ou une baie. Les graines ont un tégument membraneux, un abondant albumen amylacé et un petit embryon en forme de poulie, situé à l’extrémité de l’albumen opposé au hile, puisque l’ovule était orthotrope. L’embryon a sa radicule endogène (p. 206), comme chez les Graminées.
Principaux genres. — La famille des Commélinacées renferme 25 genres avec environ 300 espèces, appartenant presque exclusivement aux régions tropicales ou subtropicales des deux continents. D’après la nature du fruit et le nombre des étamines fertiles, on groupe ces genres en trois tribus :
i.PobUÉES. — Fruit indéhiscent, sec ou charnu : Pollie ( Pollia ), Palisote ( Palisota ), Athyrocarpe ( Athyrocarpus ).
MONOCOTYLÉDONES
2. Commélinkks. — Capsule loculicide, Irois étamines fertiles : Comméline ( Commelina )
Polvspathe ( Polyspatha ), Aneiléme ( Anei/ema ), Cochliostème i Cochlioslema).
3. Tradëscaxtiées. — Capsule loculicide, six étamines fertiles: Forestie (Forestia), Cyauotide
( Cyanolis ), Floscope (Floscopa), Dichori-andre (Dic/iorisandra), Tradescantie ( T radis cantia ), Callisie ( Ca/lisia ), Spironème ( Spironema ), Campélie ( Campelia ), Zébrine (Zebrina), etc.
Affinités. — Les Commélinacées forment une famille nettement circonscrite, qui ne se relie bien étroitement à aucune autre. Par ses ovules orthotropes et son albumen amylacé, elle se rapproche des Restiacées ; par son périanthe nettement différencié et sa corolle pétaloïde, elle ressemble aux Alismacées.
FAMILLE 17 Xyridacées.
Appareil végétatif. — Les Xyridacées sont des plantes terrestres (Xyride, etc.), marécageuses (Rapatée, etc.) ou même submergées (Maïace), dont la tige courte porte une rosette de feuilles rubanées et spiralées (Abolbode, etc.), ou ensiformes et distiques (Xyride, Philydre, etc.). Dans les Xyride, Maïace, Abolbode, etc., les racines ont le péricycle interrompu en face des faisceaux ligneux et forment leurs radicelles vis-à-vis des faisceaux libériens, comme, dans les Joncées, les Cypéracées et les Graminées (p. 682 et p. 707).
Fleur. — Les fleurs sont rarement isolées ou groupées en ombelle à l’aisselle des feuilles (Maïace), ou disposées en épi (Philydre, etc.); le plus souvent elles forment des capitules au sommet de longs pédicelles, munis à la base d’une bractée adossée. Le pédicelle secondaire est sans bractée propre et le sépale médian, qui est le troisième, est antérieur.
La fleur comprend normalement cinq verticilles ternaires alternes. Le calice est sépaloïde, régulier (Maïace, Rapatée), ou avec le sépale antérieur plus grand et pétaloïde, ce qui le rend zygomorphe (Xyride, etc.) ; ce grand sépale pétaloïde se développe quelquefois seul (Philydre, etc.). La corolle est pétaloïde et régulière, parfois tubuleuse (Rapatée, etc.). L’androcée est quelquefois complet (Rapatée) ; ailleurs, le verlicille externe est stérile, réduit à trois staminodes (Xyride) ou même complètement avorté (Abolbode); ailleurs, c’esl au contraire le verticille interne qui avorte (Maïace); enfin, outre ce verticille interne, il avorte quelquefois deux des étamines externes et l’androcée se réduit à une seule étamine extérieure (Philydre, etc.). Les anthères à quatre sacs polliniques sont tantôt extrorses (Xyride, Abolbode), tantôt introrses (Maïace, Rapatée) et s’ouvrent soit en long (Philydre, Xyride), soit par un pore terminal (Maïace, Rapatée). Le pistil a son ovaire triloculaire à placentation axile (Rapatée, Pritzélie, etc.), ou uniloculaire avec placentation soit pariétale (Xyrides de la section Euxyride, Maïace, Philydre), soit basilaire (Xyrides de la section Nématope); chaque carpelle porte de nombreux ovules quelquefois orthotropes (Xyride, Abolbode, Maïace), le plus souvent anatropes (Philydre, Rapatée, etc.).
Fruit et graine. — Le fruit est une capsule loculicide. La graine a un tégu-
PONTÉDÉRIACÉES.
ment coriace, un albumen amylacé (Rapatée, Maiace, Xyride, etc.), ou charnu (Philydre), el un embryon droit, cylindrique ou lenticulaire.
Principaux genres. — Avec l’extension qu’on lui donne ici, cette petite famille comprend environ 80 espèces, réparties en 12 genres, qui peuvent se grouper en quatre tribus :
1. Rapatéées. — Calice sépaloïde, étamines toutes fertiles, ovule anatrope : Céphalostème ( Cephalostemon ), Rapatée ( liapalea ), Saxofridéricie ( Saxofridericia ), Stégolépide (Stngolepis), Schénocéphale ( Schœnocepha/ium ), Spatanthe (Spathanthus). j 2. Maiacées. — Calice sépaloïde, trois étamines fertiles, ovule orthotrope : Maiace ( Maiuca ).
j 3. Xyridées. — Calice pétaloïde, trois étamines fertiles, ovule orthotrope : Xyride ( Xyris ), Abolbode ( Abolboda ).
I . Philydrées. — Calice pétaloide, une étamine fertile, ovule anatrope : Philydre (Philydrum), Pritzélie ( Pritzelia ), Hcdmholtzie ( Helmholtzia ).
Les plantes des deux premières tribus, ainsi que les Aboibodes dans la troisième, sont américaines, celles de la quatrième australiennes.
Affinités. — Les Xyridacées sont essentiellement une famille de transition* Par ceux de leurs représentants qui ont les ovules orthotropes, l’albumen : amylacé et le calice sépaloïde, notamment les Maïaces, elles se rattachent aux Eommélinacées. Par ceux qui ont les ovules anatropes et l’albumen charnu (Philydre, etc.), elles se relient aux Joncacées. Enfin, les genres qui ont le calice pétaloïde marquent une transition vers les familles suivantes.
famille 18 Pontédériacées.
Appareil végétatif. — Les Pontédériacées sont des herbes aquatiques ou marécageuses, à rhizome horizontal ou à tige rampante. Les feuilles sont ordinairement pétiolées, engainantes, à limbe ovale ou cordiforme, pourvu de nervures arquées; dans es feuilles submergées, le limbe manque quelquefois et le pétiole se dilate en un long ruban, comme dans les Alismacées (Hétéranthère). Les racines offrent une remarquable anomalie. Elles sont entièrement dépourvues d’épiderme et leur coiffe est formée exclusivement par la poche digestive (p. 697 et p.7-12).
Fleur. — Les fleurs sont groupées en épis ou en grappes terminales, quelquefois composées, où les bractées mères avortent complètement; elles sont rapprochées deux par deux, en paires croisées. Le sépale médian est antérieur.
La fleur comprend habituellement cinq verticilles ternaires alternes et présente dans toute sa constitution une zygomorphie marquée (fig. 994) ; elle est rarement tout à fait régulière (Monocharie). Le calice et la corolle sont pétaloïdes, concrescents en tube et forment un périanthe plus développé en haut qu’en bas et bilabié*
Il y a deux rangs d’étamines, plus courtes en arrière ipi’en avant, à anthères oscillantes (Pontédérie) ou basifixes (Hétéranthère),
Fig. 994. — Diagramme de la (leur de la Pontédérie cordée ( Pontederia cordata ).
MONOCOTYLÉDONES
introrses, munies de quatre sacs polliniques à déhiscence longitudinale ; dans l’Hétéranthère, le verticille externe avorte et l'étamine postérieure du verticille interne a son anthère autrement conformée que les deux autres. Enfin, le pistil, toujours libre et supère, a tantôt ses trois carpelles égaux (Eichornie, Hétéranthère), tantôt ses deux carpelles postérieurs avortés ( Pontédérie, fig. 994). Chaque loge renferme soit un grand nombre d’ovules anatropes, soit un seul ovule pendant (Pontédérie). On voit que la prédominance du développement a lieu en sens inverse pour les deux premiers et pour les trois derniers verticilles de la fleur, en arrière pour le périanthe, en avant pour l’androcée et le pistil.
Fruit et graine. — Le fruit est ordinairement une capsule loculicide, quelquefois un akène (Pontédérie). Les graines ont un tégument membraneux, un albumen amylacé et un petit embryon droit.
Principaux genres. — Cette petite famille contient 4 genres, avec environ 35 espèces, toutes confinées dans les eaux douces des régions chaudes du globe, mais surtout de l’Amérique, la plupart tropicales. Les genres peuvent se grouper en deux tribus :
1. Eichorniées. — Capsule: Eichornie ( Eichhornia ), Hétéranthère (Heteranthera), Mono-
charie (Monocharia).